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Lot 331La collaboration entre Eugène Printz et Jean Dunand débute réellement en 1928, lorsque tous deux présentent une première création commune au Salon d'Automne de 1928 à Paris. Il s'agit d'une belle enfilade, de forme rectangulaire, plaquée de bois de palmier, ouvrant par quatre portes en métal à décor géométrique patinées au feu et argent de Jean Dunand. La critique s'arrêtera sur ce meuble et mettra pour la première fois en lumière le travail de Printz, Dunand étant déjà quant à lui très reconnu. Leur collaboration deviendra régulière et se poursuivra jusqu'à la mort de Jean Dunand en 1942. Une réelle symbiose se dégage de leur oeuvre commune, les décors de Dunand soulignant les qualités architectoniques des dessins de Printz, les lignes épurées des meubles de Printz offrant à Dunand la possibilité d'élargir la parfaite maîtrise de son art de laqueur et dinandier à d'autres univers.
En 1929, la Princesse Marguerite de Wagram commande à Eugène Printz un ensemble complet de salle à manger, qui sera présenté au Salon des Artistes Décorateurs cette même année. La pièce maîtresse en est une luxueuse enfilade au dessin rectangulaire très épuré, agrémentée de quatorze portes s'ouvrant en éventail à décor géométrique patiné au feu et argent par Jean Dunand.
Cette rencontre s'avèrera essentielle dans la carrière d'Eugène Printz. La princesse de Wagram lui présente sa soeur, la princesse Elisabeth de la Tour d'Auvergne, qui commande au décorateur ce qui demeure sa réalisation la plus prestigieuse. La princesse qui réaménage ses appartements au château de Grosbois, lui confie l'aménagement de plusieurs pièces: l'entrée, les grand et petit salons, son boudoir, sa chambre à coucher. Une partie de ces réalisations sera présentée au Salon des Artistes Décorateurs en 1930 et 1931, où elle connaîtra un grand succès.
Le meuble présenté ici fait partie de cette commande d'origine. Printz demande encore à Jean Dunand une série de huit portes métalliques patinées au feu et argent, dont le décor géométrique fait écho à celui de l'enfilade. Elles habillent une armoire insérée dans un mur du grand salon. Des piétements de petites tables d'appoint et travailleuses, ainsi que les portes d'un petit cabinet dans la chambre de la princesse illustrent également la collaboration des deux artistes. Printz dont le travail montre son intérêt combiné pour les rapports entre architecture, volumes et dessin, a la chance de concevoir son mobilier principalement pour des environnements déterminés. Il peut ainsi dès l'abord penser en terme d'équilibre et d'harmonie, alliant une modernité évidente, une grande élégance à un style trés personnel dont la sophistication rencontrera le gôut de la société aisée et éclairée de son temps.
Le château sera vendu en 1962 à la Société Hippique par les héritiers de la princesse. Il ne contient plus rien des réalisations de Printz. Une grande partie des meubles sera vendue aux enchères chez Sotheby's Monaco en 1981, dont l'importante enfilade présentée ici.
En 1929, la Princesse Marguerite de Wagram commande à Eugène Printz un ensemble complet de salle à manger, qui sera présenté au Salon des Artistes Décorateurs cette même année. La pièce maîtresse en est une luxueuse enfilade au dessin rectangulaire très épuré, agrémentée de quatorze portes s'ouvrant en éventail à décor géométrique patiné au feu et argent par Jean Dunand.
Cette rencontre s'avèrera essentielle dans la carrière d'Eugène Printz. La princesse de Wagram lui présente sa soeur, la princesse Elisabeth de la Tour d'Auvergne, qui commande au décorateur ce qui demeure sa réalisation la plus prestigieuse. La princesse qui réaménage ses appartements au château de Grosbois, lui confie l'aménagement de plusieurs pièces: l'entrée, les grand et petit salons, son boudoir, sa chambre à coucher. Une partie de ces réalisations sera présentée au Salon des Artistes Décorateurs en 1930 et 1931, où elle connaîtra un grand succès.
Le meuble présenté ici fait partie de cette commande d'origine. Printz demande encore à Jean Dunand une série de huit portes métalliques patinées au feu et argent, dont le décor géométrique fait écho à celui de l'enfilade. Elles habillent une armoire insérée dans un mur du grand salon. Des piétements de petites tables d'appoint et travailleuses, ainsi que les portes d'un petit cabinet dans la chambre de la princesse illustrent également la collaboration des deux artistes. Printz dont le travail montre son intérêt combiné pour les rapports entre architecture, volumes et dessin, a la chance de concevoir son mobilier principalement pour des environnements déterminés. Il peut ainsi dès l'abord penser en terme d'équilibre et d'harmonie, alliant une modernité évidente, une grande élégance à un style trés personnel dont la sophistication rencontrera le gôut de la société aisée et éclairée de son temps.
Le château sera vendu en 1962 à la Société Hippique par les héritiers de la princesse. Il ne contient plus rien des réalisations de Printz. Une grande partie des meubles sera vendue aux enchères chez Sotheby's Monaco en 1981, dont l'importante enfilade présentée ici.
EUGENE PRINTZ (1889-1948) ET JEAN DUNAND (1877-1942)
ENFILADE, 1930-1931
Closed27 November 2007
Price Realised
EUR 1,264,250