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    Sale 1209

    Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

    23 - 25 February 2009, Paris

  • Lot 586

    FIGURE REPRESENTANT UN ARCHER

    ATTRIBUEE A FERDINANDO TACCA (1619-1686), MILIEU DU XVIIEME SIECLE

    Price Realised  

    FIGURE REPRESENTANT UN ARCHER
    ATTRIBUEE A FERDINANDO TACCA (1619-1686), MILIEU DU XVIIEME SIECLE
    En bronze, représenté debout, son pied droit positionné en avant, prêt à tirer sa flèche; reposant sur une base moderne carrée en placage d'ébène; patine brune à rehauts brun clair; l'arc et une partie de la draperie manquants
    Hauteur: 33 cm. (13 in.), Hauteur totale: 49.2 cm. (19½ in.)


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    Ce bronze, dont certains exemples s'intitulent 'Jason', 'Apollon' ou simplement 'Un guerrier', a longtemps fait partie d'une série de statuettes en bronze attribuées à Ferdinando Tacca, sculpteur auprès de la Cour des Grands-Ducs. Anthony Radcliffe est à l'origine de cette attribution, mentionnée pour la première fois dans un article paru à l'automne 1974 (et publiée ultérieurement en 1976, op. cit.). Radcliffe défend la thèse selon laquelle Ferdinando Tacca, héritier de l'atelier ayant appartenu à Giambologna puis à Pietro son père, constitue un maillon essentiel entre le maniérisme de la fin du XVIème siècle et les oeuvres baroques d'artistes tels que Giovanni Battista Foggini.

    Il convient de signaler que l'on dispose de très peu de documents sur les bronzes de Ferdinando Tacca, sans doute en raison du mécénat déclinant des Grands-Ducs de Médicis au milieu du XVIIème siècle. Toutefois, Radcliffe prend pour référence le bas-relief en bronze exécuté par Tacca représentant Le Martyre de Saint-Stéphane, présenté à l'église San Stefano al Ponte, à Florence, en 1656.

    Le présent bronze - accompagné dans certaines de ses versions d'un dragon sur lequel l'archer pointe sa flèche - partage un certain nombre de similarités avec certains des protagonistes figurant sur le bas-relief de St. Stéphane (voir Radcliffe, op. cit., p. 15). D'une manière plus générale, les figures représentées aux formes allongées et élancées, traduisent l'héritagé prononcé d'un maniérisme florentin. Qui plus est, nombre d'entre elles affectent des poses théâtrales exagérées à la manière florentine. Avançant tout en observant une torsion quelque peu maladroite, ce bronze rappelle à bien des égards la figure de l'homme se tenant debout, à droite du bas-relief en bronze.

    En comparaison, les traits du visage - tant le nez prononcé que les yeux aux paupières tombantes - s'inscrivent moins clairement dans l'oeuvre de Tacca; le bas-ventre légèrement bombé indiquerait même une influence du nord de l'Europe. Il semblerait pourtant que Ferdinando Tacca reste l'auteur le plus probable de ce bronze, bien qu'il soit possible que des recherches plus approfondies apportent de nouveaux éléments.

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    Literature

    A. Radcliffe, 'Ferdinando Tacca, The Missing Link in Florentine Baroque Bronzes', Kunst des Barock in der Toscana, Munich, 1976, pp. 14-23.


    Post Lot Text

    A BRONZE FIGURE OF AN ARCHER
    ATTRIBUTED TO FERDINANDO TACCA (1619-1686), MID 17TH CENTURY
    Depicted standing with his feet astride and poised to shoot an arrow towards the ground; on a modern square ebony-veneered moulded base; medium brown patina and lighter high points; the bow and section of drapery lacking

    This bronze figure, examples of which have been called Jason, Apollo, or simply A Warrior, has long been grouped with a series of bronze statuettes attributed to the Grand Ducal sculptor Ferdinando Tacca. The attribution was first put forward by Anthony Radcliffe in a paper delivered in the autumn of 1974 (and subsequently published in 1976, op. cit.). In it, Radcliffe argues that Tacca, who inherited the workshop previously used by Giambologna, and then his own father, Pietro, forms a vital link between the mannnerism of the late 16th century and the baroque creations of artists such as Giovanni Battista Foggini.

    There is remarkably little documented bronze sculpture by Ferdinando Tacca, perhaps due to the reduced patronage provided by the Medici Grand Dukes in the mid 17th century. However, as a touchstone, Radcliffe uses the bronze relief executed by Tacca representing The Martyrdom of St. Stephen, presented to the church of Santo Stefano al Ponte, Florence, in 1656.

    The present bronze figure - which in some versions includes a dragon at which the figure aims his bow and arrow - shows a number of similarities to figures in the St Stephen relief (for an illustration of the latter see Radcliffe, op. cit., p. 15). In general terms, the figures all display elongated limbs which clearly recall a Florentine mannerist heritage. More importantly, there is a common theatrical exaggeration to many of the poses. Striding forward and with its somewhat awkward torsion, the present bronze is closely comparable to the standing male figure at the extreme right of the bronze relief.

    By contrast, the facial features evident here, including the prominent nose and heavy-lidded eyes, fit less well into Tacca's oeuvre, and the somewhat protuberant lower stomach might even suggest a northern influence. It therefore appears that Ferdinando Tacca still remains the most probable author for the present bronze, althought it may be that future work may lead to new art historical discoveries.