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    Sale 13572

    Zeineb et Jean-Pierre Marcie-Rivière : Grands collectionneurs et mécènes

    8 - 9 June 2016, Paris

  • Lot 14

    Julio González (1876-1942)

    Forme rigide

    Price Realised  

    Estimate

    Julio González (1876-1942)
    Forme rigide
    fer forgé et soudé sur une base en pierre
    Hauteur: 73,8 cm. avec la base (Height: 29 in. including base)
    Hauteur: 67 cm. sans la base (Height: 26 3/8.in. excluding base)
    Exécuté vers 1937; cette œuvre est unique.


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    Philippe Grimminger a confirmé l’authenticité de cette œuvre.


    À l’origine destinée à faire partie d’une importante sculpture finalement jamais réalisée, Forme rigide, œuvre unique, a été exposée aux côtés de la sculpture la plus emblématique de l’artiste, Femme au miroir (Merkert no. 219), au Centro Julio González de Valence.
    Les œuvres en fer forgé de González consacrent toutes les facettes de sa florissante carrière de sculpteur, de peintre, de ferronnier et de créateur de bijoux, pour donner naissance à une nouvelle forme de sculpture, de « dessin dans l'espace ».
    La sculpture du métal soudé, technique originale semi abstraite et issue du cubisme, s’impose comme une véritable tradition d'avant-garde et propulse González – aux côtés de Pablo Picasso, Constantin Brancusi et Alberto Giacometti – au rang des plus grands sculpteurs de sa génération.
    Comme l’atteste le dessin Abstrait (fig. 1; Merkert no. 226.D1), la force des formes de cette œuvre suggère qu’il s’agissait là de la partie essentielle d’une sculpture figurative élaborée. Se situant à la frontière entre abstraction et figuration, comme tant de sculptures de González, Forme rigide instaure sa propre identité. Les deux formes verticales rappellent deux bras étirés vers le ciel, sujet qui deviendra récurrent chez l’artiste pendant les trois années qui suivront.
    Cubiste par son aspect angulaire, Forme rigide associe une structure élancée à une silhouette saisissante. Cet effet est rendu possible par la simplification raffinée de la forme et du détail, et par leur réduction en un langage graphique brut, proche du cubisme, qui répond au caractère tranchant, plat et angulaire du métal de la sculpture.
    González, qui a travaillé le métal toute sa vie, en connaît parfaitement les exigences et les possibilités. Cette virtuosité, qui se matérialise également dans ses masques en métal de cette période, joue un rôle crucial dans l'évolution de l'art du sculpteur en général.

    «Pour donner à son œuvre le maximum de puissance et de beauté, le sculpteur est obligé de préserver une certaine masse et de maintenir le contour extérieur. C'est donc sur la conception de cette masse qu'il doit concentrer son attention, son imagination, sa science, sa façon de préserver toute sa puissance... Dans la sculpture traditionnelle une jambe est formée à partir d'un même bloc; mais dans la sculpture qui utilise l'ESPACE comme MATÉRIAU, cette même jambe peut être ÉVIDÉE, réalisée d'un seul COUP dans un ensemble qui, ainsi, forme un même bloc. La sculpture traditionnelle a horreur des creux et des espaces vides. Cette nouvelle sorte de sculpture les utilise au maximum de leur potentiel et les considère comme un matériau INDISPENSABLE maintenant.» 'Notes on Sculpture', vers 1930, cité in Picasso and the Age of Iron, catalogue d'exposition, Solomon. R. Guggenheim Museum, New York, 1993, p. 283.

    «Le grand problème à résoudre, ce n'est pas seulement de vouloir faire une œuvre qui soit harmonieuse et parfaitement équilibrée. Non ! Mais d'obtenir ce résultat par le mariage du matériau et de l'espace, par l'union de formes réelles et de formes imaginaires, obtenues ou suggérées par des points fixes ou des perforations, et ensuite, selon la loi naturelle de l'amour, de les laisser se mêler et de les rendre inséparables l'une de l'autre, comme le corps et l'esprit.» Julio González, 'Picasso Sculpteur et les Cathédrales' cité in J. Withers, Julio González : Sculpture in Iron, New York, 1978, p. 134.


