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Crochet à nourriture Iatmil
Iatmul Suspension hook
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a c… Read more
Crochet à nourriture Iatmil Iatmul Suspension hook

MOYEN-SÉPIK, PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉE

Details
Crochet à nourriture Iatmil
Iatmul Suspension hook
Moyen-Sépik, Papouasie Nouvelle-Guinée
Hauteur: 127 cm. (50 in.)
Provenance
Lewis/Wara Gallery, Seattle
Alex Philips, Melbourne
John Ioannou, Queensland
Collection privée
Special Notice

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)

Lot Essay

L’iconographie de ce crochet anthropomorphe figure l’ensemble des thèmes propres aux œuvres de Nouvelle-Guinée : la représentation de l’espace sacré et liminal entre l’homme et le monde spirituel. Chacun des motifs est tiré de l’environnement naturel de l’artiste, à l’image de la prolifération des formes aviaires et des courbes évoquant l’entrelacs impénétrable de la jungle. Le crochet prend lui-même la forme d’un oiseau marin, certainement un cormoran (Friede, op. cit., vol2, p.127). Ce dernier est un oiseau apprécié pour sa capacité à vivre sur terre, dans les airs et sur la mer. Alors que le symbolisme individuel de chacun d’entre eux serait spécifique au clan, il est aisé d’imaginer que ces qualités mutables soient également admirées le long du fleuve Sépik.
Peltier nous rappelle qu’il ne faut pas regarder ces objets comme des œuvres d’art passives: « les signes, les objets ne nécessitent plus d’être lus comme des éléments iconographiques, mais d’être considérés pour les effets qu’ils produisent. Autrement dit, l’art doit être conçu comme moyen d’action sur le monde et non comme la transcription symbolique du monde » (in Peltier et Morin, 2007, pp.25-26).

Selon Dirk Smidt (in Friede, 2005), ce type de crochet était suspendu, à l’aide d’une cordelette ou d’un tressage en rotin, dans les maisons familiales ou dans les maisons cérémonielles. On pouvait y attacher de la nourriture ainsi que des objets rituels. « Chacun d’entre eux portait un nom, recevait des offrandes de nourriture et était supposé avoir un effet positif sur les réserves de nourritures » (op.cit.). Ces objets magiques servaient ainsi de protection magique mais aussi de protection physique puisqu’ils permettaient également de mettre les aliments hors de portée de la vermine.

L’objet ayant très certainement été réalisé à une époque « pré-contact », l’artiste a tout d’abord dégrossi sa pièce de bois à l’aide d’une herminette munie d’une lame en coquille de bénitier ou en pierre volcanique. Les parties les plus détaillées furent sculptées à l’aide d’instruments de plus petites dimensions, telles qu’une défense de sanglier, un os ou un bâton pointu, une dent de marsupial, de rat ou de requin. L’objet aura alors été poncé et poli à la pierre, parfois frotté à l’huile. La surface peinte peut encoreêtre observé par endroit. Voir Christie’s, Collection Jolika, 19 juin 2013, lot 7 pour un crochet comparable provenant des anciennes collections Pierre Loeb et John Friede. Une ancienne etiquette sur laquelle est inscrit: "Alex W. L. Filipani, no-036" est fixée à l’arrière de l’objet.


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