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    Sale 1209

    Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

    23 - 25 February 2009, Paris

  • Lot 518

    PLAQUE RECTANGULAIRE EN EMAIL PEINT POLYCHROME A REHAUTS D'OR REPRESENTANT LA CRUCIFIXION

    ENTOURAGE DE JEAN I PENICAUD, VERS 1525-1540

    Price Realised  

    PLAQUE RECTANGULAIRE EN EMAIL PEINT POLYCHROME A REHAUTS D'OR REPRESENTANT LA CRUCIFIXION
    ENTOURAGE DE JEAN I PENICAUD, VERS 1525-1540
    Le Christ en croix au centre, flanqué de l'Evangéliste Jean, de la Vierge Marie, de Marie-Madeleine, de Salomé et de Marie de Cléophas; dans un paysage naturaliste, le ciel et les fleurs richement dorés; dans un cadre d'époque postérieure en vermeil et sur un fond rectangulaire garni de velours vert; très légère usure à la dorure
    18.5 x 16.3 cm. (7¼ x 6½ in.); Hauteur totale: 23.3 cm. (9¼ in.)


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    Cette remarquable évocation de la Crucifixion s'inspire d'une gravure d'Albrecht Dürer datant de 1508. Néanmoins, dans la gravure, la croix est de biais par rapport au plan de l'image, alors que sur la présente plaque d'émail, celle-ci a été modifiée afin que le Christ soit présenté de face. Dans sa discussion sur cette plaque, Bernard Descheemaeker (loc. cit.) suggère qu'elle avait en fait été conçue comme panneau central pour un triptyque.

    Tout comme la gravure, le style de la plaque ici offerte marie des éléments de style Renaissance et de style gothique, ces derniers apparaissant le plus nettement dans la draperie, aux formes anguleuses très élaborées. La palette évidente ici, particulièrement enrichie par l'ocre, est très caractéristique et peut être associée à un petit nombre d'émaux de la première moitié du siècle, tels que ceux réalisés par le Maître de l'Enéide ou Jean I Pénicaud. Un panneau de la Crucifixion, conservé au Kunstgewerbe Museum à Berlin et signé Pénicaud (Netzer, loc. cit.) emploie des ocres, turquoises et bleus foncés semblables, bien que la présence de contre émail transparent dans la plaque à Berlin laisse penser qu'elle fut l'oeuvre d'un maître autre que celui à qui l'on doit le présent lot.

    Special Notice

    No VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis


    Provenance

    Collection Julius Bohler, vers 1910.
    Collection W. von Pannwitz, vers 1925, Haarlem.
    Collection Rosenberg & Stiebel, New York.
    Collection M. Hubert de Givenchy, Paris.
    Galerie J. Kugel, Paris.


    Literature

    Otto von Falke, Die Kunstsammlung von Pannwitz, Munich, 1925, no.74, pl. XV.
    B. Descheemaeker, Emaux de Limoges de la Renaissance provenant de la collection de M. Hubert de Givenchy, Paris, 1994, no. 1, pp. 14-17.
    LITTERATURE COMPAREE:
    S. Netzer, Maleremails aus Limoges, Berlin, 1999, no. 2, pp. 64-67.


    Post Lot Text

    A RECTANGULAR PARCEL-GILT POLYCHROME ENAMEL PLAQUE OF THE CRUCIFIXION
    CIRCLE OF JEAN I PENICAUD, CIRCA 1525-1540
    With the crucified Christ to the centre flanked by John the Evangelist and the Virgin, Marie-Magdalene, Salome and Marie-Cleophas; in a naturalistic landscape with elaborately gilded sky and flowers; in a later silver-gilt frame and rectangular green-velvet-covered surround; very minor wear to gilding

    This beautifully evocative scene of the Crucifixion is based upon an engraving by Albrecht Dürer dated 1508. However, in the engraving, the cross is turned at an angle to the picture plane and in the present enamel plaque it has been altered so that Christ faces straight out to the viewer. In his entry on the plaque, Bernard Descheemaeker (loc. cit.) suggests that this has been done because the enamel was actually designed as the central panel of a triptych.

    Like the engraving, the style of the present plaque is a fusion of both renaissance and gothic elements, the latter being most obviously represented in the elaborate angular forms of the drapery. The palette evident here, particularly the inclusion of the ochre, is quite distinctive and can be related to a limited number of enamels from the first half of the century such as those by the so-called Aeneid Master or Jean I Penicaud. A panel of the Crucifixion in the Kunstgewerbe Museum in Berlin signed by Penicaud (Netzer, loc. cit.) uses the same ochres, turquoises and dark blues, although the inclusion of foiled pastes in the Berlin plaque suggests it is by a different master than the one responsible for the present lot.