    Originally intended to form part of a large sculpture ultimately never completed, Forme rigide, a unique work, was exhibited alongside the artist’s most emblematic sculpture, Femme au miroir (Merkert no. 219), at the Centro Julio González in Valence.
    González’s wrought iron works celebrate all the facets of his successful career as a sculptor, painter, blacksmith and jewellery designer, to give birth to a new form of sculpture,“dessin dans l'espace” (drawing in space). Welded metal sculpture, an unusual semi-abstract technique emerging from Cubism, became established as a veritable avant-garde tradition and propelled González – alongside Pablo Picasso, Constantin Brancusi and Alberto Giacometti – to the rank of the greatest sculptors of his generation.
    As the drawing Abstrait (fig. 1; Merkert no. 226.D1) demonstrates, the power of the forms in this work suggests that this is the essential part of a sophisticated figurative sculpture. Located on the boundary between abstraction and figuration, like so many of González’ sculptures, Forme rigide establishes its own identity. The two vertical forms are reminiscent of two arms reaching towards the sky, a subject that would become a recurrent theme for the artist over the following three years. Cubist in its angular appearance, Forme rigide combines a slender structure with a striking silhouette. This effect is made possible by the sophisticated simplification of the form and the detail, and by reducing them to a raw graphic language, close to Cubism, that responds to the sharp, flat and angular character of the metal of the sculpture.
    González, who worked with metal all his life, was extremely well versed in its requirements and possibilities of the medium. This virtuosity, which also took tangible form in his metal masks from this period, played a crucial role in the evolution of the sculptor’s art in general.

    In order to give his work the maximum power and beauty, the sculptor is obliged to conserve a certain mass and to maintain the exterior contour. So it is on this mass that he has to focus his attention, his imagination, his technical skill, his way of conserving all its power... In traditional sculpture a leg is formed from a single block; but in sculpture that uses SPACE as a MATERIAL, that same leg may be HOLLOW, made at a STROKE within an assembly that thus forms one block. Traditional sculpture has a horror of hollows and empty spaces. This new kind of sculpture makes the maximum use of their potential and now thinks of them as an INDISPENSABLE material.” Julio González, 'Notes on Sculpture', circa 1930, quoted in Picasso and the Age of Iron, exhibition catalogue, Solomon. R. Guggenheim Museum, New York, 1993, p. 283.

    “The big problem to resolve is not only wanting to make a work that is harmonious and perfectly balanced. No! But to obtain this result by marrying the material and space, through the union of real and imaginary forms, obtained or suggested by fixed points or perforations, and then, in accordance with the natural law of love, to let them blend and make them inseparable from each other, like the body and mind. Julio González, ‘Picasso Sculpteur et les Cathédrales' quoted in J. Withers, Julio González: Sculpture in Iron, New York, 1978, p. 134.

    Provenance

    Atelier de l'artiste.
    Roberta González et Hans Hartung, Paris (par descendance, en 1942).
    Hans Hartung, France (en 1955).
    Fondation Hartung, Antibes (en 1994); vente, Christie’s, Londres, 30 juin 1999, lot 323.
    Acquis au cours de cette vente par le propriétaire actuel.


    Saleroom Notice

    Philippe Grimminger has confirmed the authenticity of this work.

    Philippe Grimminger a confirmé l’authenticité de cette œuvre.


    Literature

    R. van Gindertael, 'González' in XXe siècle, Paris, juin 1962, p. 31 (illustré).
    J. Merkert, Julio González, catalogue raisonné des sculptures, Milan, 1987, p. 256, no. 226 (illustré).


    Exhibited

    Amsterdam, Stedelijk Museum et Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, Julio González, avril-juin 1955, no. 117.
    Berne, Kunsthalle et La Chaux-de-Fonds, Musée des Beaux-Arts, Julio González, juillet-septembre 1955, no. 80.
    Londres, Tate Gallery et Montpellier, Musée Fabre, Julio González, septembre-janvier 1971, no. 86.
    Madrid, Fundación Juan March et Barcelone, Fundación Juan March, Caixa d'Estalvis, Julio González, janvier-mai 1980, no. 62 (illustré).
    New York, The Solomon R. Guggenheim Museum, Julio González: A Retrospective, mars-juin 1983, no. 215c (illustré, p. 179).
    Francfort-sur-le-Main, Städtische Galerie im Städelschen Kunstinstitut et Berlin, Akademie der Künste, Julio González Plastiken, Zeichnungen, Kunstgewerbe, juin-octobre 1983, p. 176, no. 111 (illustré).
    Bern, Kunstmuseum, Julio González - Zeichnen im Raum/Dessiner dans l'espace, juin-septembre 1997, no. 164 (illustré, p. 190).
    Otterlo, Kröller-Müller Museum, Picasso, González, Miró en Chillida: Experiment en ruimte, novembre 1997-janvier 1998, no. 31 (illustré, p. 112).
    Paris, Fondation Dina Vierny-Musée Maillol, Julio González dans la collection de l’IVAM, novembre 2004-février 2005, p. 67 (illustré).


    Post Lot Text

    'FORME RIGIDE'; WELDED AND SOLDERED IRON ON A STONE BASE ; THIS WORK IS UNIQUE.