Friedensreich Hundertwasser (1928-2000)
Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more Provenant d'une collection privée autrichienne
Friedensreich Hundertwasser (1928-2000)

Bâteau Phénicien (Phoenician ship)

Details
Friedensreich Hundertwasser (1928-2000)
Bâteau Phénicien (Phoenician ship)
signé et daté deux fois et situé 'HUNDERTWASSER 1962 Wien Februar' (en bas à droite); signé, daté, situé, numéroté et inscrit '515 HUNDERTWASSER II. 1962 WIEN PHÖNIKISCHES SCHIFF- STARHEMBERG' (au dos)
aquarelle, tempera à l'oeuf et peinture à la feuille d'or sur vélin préparé à la craie et polyvinyl
71 x 81 cm.
Réalisé en 1962.

signed and dated twice and located 'HUNDERTWASSER 1962 Wien Februar' (lower right); signed, dated, located, numbered and inscribed '515 HUNDERTWASSER II. 1962 WIEN PHÖNIKISCHES SCHIFF- STARHEMBERG' (on the reverse)
watercolour, egg tempera and gold leaf painting on vellum lightly primed with chalk and polyvinyl
28 x 31 7/8 in.
Executed in 1962.
Provenance
Collection privée, Autriche (cadeau de l'artiste)
Puis par descendance au propriétaire actuel
Literature
in Hortulus, No. 63, St. Gallen, 1963 (illustré en couleurs).
in Expressen, 27 décembre, 1964, Stockholm (illustré).
in The Geijutsu-Shincho, avril 1966, Tokyo (illustré en couleurs).
F. Hundertwasser, Rainy day - Rainy Day - Jour de pluie, Munich, 1972, p. 85 (illustré en couleurs p. 80).
K. Sotriffer, At the intersection of the worlds - Thousand Years of Art in Austria, Vienne, 1985, No 153 (illustré en couleurs).
A. C. Fürst, Hundertwasser 1928-2000, Catalogue Raisonné, Vol. II, Cologne, 2002, No. 515 (illustré en couleurs p. 432).
in Parnass, No. 3, Vienne, 2011 p. 7 (illustré en couleurs).
Exhibited
Venise, XXXIè Biennale de Venise, 1962, No. 44.
Hanovre, Veranstaltet von der Kestner-Gesellschaft (mars-mai; p. 200); Berne, Kunsthalle (mai-juin); Hagen, Karl Ernst Osthaus Museum (juillet-août); Vienne, Museum des 20. Jahrhunderts (septembre-octobre; No. 104); Amsterdam, Stedelijk Museum (novembre-décembre); Stockholm, Moderna Museet (janvier-février; No. 91), Hundertwasser, 1964-1965.
Vienne, Internationales Studentenheim der Stadt Wien, 1968, No. 2 (prospectus).
Vienne, KunstHaus Wien, Hundertwasser-The Art of the Green Path, juillet-novembre 2011, No. 515, p. 214 (illustré en couleurs au catalogue d'exposition p. 139).
Vienne, Österreichische Galerie Belvedere, Orangerie, Hundertwasser, Japan and the avant-garde, mars-juin 2013 (illustré en couleurs au catalogue d'exposition p. 51).
Amstelveen, Cobra Museum, 2013-2014.
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
Post lot text
« Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,
L’eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend. »
“Sweeter than the flesh of tart apples to children,
the green water penetrated my pine hull and
purged me of vomit and the stain of blue wines,
scattering the rudder and grappling hooks.
Since then, I have bathed in the Poem of
the Sea, a milky way, infused with stars,
devouring the azure greens where, flotsam-pale and
ravished, drowned and pensive men float by.”
Arthur Rimbaud, Le bateau ivre

Pour Hundertwasser, artiste pluridisciplinaire tour à tour peintre, architecte ou performeur, « la ligne droite est athée et immorale ». Tout chez lui s’enroule et se déroule selon un agencement de l’espace en courbes et spirales. Ici, de part et d’autre d’une ligne de flottaison bleue qui tangue et parcourt la surface de gauche à droite, un Bateau phénicien déploie l’arrondi de sa coque dans un camaïeu de tons vifs – vert, orange, jaune, rose – souligné par une application de peinture dorée. Arrière et premier plans se confondent dans un réseau de traits qui se chevauchent et se contorsionnent comme autant de clapotis sur lesquels l’œil vient ricocher. Navigateurs hors pairs, les Phéniciens ont abondamment exploré le pourtour méditerranéen, et peut-être Hundertwasser s’est-il reconnu dans cette civilisation maritime, lui qui fit l’acquisition d’un vieux voilier en bois, qu’il restaura à Venise avant de le rebaptiser Regentag, et à bord duquel il arpenta à son tour les côtes de l’Adriatique.
Le recours à l’arrondi relève chez l’artiste d’une démarche philosophique : la sinuosité des courbes épouse les contours mêmes de la vie, contrairement à la morbide rigidité géométrique des lignes droites. En cela, le peintre fait sien le principe kantien selon lequel « dans un bois aussi courbe que celui dont est fait l'homme, on ne peut rien tailler de tout à fait droit ». Prônant une symbiose totale avec la nature, Hundertwasser utilise par conséquent son art – ses peintures comme ses réalisations architecturales – pour reconnecter l’homme à son environnement. Avec sa palette éclatante et ses proportions sphériques où chaque élément paraît danser dans l’espace, Bateau phénicien s’inscrit en plein dans cette entreprise de réenchantement du monde.
Hundertwasser, a multidisciplinary artist by turns painter, architect and performer, pronounced that “the straight line is atheistic and immoral”. His is a world where space is patterned into curves and spirals, coiling and unfurling around themselves. Here, intersected by a wavy blue waterline that undulates across the surface from left to right, a Phoenician Ship flaunts its chubby hull in an array of vibrant tones green, orange, yellow, deep pink accentuated by the application of gold paint. Background, middle- and foreground merge together in a lattice of wavy lines that lap and squirm over each other in ripples, so your eyes can only ricochet off. The Phoenicians were outstanding navigators and prolific explorers of the Mediterranean coastline.Perhaps Hundertwasser saw something of himself in this seafaring civilisation, having bought an old wooden sailboat that he restored in Venice before rechristening it Regentag and setting sail on it to survey the Adriatic coast.
The artists use of rounded shapes is a philosophical approach, in that the sinuousness of curves traces the very contours of life, in stark opposition to the morbid geometric rigidity of straight lines. In this, he is embracing Kants principle: from such crooked wood as that which man is made of, nothing straight can be fashioned”. Hundertwasser advocates complete symbiosis with nature, using his art both his paintings and his architectural constructions to reconnect humans to their environment. With its vivid palette and spherical proportions where every element seems to be dancing in space, Phoenician Ship perfectly illustrates this quest to re-inject natural wonder into the world.

Brought to you by

Laëtitia Bauduin
Laëtitia Bauduin

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