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Max Jacob (1876-1944)
Le grand serpent de mer
titré 'moines bateliers rencontrant le grand serpent de mer' (en bas à droite)
gouache et encre sur papier marouflé sur carton
20.5 x 26.5 cm.
Exécuté entre 1921 et 1927

titled 'moines bateliers rencontrant le grand serpent de mer' (lower right)
gouache and ink on paper laid down on card
8 1/8 x 10 3/8 in.
Executed between 1921 and 1927
1
Provenance
Don de l'artiste.
Puis par descendance au propriétaire actuel.

Lot Essay

Sylvia Lorant a confirmé l'authenticité de cette œuvre.

« Max Jacob m'est toujours apparu comme l'homme le plus vivant, le plus simple, le plus actif, le moins limité que j'ai jamais connu [...] A Saint-Benoît il habitait le presbytère, pompeusement dénommé monastère. Il prenait ses repas au sous-sol dans une vaste cuisine campagnarde. Alors, à Saint-Benoît, Max écrivait à un très grand nombre d'amis, connus, inconnus. Et ses lettres, comme sa conversation, étonnaient sans fin par un fourmillement insolite de pensées, d'anecdotes, de poèmes perdus, de définitions lapidaires, de calembours en cascade. Pour ma part, je possédais de lui environ quatre-vingt lettres, brûlées, hélas, par les nazis en même temps que tout un village, et chacun était un chef-d'œuvre de clairvoyance, d'humour, d'enseignement facile et humain. On ne se trouvait que trop souvent à même de ne pas partager ses opinions. Quelles discussions n'eus-je pas avec lui! Mais toujours, il faut reconnaître, ses aperçus, ses contradictions, sa vision du monde, la liberté de son expression, offraient un terrain où poussaient des roses.»

G. Hugnet, Pleins et déliés, Souvenirs et témoignages, 1926-1972, Paris, p. 174 et 176.

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