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    Sale 5479

    Dessins et Tableaux Anciens et du 19ème siècle

    21 November 2007, Paris

  • Lot 160

    MARIE-ADELAIDE CASTELLAS-MOITTE (PARIS 1747-1807)

    Suite de six dessins représentant divers portraits en buste d'hommes, de femmes et de fillettes dont trois recto-verso

    Price Realised  

    Estimate

    MARIE-ADELAIDE CASTELLAS-MOITTE (PARIS 1747-1807)
    Suite de six dessins représentant divers portraits en buste d'hommes, de femmes et de fillettes dont trois recto-verso
    craie noire, plume et encre brune et noire, filigrane inscrit et daté '1787', filigrane blason surmonté d'une couronne
    266 x 219 mm.; et plus petits (6)


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    Le chat représenté sur les genoux de la jeune fille cousant, dans l'un des dessins de ce lot, est évoqué dans le journal de Madame Moitte 'J'ai continué un dessin à la plume commencé ces jours derniers. C'est Louise avec les deux petites filles, pour la musique. Elle tient un livre. Augustine est derrière, qui coud, et comme notre petite chatte Michette a pris une souris, Catherine et Augustine la regardent faire ses tours. J'ai fait un dessin au-dessous, les deux têtes tournées vers cet objet, qu'on ne voit pas.' (Journal de Madame Moitte, Paris, 1932, p.62).
    Ce passage évoque également la manière dont Madame Moitte compose ses dessins. Le plus souvent, la feuille est séparée en deux registres dans le sens de la hauteur et l'artiste représente deux portraits ou deux scènes différentes l'une au dessus de l'autre (voir le lot suivant).

    Special Notice

    No VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis


    Pre-Lot Text

    Marie-Adélaide Castellas-Moitte est la femme du sculpteur Jean-Guillaume Moitte, statuaire, membre de l'académie Royale avant la Révolution. A partir de 1789 et jusqu'à à sa mort, Madame Moitte a tenu un journal qui retrace l'essentiel de sa vie quotidienne, de ses distractions et de ses relations mondaines. (Journal inédit de Madame Moitte, femme de Jean-Guillaume Moitte, par P. Cottin, Paris, 1932, p. 61).
    Avant tout femme au foyer, madame Moitte, à ses heures perdues, peint quelques portraits, sous la direction de son maître Jean-Jacques François Le Barbier (1738-1826), qui furent par la suite gravés et donnés à Gérard Vidal, un des élèves de Joseph-Marie Vien.
    Mais elle consacre davantage de temps au dessin, le plus souvent à la plume. Les dessins présentés ici, de mêmes dimensions et souvent annotés au dos proviennent d'un album vendu à Christie's, New York, le 22 mai 1996, lot 12. L'inventaire après décès de son mari mentionne à ce propos un volume in-fo, relié en maroquin vert, dentelle, tranche et filets dorés rempli de dessins à la plume (voir op. cit. par P. Cottin, Paris, 1932, p. 61).
    Les présents dessins peuvent être datés de 1797 environ, comme le confirment certaines inscriptions qui évoquent un séjour de Jean-Guillaume Moitte en Italie. En effet, en 1796, le sculpteur fut nommé commissaire du Directoire, chargé de collecter des oeuvres d'art en Italie afin de les transporter au Louvre. Moitte demeura en Italie du 4 juillet 1796 à juin 1797.
    Ces dessins à la plume représentent le plus souvent des portraits d'hommes et de femmes de son entourage dans leur vie de tous les jours comme, par exemple, les pensionnaires qui vivent chez eux, moyennant loyer, qu'elle cite, à de nombreuses reprises, dans son journal: Louise, la femme de chambre, l'institutrice et surtout l'amie de l'artiste, Augustine Hardier âgée de 15 ans, Marianne et Emilie Pibaleau ayant respectivement 11 et 12 ans, et enfin Herminie et Sarra, les deux plus jeunes. Ces jeunes filles se retrouvent en effet, très probablement, dans les présents dessins sans que l'on puisse précisément les identifier.