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CHEN ZHEN (1955-2000)
CHEN ZHEN (1955-2000)

Lands-objects-cape

Details
CHEN ZHEN (1955-2000)
Lands-objects-cape
métal, verre, terre, objets divers, néon et peinture
110 x 100 x 30 cm. (43¼ x 39 3/8 x 11¾ in.)
Réalisé en 1995.
Provenance
Galerie Hussenot, Paris
Acquis auprès de celle-ci par la propriétaire actuel
Exhibited
Paris, Galerie Hussenot, Chen Zhen, septembre-octobre 1995
Post lot text
'LANDS-OBJECTS-CAPE; METAL, GLASS, GROUND, VARIOUS OBJECTS, NEON LIGHT AND PAINTING.

Brought to you by

Alexandre Carel
Alexandre Carel

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Lot Essay

L'oeuvre est accompagnée d'un certificat d'authenticité et d'un dessin signés par l'artiste, et sera incluse dans le catalogue raisonné actuellement en préparation par l'Association des Amis de Chen Zhen.

Pour Chen Zhen, dont on évoque souvent l'intérêt pour la philosophie et la médecine chinoises (l'artiste, issu d'une grande lignée de médecins, en utilisera les principes pour soigner sa maladie), le système de représentation du monde ne doit pas être pensé comme gravitant exclusivement autour de l'homme. Ce centre se situe plutôt dans une dynamique relationnelle qui unit trois entités : l'homme, la nature et les objets. Pour l'artiste, l'art est l'autre nom de ce centre ; il fait figure de point de convergence et lie l'un à l'autre chacun de ces trois pôles. Dès lors, le travail de Chen Zhen ne peut que passer par le dialogue et l'interaction, la mise en relation et la communion : 'un art véritable [est] un dialogue secret, une réflexion mentale, une prière muette.' (Chen Zhen cité in David Rosenberg et Xu Min (dir.), Chen Zhen. Invocation of Washing Fire, Paris, 2003).

Au sein de cette relation, l'objet semble avoir été détourné de son essence première, comme réduit en esclavage par la société de consommation, fait prisonnier d'un système utilitariste dans lequel il apparaît toujours comme un moyen, jamais une fin. L'enjeu de Chen Zhen va donc résider dans un processus de revalorisation : 'l'objet est un enfant de l'homme. Il est produit, consommé jeté, récupéré, exposé, conservé, momifié, mis à distance. Il est pris dans des cycles naturels, culturels et économiques, symboliques et artistiques... J'essaie de créer pour l'objet un nouveau destin, afin que son histoire ne soit pas terminée. [...] Je voudrais laisser l'objet - témoin/victime de notre société - revivre une nouvelle fois spirituellement et dialoguer intimement avec l'homme et la nature.' (ibid.)

Dans Lands-objects-cape, des objets industriels (ustensiles de cuisine, canette, chaussure, raquette, etc.) apparaissent couverts de cendre, usés, reposant dans leur dernier sommeil aprè une vie de consommation : ils ne servent plus à rien, ils n'ont plus d'utilité. Pourtant, présentés dans leur aquarium de verre, ces objets sont mis en relief, tout comme ils sont mis en lumière par le néon qui projette sur eux un éclairage nouveau, inédit. C'est cette deuxième vie qui est donnée à voir dans Lands-objects-cape, dans laquelle les objets, ayant rompu avec le cycle court de leur fonction utilitaire, en ont engendré un nouveau, plus long, et d'ordre symbolique cette fois-ci : 'l'objet devient anonyme en perdant son identité passée et revit mentalement une nouvelle fois.' (ibid.)

For Chen Zhen, whose deep interest in Chinese philosophy and medicine is often mentioned (the artist, born into a long line of doctors, would use its principles to treat his illness), the system for representing the world should not be thought of as revolving exclusively around humans. Instead, the centre is located in a dynamic relationship between three entities: humans, nature and objects. For the artist, art is another name for this centre, representing a point of convergence and binding each of these points to the others. Chen Zhen's work therefore necessarily involves dialogue and interaction, contact and communion: 'real art [is] a secret dialogue, a mental reflection, a mute prayer.' (Chen Zhen quoted in David Rosenberg and Xu Min (dir.), Chen Zhen. Invocation of Washing Fire, Paris, 2003).

Within this relationship, the object seems to have been diverted from its initial essence, as if thrown into slavery by consumer society, held prisoner by a utilitarian system in which it always appears as a means and never an end. Chen Zhen's challenge therefore lay in a process of revaluation: 'the object is a 'Child of Man'. It is produced, consumed, thrown out, recycled, exhibited, conserved, mummified, kept at a distance... It is trapped in natural, cultural and economic, symbolic and artistic cycles I try to create a new destiny for the object, so that its story is not over. [...] I would like to allow the object - a witness/victim of our society - to live again spiritually and communicate intimately with mankind and nature.' (ibid.)

In Lands-objects-cape, industrial objects (cooking utensils, a can, a shoe, a racket, etc.) appear to be covered in ash, worn out, lying in their final resting place after a life of consumption, no longer good for anything, no longer useful. Presented in their glass aquarium, however, these objects are showcased, just as they are highlighted by the neon which literally puts them in a completely new light. It is this second life which is revealed in Lands-objects-cape, in which the objects, having broken away from the short cycle of their utilitarian function, have created a new one, longer this time and of a symbolic kind: "the object becomes anonymous, losing its past identity and lives once again mentally" (ibid.)

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