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    Sale 5548

    Collection Alan Mann - Art Africain

    4 December 2008, Paris

  • Lot 301

    GRAND TABOURET SENOUFO

    CÔTE D'IVOIRE

    Price Realised  

    Estimate

    GRAND TABOURET SENOUFO
    Côte d'Ivoire
    L'assise ovale et incurvée reposant sur quatre pieds massifs et s'évasant sous l'assise. Patine sombre et brillante.
    Hauteur: 47.5 cm. (19¾ in.)


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    Provenance

    Lance Entwistle, Londres


    Pre-Lot Text

    Dans son appartement qui domine la Tamise, à Richmond Hill, Alan Mann a constitué un véritable trésor. Ce trésor fut une collection éclectique, chaque objet étant le résultat d'une rencontre affective.

    Né à Finchley, à Londres, en juillet 1924, il rejoignit l'entreprise de son père, métreur, après avoir quitté l'école. Il vécut ensuite avec son frère, Gerald dans un appartement au-dessus de l'entreprise, à Bloomsbury Square. Alan effectua dès lors des visites fréquentes au British Museum, situé à proximité, où son amour pour l'art exotique se développa. L'art Africain constitua alors une véritable passion, avec un accent mis sur l'art des Fang du Gabon. Cinq oeuvres intégrèrent sa collection, parmi elles, la statue Bela Hein, considérée comme la plus ancienne; elle est la seule, pour cette raison, encore conservée dans sa collection aujourd'hui, et donnée au British Museum.

    En 1959, il se maria avec Jean et après six années ils déménagèrent à Ashburton, sur Richmond Hill. La décoration des pièces n'était pas surchargée en raison de restrictions de fonds et d'espace. Sa collection évolua lentement dans le temps; malgré tout, aucune offre ne put le faire se séparer de l'unique statue Luba qu'il acheta à Lance Entwistle (lot 328). J'étais avec lui à Paris lorsqu'Alain de Monbrison lui montra la figure de reliquaire Kota (lot 318). Alan reconnut son ancienneté grâce à ses yeux en os et souhaita alors l'acquérir, quelque soit le prix. Un tel engagement fit que lorsqu'il prit l'avion avec la statue Songye (lot 319) qu'il avait acheté à New York, il acheta une place supplémentaire parce qu'il ne voulait pas laisser "Fred" (c'est ainsi qu'il nommait la statue) hors de sa vue.

    L'ancienneté était un critère important dans le jugement d'Alan. Lorsque Alexander Martin lui proposa trois masques Gouro, rapportés par le Dr Bouffard, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, il en acheta deux. Un des masques est actuellement en Suisse tandis que l'autre est inclus dans la vente (lot 311). Le goût pour les objets d'époque se reflète dans un meuble orné de panneaux aux motifs de plis de serviette et une table de réfectoire provenant d'églises, des sièges d'origine espagnole datant du XVIIe siècle, ainsi que des tables sur lesquelles étaient placées non seulement les statues africaines mais aussi des céramiques contemporaines. Les tables d'appoint étaient toutes constituées de sièges africains, chacun le plus beau de sa catégorie. Dans la salle à manger, trônaient la magnifique statue Dogon (lot 309) à propos de laquelle Féelicia Dialossin a déclaré qu'elle était la plus belle qu'elle ait jamais vendue, ainsi que la statue ancienne du Cameroun (lot 313) qu'Alan avait réussit à arracher à Joseph Herman, avant que le reste de la collection du Cameroun du peintre ne fût acheté par le Musée Dapper, à Paris.

    L'art des Indes et d'Extrême-Orient l'intriguèrent également et il eut besoin de cinq hommes pour déplacer des escaliers au Salon, le torse féminin aux formes voluptueuses, en grès rouge, trouvé chez Spinks, afin qu'il puisse le contempler avec une grande satisfaction, en fumant sa pipe. Cette statue sera présentée dans une vente à Paris, le 21 Novembre 2008.

    Les Mann ne voyagèrent pas hors de l'Europe, hormis les deux années qu'Alan passa sur un baleinier dans l'Atlantique sud durant son service militaire et les quatre années en Lybie, à partir de 1978, où il y travaillait dans le stade. Jean l'y avait rejoint pour les vacances. Elle aimait quelques objets mais ne partageait pas sa passion pour l'art exotique. Après sa mort tragique en 1984, ce fut son grand intérêt pour l'art, une passion qui ne mourut jamais, qui permit à Alan de supporter ces années douloureuses.


    In his flat overlooking the Thames on Richmond Hill Alan Mann created a treasure trove. It was an eclectic collection, each object the result of an emotional encounter.

    Born in Finchley, London, in July 1924, he joined his father's firm of quantity surveyors after he left school, and later lived with his brother, Gerald in a flat above the business on Bloomsbury Square. Alan paid frequent visits to the British Museum on his doorstep, where his love of exotic art developed. The art of Africa seems to have ignited a particular passion, with a focus on that of the Fang of Gabon. Five works passed through his collection of which he considered the Bela Hein figure the oldest, which is why it is the only one in his collection today, bequeathed to the British Museum.

    In 1959 he married Jean and after about six years they moved to Ashburton, Richmond Hill. Their rooms were not cluttered and the restrictions of funds and space meant that the collection changed slowly with time, but no offer would tempt him to part with the unique Luba figure he bought from Lance Entwistle (lot 328). I was with him in Paris when Alain de Monbrison showed him the fine Kota reliquary figure (lot 318). Alan recognized the age in its bone eyes and had to have it regardless of price. A similar commitment meant that when he flew back from New York with the Songye figure he had bought there (lot 319), he had to buy an extra seat because he could not let 'Fred' (as he called it) out of his sight.

    Age was an important criterion in Alan's judgment. When Alexander Martin offered him three Guro masks collected by Dr. Bouffard in the XIXth century he bought two of them. One is in Switzerland and the other is included as lot 311. Age was reflected in the furniture with linen fold panels and a refectory table, both from churches, and Spanish XVIIth century chairs, and tables upon which were placed not only African figures but contemporary ceramics. The occasional tables were all African stools, each the best of its type. In the dining room was the magnificent Dogon figure (lot 309) which Félicia Dialossin declared was the finest she had ever sold, and the ancient Cameroon figure (lot 313) Alan managed to wrest from Josef Herman before the remainder of the painter's Cameroon collection was bought by the Dapper Museum, Paris.

    The art of India and the Far East also intrigued him and it took five men to haul the voluptuous red sandstone female torso he had found in Spinks up the flight of stairs to the drawing room, where Alan would contemplate it with great satisfaction, puffing on his pipe. It will be included in a sale in Paris on November 21.

    The Manns did not travel outside Europe, although Alan spent two years on a whaler in the South Atlantic as his National Service, and from 1978 four years in Libya working on the stadium built there. Jean joined him for holidays. She had her favourites but did not share his passion for exotic art. After her tragic death in 1984 it was the pursuit of art that kept Alan going in the following painful years, a passion that never died within him.

    Hermione Waterfield


    Post Lot Text

    LARGE SENUFO WOMEN'S WASHING STOOL