Lot Essay
L’iconographie de notre pendule est issue de l’épisode de Phaéton tiré des Métamorphoses d’Ovide. Phaéton fait le voyage jusqu’au Palais du Soleil pour vérifier qu’il est bien le fils d’Hélios. Ce dernier lui confirme sa filiation et lui accorde de réaliser un de ses souhaits. Imprudemment Phaéton demande à pouvoir conduire le char de son père. Malgré les mises en garde d’Hélios contre les « monstres effrayants » et ses « coursiers impétueux », Phaéton persiste dans sa demande. Il commence alors une course frénétique, les chevaux d’Apollon se montrent particulièrement récalcitrants, Phaéton croise également de nombreux astres menaçants. Après avoir perdu le contrôle du char, Jupiter « saisit sa foudre, et la lance avec force sur l'imprudent Phaéthon » lequel chute alors foudroyé dans le fleuve Eridan.
Notre pendule représente le moment où Phaéton commence sa course. Les quatre chevaux d’Apollon, Pyrois, Éoiis, Éthon, et Phlégon sont figurés particulièrement fougueux au-dessus des nuées. Le char, splendide est tel qu’il est décrit dans les Métamorphoses : « Le timon, l'essieu, les roues étaient d'or, et les rayons d'argent. Partout étincellent les pierres précieuses qui réfléchissent l'ardente lumière du Soleil ». L’arc de cercle supportant le char de Phaéton est orné de quelques-uns des signes du zodiaque.
Cette pendule dont les dessins originaux sont dus à Jean-Demosthène Dugourc (1749-1825) connu un grand succès sous l’Empire. Certains exemplaires furent l’œuvre de Pierre-Philippe Thomire (1751-1843).
Ainsi, deux pendules proches sont conservées au Palais Royal de Madrid (inv. 10002512) et dans la Royal Collection à Buckingham Palace (inv. RCIN 2764). La pendule en Angleterre possède un socle différent en marbre rouge griotte et un décor de bronze sensiblement plus riche. Elle fut achetée par le prince de Galles en 1810 à M. Boileau et les bronzes sont attribués à Pierre-Philippe Thomire.
Une pendule très proche mais avec un socle différent est illustrée dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen-Age au XXème siècle, les Editions de l’amateur, 1997, p.418, ill.B, mais aussi dans H. Ottomeyer, Vergoldete Bronze, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Klinkharddt & Biermann, 1986, p.355, ill. 5.9.6
Notre pendule représente le moment où Phaéton commence sa course. Les quatre chevaux d’Apollon, Pyrois, Éoiis, Éthon, et Phlégon sont figurés particulièrement fougueux au-dessus des nuées. Le char, splendide est tel qu’il est décrit dans les Métamorphoses : « Le timon, l'essieu, les roues étaient d'or, et les rayons d'argent. Partout étincellent les pierres précieuses qui réfléchissent l'ardente lumière du Soleil ». L’arc de cercle supportant le char de Phaéton est orné de quelques-uns des signes du zodiaque.
Cette pendule dont les dessins originaux sont dus à Jean-Demosthène Dugourc (1749-1825) connu un grand succès sous l’Empire. Certains exemplaires furent l’œuvre de Pierre-Philippe Thomire (1751-1843).
Ainsi, deux pendules proches sont conservées au Palais Royal de Madrid (inv. 10002512) et dans la Royal Collection à Buckingham Palace (inv. RCIN 2764). La pendule en Angleterre possède un socle différent en marbre rouge griotte et un décor de bronze sensiblement plus riche. Elle fut achetée par le prince de Galles en 1810 à M. Boileau et les bronzes sont attribués à Pierre-Philippe Thomire.
Une pendule très proche mais avec un socle différent est illustrée dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen-Age au XXème siècle, les Editions de l’amateur, 1997, p.418, ill.B, mais aussi dans H. Ottomeyer, Vergoldete Bronze, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Klinkharddt & Biermann, 1986, p.355, ill. 5.9.6
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