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Wifredo Lam (1902-1982)
Wifredo Lam (1902-1982)

Femme assise

Details
Wifredo Lam (1902-1982)
Femme assise
gouache et pastel sur papier
101.2 x 68.7 cm.
Exécuté en 1938

gouache and pastel on paper
39 7/8 x 27 1/8 in.
Executed in 1938
Provenance
Galerie Pierre, Paris.
Collection particulière, France.
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel en 1988.
Literature
L. Laurin-Lam, Wifredo Lam, Catalogue raisonné of the painted work, 1923-1960, Lausanne, 1996, vol. I, p. 256, no. 38.36 (illustré).
Lam métis, cat. exp., 2001, Paris, p. 35, no. 6 (illustré en couleurs, p. 34).
Post lot text
Femme assise s’inscrit dans une période charnière de l'Œuvre de Wifredo Lam puisque l'artiste commence à cette période à redécouvrir et explorer dans ses œuvres ses racines africaines. Fraîchement arrivé à Paris, l'un des principaux centres artistiques du monde durant la première moitié du XXe siècle, l’artiste est en quête d’identité nationale à l’instar de ses contemporains cubains.
Wifredo Lam s’installe dans la capitale française en 1938, où il fait la connaissance de Pablo Picasso. Ce dernier devient son ami et son fidèle soutien, et le présente à de nombreux membres de l’avant-garde parisienne, notamment Braque, Matisse, Léger, Éluard, Ernst, Tzara, Leiris ou encore Breton.
Comme en témoigne la présente gouache, le travail de Lam pendant son séjour à Paris présente une forte affinité avec les œuvres d’inspiration africaine de Picasso datant de 1906-07, en cela que l'artiste simplifie radicalement les formes et réduit les figures tridimensionnelles d’une manière comparable à celle du maître espagnol.
À partir de 1938, l'œuvre de l’artiste commence à présenter des caractéristiques spécifiques des motifs africains, comme en témoigne Femme assise avec laquelle l'artiste propose une description évidente mais angulaire de la forme humaine. Lam convoque ici la qualité expressive des masques africains - qu’il a pu observer dans des musées en Espagne - en suggérant les yeux par des incisions et en utilisant des formes géométriques pour évoquer le corps humain. Il représente un visage au nez long et à la forme angulaire qui reprend celle d'une goutte d'eau - manifeste de son intérêt pour les masques africains - ainsi que des mains et des pieds expressifs et surdimensionnés. Lam souligne par ailleurs chacune des formes en cernant leurs contours de noir dans un minimalisme et une épure qui apportent à ce corps, défini comme une ligne fluide presque ininterrompue, une structure élégante.
Wifredo Lam cherche en effet à donner à ces formes primitives une signification propre à son héritage et qui diffère fondamentalement de celle imposée par l’avant-garde parisienne.

Femme assise dates from an important period in Wifredo Lam's artistic production when he first began to re-discover his African roots. Freshly arrived in Paris, one of the important artistic centers of the world during the first half of the twentieth century, Lam - as with many of his Cuban contemporaries - found himself searching for a national identity.
Wifredo Lam moved to the French capital in 1938 where he met Pablo Picasso. The elder artist became his friend and supporter, introducing him to numerous members of the Parisian avant-garde including Braque, Matisse, Léger, Éluard, Ernst, Tzara, Leiris and Breton amongst others.
As the present work testifies, Lam's work during his residence in Paris displays a strong visual resemblance to Picasso's Africanizing works from 1906-07. He severely simplified his forms and reduced three-dimensional figures in a way similar to that of Picasso.
By 1938, the artist's work began to assume distinct characteristics based on African motifs. This is evident in works such as this gouache on paper, which exhibits an obvious but angular description of the human form. Lam began to capture the expressive quality present in African masks - similar to those he had seen in museums in Spain - with incised parallel lines as eyes, flat, geometricized bodies, teardrop-shaped heads, long, angular noses and oversized expressive hands and feet. He employed bold black outlines to define essential forms that emphasized geometrical planes. The entire form is rigorously minimalist; he has exorcised the superfluous and summarized the body through an almost uninterrupted fluid line that would endow his work with elegant structure.
Wifredo Lam decided to explore new means of imbuing these primitivizing forms with meaning relevant to his heritage, a meaning that differed fundamentally from those imposed on him by the Parisian avant-garde.
Sale room notice
Please kindly note that the work was mentioned and illustrated in the exhibition catalogue Lam Métis but not exhibited as stated in the catalogue.

Veuillez noter que l'œuvre est mentionnée et illustrée dans le catalogue de l'exposition Lam Métis mais n'a pas été exposé contrairement à ce qui est indiqué au catalogue.

Brought to you by

Tudor Davies
Tudor Davies

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