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    Sale 1209

    Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

    23 - 25 February 2009, Paris

  • Lot 657

    COUPE COUVERTE EN IVOIRE TOURNE

    ALLEMAGNE DU SUD, XVIIEME SIECLE

    Price Realised  

    Estimate

    COUPE COUVERTE EN IVOIRE TOURNE
    ALLEMAGNE DU SUD, XVIIEME SIECLE
    Pourvue d'une prise élaborée et décorée de fleurs, sur un couvercle lobé, la panse, le fût et le pied sculptés conformément; légères fentes; manques et réparations
    Hauteur: 67.8 cm. (26¾ in.)


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    La sculpture sur ivoire est, depuis la nuit des temps, un moyen d'expression artistique fondamental. Le procédé s'est développé sous l'Antiquité, l'ère Byzantine et le Moyen-âge européen, pour atteindre son apogée au début du 17ème siècle, période à laquelle bon nombre de sculpteurs talentueux travaillant auprès des cours européennes, produisirent des pièces magnifiques mettant en valeur les qualités naturelles du matériau.
    Celles-ci prirent la forme de coupes, tours et figures tournés, et furent créées pour les kunstkammern princiers étant apparus au milieu du 16ème siècle. Le principe de ces collections reposait sur le concept selon lequel l'univers - un macrocosme - serait représenté sous forme de collection - un microcosme. Ainsi, l'univers serait représenté par les naturalia créées par Dieu, à savoir tout matériau zoologique, botanique et géologique - et par les artificialia créées par l'homme; dont la coupe en ivoire lobée ici offerte est un parfait exemple.

    Cette dernière est exceptionnelle tant par sa taille que par l'alternance délicate entre la finesse de la prise florale et les lobes plus exaggérés du corps. Celle-ci semble n'avoir aucun équivalent, à l'exception d'une coupe similaire, plus petite et moins délicate, mise en vente chez Christie's à Londres, le 10 novembre 1980, lot 42. Les deux coupes partagent ces mêmes lobes surélevés, assez inhabituels, au couvercle et au pied, ainsi que ces 'hémisphères' denses, sur le corps de la coupe. Bien qu'il soit probable qu'un dessin ait servi comme modèle pour le travail de sculpture effectué sur ces deux coupes, il est tout à fait plausible que la source d'inspiration pour leur forme inhabituelle, provienne des doubles-coupes lobées en vermeil produites à Nuremberg au début du 17ème siècle. Un modèle très similaire, daté vers 1599-1602 et que l'on doit à Andreas Rosa est désormais à la Staatliche Kunstsammlung à Dresde (Princely Splendour, loc. cit.) et présente à la fois les lobes surélevés au pied, et les larges 'hémisphères' à renflements sur le corps.

    Special Notice

    No VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis


    Provenance

    Sotheby's, Monaco, les 25-26 mai 1975, lot 132.


    Literature

    LITTERATURE COMPAREE:
    Hambourg, New York, Rome, Museum für Kunst und Gewerbe, The Metropolitan Museum or Art, Palazzo Ruspoli, Princely Splendour: The Dresden Court, 1580-1620, A. Scherner and D. Syndram eds., p. 240, no. 124.


    Post Lot Text

    A TURNED IVORY CUP AND COVER
    SOUTH GERMAN, 17TH CENTURY
    With an elaborate finial with flowers on a lobed lid and conforming body, stem and foot; very minor shrinkage cracks, losses and repairs

    The process of carving in ivory has, since time in memoriam, been a central medium for artist expression. The process flourished throughout antiquity, the Byzantine and European mediaeval periods and led up to a golden age of production in the early 17th century when virtuoso carvers working for the European courts produced wondrous artefacts that best exploited the natural qualities of the material. These artefacts, commonly in the form of turned cups, towers and figures were created for the princely kunstkammern which came into being in the mid 16th century. The principle of these collections was that the universe - a macrocosm - would be reflected in the collection as a microcosm. As such, the universe could be represented by the naturalia created by God - all kinds of zoological, botanical and geological material - and by the man-made artificialia - an example of which would be the lobed ivory cup offered here.

    This genius creation, exceptional for its size and for the juxtaposition between the fineness of the floral finial and the exaggerated lobes to the body, seems to have no other equivalent apart from a similar, smaller and less fine, cup offered in Christie's, London, 10 November 1980, lot 42. Both cups share the same unusual repeating raised lobes to both the lid and foot, and the densely packed hemispheres to the body. While it is likely that a design-source could have been the inspiration for the carving of both these cups, it is highly plausible that the ultimate inspirations for their unusual form are the silver-gilt lobed double-cups being produced in Nuremberg in the early 17th century. A very comparable example by Andreas Rosa dated to 1599-1602 is in the Staatliche Kunstsammlung, Dresden (Princely Splendour, loc. cit.) and displays both the raised lobes to the foot and the large bulbous hemispheres to the body.