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    Sale 1209

    Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

    23 - 25 February 2009, Paris

  • Lot 511

    FIGURE EN IVOIRE ET BOIS SCULPTE REPRESENTANT LA VIERGE A L'ENFANT

    PAR SIMON TROGER (1683-1768), PREMIERE MOITIE DU XVIIIEME SIECLE

    Price Realised  

    FIGURE EN IVOIRE ET BOIS SCULPTE REPRESENTANT LA VIERGE A L'ENFANT
    PAR SIMON TROGER (1683-1768), PREMIERE MOITIE DU XVIIIEME SIECLE
    La Vierge représentée debout sur une sphère avec un serpent enroulé et un croissant de lune, le regard tourné vers la droite, tenant l'Enfant Jésus dans ses deux mains, les yeux des deux figures inscrustés de verre; sur une base carrée entièrement plaquée d'ivoire; la signature 'SIMAN TROGER' figurant au dos de la cape de la Vierge une étiquette en papier portant l'inscription 'XXXXI' ainsi que le numéro '5202' à l'encre au revers de la base; le dessous du socle portant une autre inscription à l'encre ainsi qu'une étiquette circulaire en papier portant le numéro '9?2844; petits manques et réparations
    Hauteur: 35 cm. (13¾ in.)


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    Originaire d'Abfaltersbach dans l'Est du Tyrol, Simon Troger devint, à partir de 1727, apprenti dans l'atelier du sculpteur Schmiedecker à Merano, puis vers 1723-1725 dans celui de Nikolaus Moll (1676-1754) à Innsbruck. Il séjourna probablement en Italie avant de s'installer à Munich (au plus tard en 1726), où il travailla d'abord aux côtés d'Andreas Faistenberger (1647-1736), puis fonda son propre atelier à Haidhausen, près de Munich. Il se spécialisa dans la fabrication de figures et de groupes bicolores obtenus à partir de composants sculptés dans du bois de teinte sombre et dans de l'ivoire, utilisant des yeux de verre et parfois des ornements de métal. Parmi les commanditaires les plus importants de Troger figurent les Electeurs de Bavière (Maximilian III Joseph), de Saxe (Dresde) et de Brandebourg (Berlin). Ainsi décrits par Hannelore Hägele (loc. cit.), les mouvements 'baroques' dont il a su doter ses figures reflètent la virtuosité de l'artiste, mais également l'influence de sources variées parmi lesquelles le Maniérisme, la porcelaine de Fürstenberg ainsi que l'oeuvre de certains artistes comme Faistenberger.
    Troger créa de nombreux groupes et statuettes déstinés à la dévotion, dont le Saint Michel terrassant Satan (Palazzo Pitti, Florence), le Martyr de Saint Laurent (Philippovich, Elfenbein, 1961, loc. cit., pl. 169), Caïn et Abel (Bayerisches Nationalmuseum, Munich- voir également le lot 513 dans cette vente), Lamentation sur le Christ mort et Daniel aux lions du Stiftssamlungen, Klosterneuburg (Philippovich, Simon Troger, 1961, loc. cit., pls. 11-12), ainsi qu'un groupe spectaculaire, Le Jugement de Salomon (Victoria and Albert Museum, à Londres: Philippovich, Elfenbein, 1961, loc. cit., pl. 178).
    Christian Theuerkauff, dans sa notice sur une figure similaire de la Vierge Immaculée, de la collection Winkler (op. cit., p. 140, no. 74) qu'il attribue à Simon Troger et à son atelier, émet l'hypothèse que cette oeuvre pourrait avoir été réalisée
    relativement tôt, en raison du traitement des étoffes assez différent, qu'il décrit comme un style de 'plis cassants' (gratig steifen Faltenstil). On peut également les interpréter comme dotés d'un simplicité monumentale, représentative du talent du sculpteur. Le fait que la signature de l'artiste apparaisse en entier témoigne en effet de la fierté de Troger pour son oeuvre.

