MASQUE TLINGIT
Tlingit mask
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Tlingit mask
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MASQUE TLINGIT Tlingit mask

CÔTE NORD-OUEST DE L'AMÉRIQUE DU NORD

Details
MASQUE TLINGIT
Tlingit mask
Côte Nord-Ouest de l'Amérique du Nord
Hauteur: 29 cm. (11 ½ in.)
Provenance
Collection privée américaine
Special notice

Prospective purchasers are advised that several countries prohibit the importation of property containing materials from endangered species, including but not limited to coral, ivory and tortoiseshell. Accordingly, prospective purchasers should familiarize themselves with relevant customs regulations prior to bidding if they intend to import this lot into another country.
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
Post lot text
This newly discovered mask from the Northwest Coast of America is particularly striking in its expressiveness and rare iconography. A precise origin of the mask is unknown.
According to Steve Brown, however, the eye sculpture, and the use of blue-green over much
of the face suggest the possibility of a Tlingit origin, though proportionally this mask is not a mainstream northern Tlingit style, either. Very possibly, though, it could be southern Tlingit, perhaps from the Tongass area, in which a clear Tsimshian infuence appears in certain totem poles and other carvings from that region (personal communication, November 2014). He further notes that the treatment of the mouth with attached material, is unusual, though this sort of embellishment can be used for eyebrows or to represent a beard.
Tlingit artists and their close neighbors, the Tsimshian and the Haida, have for a longtime exchanged creative ideas emmanating from a related cultural, religious and social organization, as well as the Kwakiutl et Bella Coola people. The Tlingit being the more prolifc amongst these different group, but, of course it does not preclude the existence of masterpieces across these artistic ateliers.
We can imagine that this mask played a role in ceremonial dances and display. During ceremonies, the maskers performed in interludes accompanied by other characters such as Laugher, Sleeper and Sneezer. These clowns entered the houses and used their power over the people of high rank, to make them laugh, sleep or sneez, in turn. When the audience began to laugh too much at these antics, the clowns turned against the crowd and scorned them. Once everyone had a good laugh, the clowns calmed down, implored their spells and left the scene (Hawthorn, 1967 p.280).
The mask contains components from the major realms of the forrest, lake and sea, but the most dominating image is likely the beaver as evidenced by the prominent front teeth, and possibly this was the wearer’s clan symbol. The beaver is featured in many myths
and legends, admired for its industriousness, strength at building and ability to live on earth and in a watery realm. The addition of sea
mammal whiskers at the crest and opercula teeth represent the sea, and the wood itself symbolizing the forrest.
The black paint of this mask comes from manganese and graphite, the blue was probably acquired by trade and red ochre was cooked to obtain different hues (Garfeld, 1951, p.63). The pigments were ground in stone mortars and mixed with a salmon egg mixture to obtain a rich and textured paint.
An ear is still extant, this is a rare quality in these portrait masks adding another delicate element of the human senses.

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Lot Essay

L’iconographie rare et la puissance expressive de ce masque inédit provenant de la côte nord-ouest sont frappantes. L’origine précise de ce masque demeure inconnue.

D’après Steve Brown, « la sculpture de l’œil et l’utilisation du bleu-vert sur une grande partie du visage suggèrent une possible origine Tlingit, alors que ses proportion indiquent qu’il ne s’agit pas du style Tlingit septentrional. Il proviendrait très probablement des Tlingits du sud, certainement de la région de Tongass, au sein de laquelle une influence Tsimshian apparaît clairement sur certains totems et sculptures de la région » (communication personnelle, novembre 2014). Il ajoute que le traitement de la bouche recouverte de cuir est inhabituel, bien que ce type de décoration puisse être utilisé sur les sourcils ou afin de représenter la barbe.

Les artistes Tlingit, ainsi que leurs proches voisins, les Tsimshian et les Haida, ont longtemps été loués pour leur talent et leur sens créatif, notamment en comparaison des tribus avoisinantes du sud, telles que les Kwakiutl et Bella Coola. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de chef d'œuvre provenant de ces peuplades, mais qu'elles étaient moins prolifiques en comparaison.

Ce masque apparaissait certainement lors de danses cérémonielles et de représentations. Au cours de ces cérémonies, les masques tenaient le rôle de 'Laugher' (Rieur), 'Sleeper' (Dormeur) et ou de 'Sneezer' (Eternueur). Ces clowns entraient dans les maisons et utilisaient leur pouvoir sur les personnes de haut rang, ce qui leurs provoquaient des démangeaisons, des fous rires, des assoupissements ou des éternuements. Quand les spectateurs commençaient à rire un peu trop de leurs aïeux, les clowns se retournaient contre eux et leurs jetaient le même sort. Puis, lorsque toute l'assistance avait bien ri, les clowns se calmaient, conjuraient leurs sortilèges et quittaient la scène (Hawthorn, 1967, p.280).

Ce masque est composé d’éléments provenant de différents éléments - forêt, lac et mer-, mais l’image dominante ici est certainement celle du castor avec ses dents proéminentes. Il s’agissait probablement de l’animal totémique du clan auquel appartenait le porteur de masque. Le castor fait partie de l’iconographie des indiens de la côte nord-ouest. Il est admiré pour son assiduité, son ardeur au travail, sa force de construction et également pour sa capacité à vivre tant sur la terre que dans le royaume aquatique. Les ajouts de moustaches de mammifères marins sur la crête et de dents en opercule font référence à la mer, tandis que le bois symbolise la forêt.

La peinture noire de ce masque provient du manganèse et du graphite, le bleu a probablement été acquis par échange et l'ocre rouge était cuit afin d'obtenir des teintes différentes (Garfield, 1951, p.63). Les pigments étaient écrasés dans des mortiers en pierre et mélangés avec des œufs de saumon préalablement mâchés, permettant d'obtenir une peinture riche et texturée.

Ce masque présente encore une de ses deux oreilles, fait rare pour ce type de masques portraits, ajoutant ainsi un autre élément raffiné à son côté humain.

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