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    Sale 1209

    Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé

    23 - 25 February 2009, Paris

  • Lot 543

    PLAQUE RECTANGULAIRE EN EMAIL PEINT POLYCHROME A REHAUTS D'OR REPRESENTANT PARIS

    PAR LEONARD LIMOUSIN (D. VERS 1575), VERS 1540

    Price Realised  

    PLAQUE RECTANGULAIRE EN EMAIL PEINT POLYCHROME A REHAUTS D'OR REPRESENTANT PARIS
    PAR LEONARD LIMOUSIN (D. VERS 1575), VERS 1540
    Représenté de profil de trois-quarts gauche, coiffé d'une couronne de laurier, une cape épinglée sur l'épaule droite; sur un fond bleu et inscrit sur le côté gauche '+ PARIS +' ; le revers portant deux étiquettes en papier inscrites 'BLUMKA/GALLERY' et 'FOGG ART MUSEUM/LOAN/68.1955'; dans un cadre en cuivre doré surmonté d'un anneau de suspension
    31.2 x 25 cm. (12¼ x 9¾ in.), Hauteur totale: 35 cm. (13¾ in.)


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    Ce magnifique portrait de Paris, héros mythologique, fait partie d'une série de quinze s'inscrivant très certainement dans un seul projet de décoration intérieure. La série a été largement dispersée, cependant, dans un article détaillé sur les émaux, Thierry Crépin-Leblond recense les lieux où sont conservés les autres portraits de cette série: l'un d'entre eux est passé en vente à Paris à la fin du XIXème siècle, deux furent proposés sur le marché de l'art à Londres en 1981, deux appartiennent à la collection de la Walters Art Gallery à Baltimore, les autres étant, à l'exception du présent lot, conservés dans des musées français (op. cit., p. 25, no. 18).

    La série comprend des portraits de couples mythologiques aux amours tragiques, parmi lesquels, ceux d'Enée et Didon et d'Hippolyte et Phèdre.
    La plaque représentant Pâris fut sans doute associée à Hélène de Troie, pour laquelle la guerre de Troie fut déclarée.
    Stylistiquement, ces plaques ont été datées vers 1540, sur la base du portrait en émail d'Anne d'Autriche signé par Limousin et daté 1536 (Verdier, op. cit., p. 172). Cet émail de Paris est, d'un point de vue stylistique, à rapprocher le plus du portrait d'Hippolyte mentionné ci-dessus (Musée Crozatier, prêts au Louvre à Paris). Sa jeunesse, son absence de barbe, ses traits, sa chevelure courte et bouclée et sa position de trois-quarts sont immédiatement identifiables au présent modèle.
    Les dimensions des plaques sont toutes identiques et Crépin-Leblond remarque que celles-ci étaient très certainement à l'origine insérées dans les boiseries d'une pièce telle que le Cabinet des émaux de Catherine de Médicis. Cette mode pour les pièces de petites dimensions, richement décorées à thème iconographique fut importée d'Italie où la notion de studiolo était depuis longtemps très prisée. La série de portraits en émail dont ce lot fait partie se rapporte certainement à une source littéraire de l'antiquité classique.

    Special Notice

    No VAT will be charged on the hammer price, but VAT payable at 19.6% (5.5% for books) will be added to the buyer’s premium which is invoiced on a VAT inclusive basis


    Provenance

    Galerie J. Kugel, Paris.


    Literature

    T. Crépin-Leblond, 'Une suite de portraits mythologiques émaillés par Léonard Limousin', dans Revue de l'Art, 116, 1997-2, pp. 17-26.
    LITTERATURE COMPAREE:
    P. Verdier, The Walters Art Gallery - Catalogue of the Painted Enamels of the Renaissance, Baltimore, 1967, nos. 105-106, pp. 172-175.


    Post Lot Text

    A RECTANGULAR PARCEL-GILT POLYCHROME ENAMEL PLAQUE OF PARIS
    BY LEONARD LIMOUSIN (DIED CIRCA 1575), CIRCA 1540
    Depicted in three quarter profile facing to sinister and wearing a laurel wreath, a cloak pinned to his right shoulder, on a blue ground and inscribed to the left side '+ PARIS +'; the reverse with two paper labels inscribed 'BLUMKA/GALLERY.' and 'FOGG ART MUSEUM/LOAN/68.1955'; in gilt-copper frame surmounted by a suspension loop

    This beautifully executed portrait of the mythological hero, Paris, forms part of a series of fifteen known portraits which almost certainly once formed part of a single interior decorative scheme. The series has now been largely dispersed, however in his detailed article on the enamels Thierry Crepin-Leblond records the locations of the other portraits: one was in a Paris sale in the late 19th century, two were offered on the London art market in 1981, two are in the collection of the Walters Art Gallery in Baltimore, and the others all exist in French museums apart from the present example (op. cit., p. 25, no. 18).

    The series comprises portraits of pairs of ill-fated lovers from mythology including Aeneas and Dido, and Hippolytus and Phaedra. Paris was presumably paired at one point with Helen of Troy, over whom the Trojan War was launched. Stylistically, they have been dated to circa 1540, on the basis of the similarity of the portrait of Deianira to an enamel portrait of Anne of Austria which is signed by Limousin and dated 1536 (Verdier, op. cit., p. 172). The present enamel of Paris is stylistically closest to the portrait of Hippolytus mentioned above (Musée Crozatier on loan to the Louvre, Paris). The youthful, beardless features, short, curly hair and three-quarter pose are all directly comparable.

    The dimensions of the plaques are all identical and Crepin-Leblond suggests that they must originally have been set into the panelled woodwork of a room such as the Cabinet des Emaux of Catherine de Medici. This fashion for a room of small dimensions, richly decorated following an iconographical scheme, was imported from Italy, where the notion of a studiolo had long been popular. The series of enamel portraits to which the present lot belongs is certainly based upon a literary source from classical antiquity. As an ensemble, they would have provided a sumptuous surrounding for a cultivated member of French renaissance society, as well as being a reflection of their intellectual credentials.