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    Sale 1209

    Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

    23 - 25 February 2009, Paris

  • Lot 459

    CAMEE OVALE EN AGATE SCULPTEE REPRESENTANT LE CHRIST, AVEC INTAGLIO REPRESENTANT L'ANNONCIATION AU DOS

    ATTRIBUE A GIOVANNI CORNIULE (VERS 1470 - APRES 1516), FIN DU XVEME SIECLE

    Price Realised  

    CAMEE OVALE EN AGATE SCULPTEE REPRESENTANT LE CHRIST, AVEC INTAGLIO REPRESENTANT L'ANNONCIATION AU DOS
    ATTRIBUE A GIOVANNI CORNIULE (VERS 1470 - APRES 1516), FIN DU XVEME SIECLE
    Le Christ présenté de profil tourné vers la gauche, le revers à intaglio en sardoine représentant l'Annonciation, illustrant la colombe du Saint-Esprit voletant autour de la Vierge Marie accueillie par l'Archange Gabriel; dans un cadre ovale émaillé avec bordure torsadée reposant sur un support en forme de volutes
    Hauteur: 6 cm. (2¼ in.), Hauteur totale: 10 cm. (4 in.)


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    Ce camée exceptionnel dépeint le Christ tel qu'il était traditionnellment réprésenté sur les médailles en bronze dévotieuses de la fin du XVème siècle, bien qu'il ne semble pas avoir été copié sur un camée en particulier (comparer avec G. F. Hill, The Medallic Portraits of Christ, Oxford, 1920; et C. Avery dans E.G. Heller ed., Icons or Portraits? Images of Jesus and Mary from the Collection of Michael Hall, catalogue d'exposition, The Gallery at the American Bible Society, New York, 2002, nos. 92-94).

    Le style emprunté ici rappelle deux autres images célèbres ornées de pierres semi-précieuses, représentant des personnalités importantes de l'époque: Lorenzo 'Il Magnifico' de' Medici dans un camée en agate, ainsi que Fra Girolamo Savonarola, dans un intaglio en cornaline (tous deux conservés au Museo degli Argenti, Palazzo Pitti, à Florence, inv. Gemmes 1921, nos. 111 et 321; Avery, op.cit., pls. A et D).

    Le Savonarole fut attribué par Vasari dans la deuxième édition de ses Vies à un certain Giovanni delle Corniuole, dont le nom de famille - 'des cornalines' - suggère son métier de lapidaire. Fils de Lorenzo di Pietro delle Opere, Giovanni delle Corniuole naquit à Pise vers 1470 et ne put ainsi collaborer avec Lorenzo que peu de temps, ce dernier s'éteignant en 1492. Sa réputation est soutenue par le fait qu'après l'exil des Médicis, Giovanni delle Corniuole ainsi que deux orfèvres, reçurent l'ordre du nouveau gouvernement républicain d'expertiser les bijoux saisis par ce dernier. Giovanni qui était un contribuable en 1498 fut l'un de ceux sélectionnés pour s'exprimer sur l'installation du David de Michel-Ange sur la Piazza della Signoria en 1513 ; il fut également chargé, la même année, de tailler une cornaline représentant une image d'Hercule destinée a servir de sceau pour la république.

    Avery fut le premier à énoncer les raisons pour lesquelles on pouvait rapprocher ces trois gemmes du travail de Giovanni delle Corniuole (op.cit., pp. 75-76) énonçant:

    'Dans les trois portraits, on note un talent égal dans le rendu de la structure osseuse en léger relief: par exemple, la relation de l'oeil et son orbite à la pommette et au nez est très convaincante. Malgré le manque de malléabilité des matériaux et les petites proportions utilisées, chaque portrait représente un personnage distinct: les traits durs et le regard fixe de Savonarole confèrent une aura empreinte d'ascétisme et d'une grande détermination, voire même d'un certain fanatisme; le portrait de Lorenzo, par le rendu massif du front et de la mâchoire, renforcé par l'inclinaison nette du visage vers le haut, témoigne de l'habitude de commandement dont il jouissait; Alors que le portrait du Christ, avec son nez fin, ses lèvres délicates et (sous la barbe) un menton légèrement fuyant, révèle un sentiment de fragilité humaine, cependant compensé par une pupille délicatement percée. Cela confère au portrait un pathos important, d'autant plus remarquable que cette représentation n'est - contrairement aux deux autres portraits - que le fruit de l'imagination. Il semble qu'il y ait ainsi de bonnes raisons d'associer le camée du Christ nouvellement découvert aux portraits de Savonarole et plus particulièrement à ceux de Lorenzo. Si tant est que l'on accepte l'attribution de ces portraits de Lorenzo à Giovanni delle Corniuole, le portrait du Christ peut-il lui aussi être attribué au protégé de Lorenzo, sur lequel Vasari ne tarissait pas d'éloges.