    Special Notice

    No VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis


    Provenance

    Collection Hohenzollern Sigmaringen (inv. no. 5202).
    Hugo Helbing, Francfort, 'Aus Beständen der alten Fürstlich Hohenzollernschen Sammlung Sigmarinen', 4 déc. 1933, lot 141, pl. 15.


    Literature

    LITTERATURE COMPAREE:
    H. Sprinz, Die Sammlung Hohenzollern-Sigmaringen, III, Die Bildwerke, Stuttgart/Zürich, 1925, p. 38, no. 123, pl. 65.
    E. von Philippovich, Simon Troger und andere Elfenbeinkünstler aus Tirol (Schlern-Schriften no. 216, R. Klebelsberg ed., Universitätsverlag Wagner), Innsbruck, 1961, pp. 6-11.
    E. von Philippovich, Elfenbein, Brunswick, 1961, pp. 240-242.
    C. Theuerkauff, Elfenbein: Sammlung Reiner Winkler, Munich, 1984, pp. 136-142.
    C. Theuerkauff, Die Bildwerke in Elfenbein des 16.-19. Jahrhunderts, Die Bildwerke der Skulpturengalerie Berlin, Berlin, 1986, pp. 267-273.
    H. Hägele, 'Troger',dans The Dictionary of Art, Londres, 1996, 31, J, Turner ed., p. 358.


    Post Lot Text

    A CARVED IVORY AND WOOD GROUP OF THE VIRGIN AND CHILD
    BY SIMON TROGER (1683-1768), FIRST HALF 18TH CENTURY
    The Virgin depicted standing on a sphere with an entwined snake and crescent moon, looking to dexter and holding the Christ child in both hands, both figures with inlaid glass eyes; on an integral square ivory-veneered plinth; the Virgin signed to the reverse of her cloak 'SIMAN TROGER', with a paper label to the reverse of the plinth inscribed 'XXXXI' and also in ink '5202'; the underside of the base with further inscription in ink and a circular paper label inscribed '9?284'; minor losses and repairs.

    Simon Troger was born in Abfaltersbach in East-Tyrol and was employed from 1721 by the sculptor Schmiedecker in Merano and around 1723-1725 by Nikolaus Moll (1676-1754) in Innsbruck. He may also have travelled to Italy. He had arrived in Munich by 1726 at the latest, where he was first working alongside Andreas Faistenberger (1647-1736), but then founded his own highly productive workshop in Haidhausen near Munich, where he eventually died.

    His speciality was the manufacture of bi-coloured figures and groups made from components carved in dark-stained wood and ivory, with glass eyes and sometimes metal ornaments. Among Troger's most important patrons were the Electors of Bavaria (Maximilien III Joseph), of Saxony (Dresden) and of Brandenburg (Berlin). As Hannelore Hägele has written (loc. cit.), the Baroque movements of these works display the artist's virtuosity, but also the influence of a variety of sources, including Mannerism, Fürstenberg porcelain and artists such as Faistenberger.

    Troger created many devotional statuettes and groups, including a large group of St Michael vanquishing Satan in the Palazzo Pitti, Florence, a Martyrdom of St Lawrence (Philippovich, Elfenbein, 1961, op. cit., pl. 169), Cain and Abel (Bayerisches Nationalmuseum, Munich - see also the following lot), a Lamentation over the dead Christ and a Daniel in the Lions' Den (Stiftssammlungen, Klosterneuburg; Philippovich, Simon Troger, 1961, op. cit., pls. 11-12), and a spectacular group of The Judgement of Solomon (Victoria and Albert Museum, London: Philippovich, Elfenbein, op. cit., pl. 178).

    Christian Theuerkauff, in his catalogue entry on a similar figure of the Virgin Mary as an Immaculata in the Winkler Collection (op. cit., p. 140, no. 74) which he ascribes to Simon Troger and his workshop suggests that the present work may be comparatively early on account of its rather different handling of the drapery, which he describes as the stiff-edged style of folds (gratig steifen Flatenstil). They may also, however, be seen as having a monumental simplicity that indicates a very confident carver. The fact that it is fully signed suggests that Troger was especially proud of it.