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    Sale 12701

    Paris Avant-Garde

    20 October 2016, Paris

  • Lot 6

    Max Ernst (1891-1976)

    Bosse de nage

    Price Realised  

    Estimate

    Max Ernst (1891-1976)
    Bosse de nage
    signé, numéroté et avec le cachet du fondeur 'II/VI max ernst A.VALSUANI CIRE PERDUE' (à l'arrière de la base)
    bronze à patine noire
    Hauteur: 47.8 cm.
    Conçu en 1959; cette épreuve fondue la même année dans une édition de 6 exemplaires plus 3 épreuves d'artiste

    signed, numbered and stamped with the foundry mark 'II/VI max ernst A.VALSUANI CIRE PERDUE' (at the back of the base)
    bronze with black patina
    Height: 18 ¾ in.
    Conceived in 1959; this bronze cast in the same year in an edition of 6 plus 3 artist's proofs


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    Jürgen Pech a confirmé l’authenticité de cette œuvre.

    Special Notice

    Artist''s Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist''s Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist''s collection agent.


    Provenance

    Galerie Alexandre Iolas, Paris.
    Bernard et Jacqueline Monnier, Paris (acquis auprès de celle-ci, en décembre 1967).
    Puis par succession au propriétaire actuel.


    Pre-Lot Text

    De la collection Bernard Monnier

    Après avoir quitté l’Europe pour l’Amérique au déclenchement de la seconde guerre mondiale, Max Ernst revient en France en 1953 accompagné de sa quatrième épouse, Dorothea Tanning. Dès son retour, la critique internationale l’acclame et l’intronise maître de l’art moderne. À l’époque où Bosse de nage est conçu, en 1959, Max et Dorothea sont installés depuis quatre ans à Huismes en Touraine. Apaisé, loin du monde, Ernst y poursuit ses travaux dans une relative intimité. Les oeuvres de cette période, dont beaucoup sont des sculptures, révèlent un répertoire profondément imaginatif, aux figures récurrentes.
    Dans le processus créatif de Max Ernst, la sculpture occupe une place bien particulière: «Je sens que je suis en vacances. La peinture ressemble à un jeu d’échecs: vous devez vous y consacrer complètement. Vous vivez dans un état de concentration qui est presque intolérable. Mais avec la sculpture, je puis me détendre. Elle m’amuse de la même façon que je m’amusais lorsque je faisais des châteaux de sable, sur la plage, quand j’étais petit garçon» (cité in W. Spies, Max Ernst: Sculptures, Maisons, Paysages, Paris, 1998, p. 296-298).
    Le plaisir de l’artiste et les joies de l’enfance émanent indiscutablement de la présente oeuvre, dont le titre, Bosse de nage, fait référence à l’un des personnages de Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien d’Alfred Jarry. Cet écrivain au comique grinçant fut une source d’inspiration pour de nombreux surréalistes, au premier rang desquels Marcel Duchamp. Toutefois dans le roman de Jarry, Bosse de nage est décrit comme «un singe papion», c’est-à-dire un babouin. Si la physionomie de notre personnage n’évoque que très peu le singe, on peut en revanche aisément y voir, sous une forme inoffensive et attendrissante, le fameux Loplop, alter ego spirituel d’Ernst, muse et guide l’entraînant vers les tréfonds de son imagination, «supérieur des Oiseaux» (M. Ernst cité in Cahiers d’Art, Paris, 1937, p. 240).

    Having left Europe for America at the outbreak of the second world war, Max Ernst returned to France in 1953 accompanied by his fourth wife, Dorothea Tanning. From the moment of his return he was hailed by international critics as the king of Modern Art. By 1959, the year Bosse de Nage was conceived, the artist and his wife had been settled since four years in Huismes in Touraine. At peace and distanced from distraction, Ernst was able to work in relative seclusion. His works dating from this period, of which many are sculptures, bear witness to a highly imaginative range of subjets, often based around recurring motifs.
    Within Max Ernst’s creative process, sculpture occupies a distinct position: “I feel as if I were on holiday. Painting feels like a game of chess: you have to be completely committed. You live in a state of utter concentration which verges on the unbearable. But with sculpture I can relax. It entertains me in the same way that I used to enjoy building sand castles on the beach when I was a boy.” (quoted in W. Spies, Max Ernst: Sculptures, Maisons, Paysages, Paris, 1998, p. 296-298).
    The artist’s happiness and his boyish amusement are unmistakable in the present work, whose title, Bosse de nage, is a reference to one of the characters from Alfred Jarry’s novel Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien. A writer of particularly black humor, Jarry was source of inspiration for numerous surrealist artists, not least Marcel Duchamp. In truth, Bosse de nage is described in Jarry’s book as a “butterfly monkey”, or a baboon. The physiognomy of our creature bears little resemblance to a monkey, rather one can more readily recognize within its harmless and endearing shape the character of Loplop, Ernst’s spiritual alter ego, muse and guide to the netherworld of his imagination, “the highest of birds” (M. Ernst quoted in Cahiers d’Art, Paris, 1937, p. 240).


    Literature

    L’OEil, no. 84, Paris, décembre 1961, p. 68.
    J. Russell, Max Ernst, Life and Work, Londres, 1967, p. 352, no. 137 (une autre épreuve illustrée, p. 329; dimensions erronées).
    W. Spies, Max Ernst 1950-1970. The Return of the belle Jardinière, New York, 1971, p. 143 (une autre épreuve illustrée, p. 129, fig. b).
    Hommage à Max Ernst, Paris, 1971, p. 130 (une autre épreuve illustrée; dimensions erronées).
    W. Spies, S. et G. Metken, Max Ernst, Werke 1954-1963, Cologne, 1998, p. 380, no. 3779 (une autre épreuve illustrée).
    Max Ernst, Sculptures, maisons, paysages, catalogue d’exposition, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris, 1998, p. 186 (une autre épreuve illustrée).








    Exhibited

    Paris, Le Point Cardinal, Max Ernst, Œuvre sculpté, novembre-décembre 1961, no. 35 (illustré).
    Londres, Hanover Gallery, Max Ernst, early and recent paintings and sculpture, juillet-août 1965, p. 32, no. 50 (illustré).
    New York, The Jewish Museum, Max Ernst, Sculpture and Recent Painting, mars-avril 1966, p. 64, no. 106.
    Venise, Palazzo Grassi, Oltre la Pittura, mostra delle opere di Max Ernst, juin-octobre 1966, no. 99.
    Saint-Paul-de-Vence, Fondation Maeght, Max Ernst, juillet-octobre 1983, no. 92.