    Special Notice

    No VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis


    Provenance

    Robert O'Connor, Londres (prêt au Victoria and Albert Museum, Londres, 1978).


    Literature

    C. Avery, 'A High Renaissance Cameo: the Head of Christ attributed to Giovanni delle Corniuole (c. 1470-post-1516)', dans The Connoisseur, Jan. 1979, pp. 20-21 (ré-édité dans C. Avery, Studies in European Sculpture, II, Londres, 1988, pp. 74-76).


    Post Lot Text

    A CARVED OVAL AGATE CAMEO OF CHRIST, WITH THE ANNUNCIATION IN INTAGLIO ON ITS REVERSE
    ATTRIBUTED TO GIOVANNI DELLE CORNIUOLE (CIRCA 1470 - AFTER 1516), LATE 15TH CENTURY
    Christ facing in profile to the left; on reverse, a sard intaglio of the Annunciation showing the dove of the Holy Spirit hovering over the Virgin Mary who is greeted by the archange Gabriel; in an enamelled oval frame with spiral twist border supported by a scrolled stand

    This unusual cameo depicts Christ according to the image that was standard in bronze devotional medals in the late 15th century, though it is not copied from any particular one (compare G. F. Hill, The Medallic Portraits of Christ, Oxford 1920; and C. Avery in E. G. Heller ed., Icons or Portraits? Images of Jesus and Mary from the Collection of Michael Hall, The Gallery at the American Bible Society, New York, 2002, nos. 92-94).

    In style it recalls two other celebrated images in semi-precious stones of famous men of the day: Lorenzo 'Il Magnifico' de' Medici in an agate cameo, and Fra Girolamo Savonarola in a cornelian intaglio (both Museo degli Argenti, Palazzo Pitti, Florence, Inv. Gemme 1921, nos. 111 and 321; Avery loc. cit., pls. A and D).

    The Savonarola was attributed by Vasari in the second edition of his Lives to a certain Giovanni delle Corniuole, whose very surname 'of the cornelians' indicates his skill in gem-cutting. Son of Lorenzo di Pietro delle Opere, he was born in Pisa about 1470, and so can have only worked for Lorenzo briefly, as the latter died in 1492. His standing is proven by the fact that after the Medici had been sent into exile he and two goldsmiths were instructed by the new Republican government to value the jewellery that they had seized. Giovanni was a taxpayer in 1498, was chosen as one of those qualified to give an opinion on the siting of Michelangelo's David in the Piazza della Signoria in 1403, and in 1513 was commissioned to cut a cornelian with an image of Hercules to serve as the new seal of the Republic.

    Avery first set out the reasons for associating these three gems with Giovanni delle Corniuole (op. cit., pp. 75-76) writing:

    In all three portraits an equal proficiency in rendering the bone structure in comparatively low relief is manifest: for instance, the relationship of the eye and its socket to the cheekbone and nose is absolutely convincing. Despite the intractability of the materials and the small scale, each portrait has a distinct and appropriate character: Savonarola's hard-set features and fixed gaze give an aura of asceticism and firm, indeed fanatical, resolve; Lorenzo's, by the equally solid rendering of the forehead and jaw, reinforced by a distinct, upward tilt of the face, bespeaks one used to command; while Christ's, with its delicate nose, sensitive lips and (beneath the beard) a slightly recessive chin, betrays a feeling of human frailty, which however is offset by the carefully drilled pupil. This imbues the portrait with great pathos, which is all the more remarkable when one remembers that it is a creation of the imagination, unlike the other two. There seems good reason therefore to associate the newly discovered cameo of Christ with the portraits of Savonarola and more particularly of Lorenzo. If one accepts the ascription of the latter to Giovanni delle Corniuole then perhaps the Christ also may be attributed to Lorenzo's protegé, who was singled out for such praise by Vasari.