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    Sale 13464

    Au temps de Gauguin : un ensemble d'oeuvres d'une collection privée européenne

    31 March 2016, Paris

  • Lot 137

    Jacob Meyer de Haan (1852-1895)

    Nature morte au lilas

    Price Realised  

    Estimate

    Jacob Meyer de Haan (1852-1895)
    Nature morte au lilas
    huile sur toile
    38.5 x 32 cm.
    Peint vers 1890

    oil on canvas
    15 1/8 x 12 5/8 in.
    Painted circa 1890


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    Arrivé de Hollande à Paris en 1888, Meyer de Haan s’installe chez Théo van Gogh qui le présentera à Paul Gauguin. Les deux artistes s’entendent bien et se retrouvent en Bretagne, d’abord à Pont-Aven puis dans le petit village du Pouldu au cours des années 1889-90. Au Pouldu, plus isolé que Pont-Aven qu’ils trouvent trop fréquenté, nos artistes espèrent retrouver une culture bretonne intacte et plus authentique, nécessaire au développement de leur art. Ils s’installent à «La buvette de la plage» (Fig. 2), l’auberge tenue par Marie Henry, dont ils décoreront les murs, portes et cloisons. S’instaure rapidement entre eux, une relation féconde de maître à élève. Au contact de Gauguin, Meyer de Haan se libère des procédés académiques et trouve peu à peu son style plus synthétique et développe le cloisonnisme. Gauguin écrit à Emile Bernard : «De Haan marche merveilleusement bien ici» et
    réalise plusieurs portraits saisissants de Meyer de Haan, dont une sculpture en bois polychrome (fig. 1), autant de témoignages de leur relation privilégiée. De Haan succombe aux charmes de Marie Henry, surnommée également Marie Poupée, déjà mère d’une petite flle, avec laquelle il entame une relation. A la fin de l’année 1890, il est rappelé par son frère en Hollande qui voit d’un mauvais
    oeil cette relation avec une femme déjà mère et non mariée. Il retourne à Paris en 1891 et organise un banquet d’adieu pour Gauguin qui part pour Tahiti. Marie Henry accouche d’une petite flle en juin de la même année. En novembre, il retourne défnitivement aux Pays-Bas, forcé par sa famille qui lui avait coupé les vivres. Il laissera derrière lui Marie et leur flle ainsi que toute sa production française, moins d’une cinquantaine d’oeuvres.
    L’enseignement de Gauguin est évident dans Nature morte au lilas. L’opposition des tons froids du lilas, du vase, du citron et de la nappe qui occupent la plus grande partie de la composition sont contrebalancés par les tons chauds de la pomme au premier plan. Ce type de nature morte n’est pas sans rappeler l’infuence de Paul Cézanne, que Gauguin admire tant et dont on sait qu’il possédait la toile Compotier, verre et pommes de 1880 (collection particulière).

    Meyer de Haan arrived in Paris from Holland in 1888. He at frst lived with Theo Van Gogh, who introduced him to Paul Gauguin. The two artists struck up a friendship and, in 1889, travelled together to Brittany - frst to Pont-Aven, and fnally settling upon the small town of Le Pouldu. They both considered Pont-Aven too crowded and hoped that Le Pouldu, which was more isolated, would ofer a more intact and authentic image of Breton culture in which to fnd inspiration for their work. They lodged at “La Buvette de la Plage” (fg. 2), a small bed and breakfast run by Marie Henry. Here they transformed the interior, painting and sculpting the walls and doors. Gauguin’s infuence helped Meyer de Haan free himself from academic processes and he increasingly explored his synthetic tendency, leading to the development of the cloisonnist style. Gauguin wrote to Emile Bernard: “De Haan works very well here” and for his part he executed multiple striking portraits of the younger Dutch artist, including a polychrome wooden sculpture (fig. 1), testifying to their close relationship. Meanwhile De Haan succumbed to the charms of Mary Henry, nicknamed ‘Marie Poupée’ (Mary Doll). Despite Marie having already had a child, they began an afair. By the end of 1890, De Haan’s brother, who did not approve of his relationship with an unmarried mother, ordered his brother to return to Holland. De Haan returned to Paris in 1891, and organized a banquet for Gauguin, who was planning his frst trip to Tahiti. In June, Mary Henry gave birth to Meyer de Haan’s frst child. His family threatened to disown him, and so he returned defnitively to Holland, leaving behind Marie and their daughter as well as his stock of nearly ffty paintings.
    Gauguin’s impact on Meyer de Haan’s work is evident in Nature Morte au Lilas. The opposition between the cold tones of the lilac, the lemon and the sheet which occupies most of the composition, all counterbalance the apple’s warmer tones in the foreground.This type of still life also recalls the infuence of Paul Cézanne on Gauguin, the latter having owned Cézanne’s 1880 work Compotier, verre et pommes (private collection).

    Special Notice

    These lots have been imported from outside the EU for sale and placed under the Temporary Admission regime. Import VAT is payable at 5,5% on the hammer price. VAT at 20% will be added to the buyer’s premium but will not be shown separately on our invoice.


    Provenance

    Atelier de l'artiste.
    Marie Henry, Le Pouldu (par descendance).
    Marie Ida Cochennec, Rosporden (par descendance).
    Vente, Me Oury, Paris, 24 juin 1959, lot 83.
    Acquis au cours de cette vente par la famille du propriétaire actuel.


    Literature

    F. Dauchot, 'Mayer de Haan en Bretagne', in Gazette des Beaux-Arts, VI, 1952, p. 355-358, no. 5.


    Exhibited

    Quimper, Musée des Beaux-Arts, Gauguin et le groupe de Pont-Aven, juillet-septembre 1950.
    Londres, Tate Gallery, Gauguin and the Pont-Aven Group, janvier-février 1966, no. 129, pl. 24a (illustré ; titré ‘Still Life : Lilac with Apple and Lemon’).
    Zurich, Kunsthalle, Pont-Aven : Gauguin und sein Kreis in der Bretagne, mars-avril 1966, no. 195.
    Tokyo, Bunkamura Museum of Art ; Kyoto, National Museum of Modern Art ; Hokkaido, Museum of Modern Art ; Mie, Prefectural Art Museum et Koriyama, City Museum of Art, Gauguin et l’Ecole de Pont-Aven, avril-novembre 1993, p. 91, no. 72 (illustré).
    Sydney, Art Gallery of New South Wales, Gauguin and the Pont-Aven School, mai-juillet 1994, p. 131, no.77 (illustré).
    Indianapolis, Museum of Art ; Baltimore, The Walters Art Gallery ; Montréal, Museum of Fine Arts ; Memphis, The Dixon Gallery and Gardens ; San Diego, Museum of Art ; Portland, Art Museum ; Boston, Museum of Fine Arts et Jérusalem, Musée d’Israël, Gauguin and the School of Pont-Aven, septembre 1994-janvier 1997, p. 106, no. 77 (illustré en couleurs ; titré ‘Still Life : branch of lilac in a glass, and apple and lemon’).
    Amsterdam, Musée historique juif ; Paris, Musée d’Orsay et Quimper, Musée des Beaux-Arts, Meijer de Haan, le maître caché, octobre 2009-octobre 2010, p. 48, no. 53 (illustré).