Arman (1928-2005)
Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more MATTHYS-COLLE/CTION
Arman (1928-2005)

Sans titre

Details
Arman (1928-2005)
Sans titre
signé et daté 'Arman 62' (en bas à droite)
violoncelle découpé et monté sur panneau peint
140 x 126 x 25 cm.
Réalisé en 1962.

signed and dated 'Arman 62' (lower right)
cut cello mounted on pained board
55 1/8 x 49 5/8 x 9 7/8 in.
Executed in 1962.
Provenance
Galerie Arditti, Paris
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel en 1962
Literature
D. Durand-Ruel, Arman Catalogue Raisonné, Volume 2 1960-1962, Paris, 1991, No. 303, p. 152 (illustré p.153).
Exhibited
Bruxelles, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Arman, février-mars 1966, No. 94.
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
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Post lot text
« Je voudrais stopper la vitesse, l'explosion, l'éclatement, pièces rapportées du temps, accidents précieux où le hasard est toujours le même et encore répété. »
I would like to stop the speed, the explosion, the breaking-apart, patches of time, precious accidents in which chance is always the same and repeated over and over again.”
Arman
Membre fondateur du groupe des Nouveaux Réalistes aux côtés des artistes Yves Klein, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques de la Villeglé, François Dufrêne, Raymond Hains et autour du critique Pierre Restany, Arman a fait sienne une certaine poétique de l’objet : objet déconstruit, éclaté, divisé, découpé, accumulé, mais objet toujours respecté: « dans ses gestes de destructions, Arman respecte l’objet qu’il détruit. La nouvelle signification qu’il lui donne obéit à sa finalité profonde d’objet. C’est pourquoi chacun des gestes de l’artiste est pleinement conscient et ce n’est que très exceptionnellement qu’il a recours au hasard.» (J. Lassaigne, introduction du catalogue d’exposition Arman, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, janvier-mars 1975, non paginé).
Sans titre est réalisé au cours d’une année décisive dans la carrière d’Arman : « à la fin de 1962, affirme-t-il ainsi, je possède toute la syntaxe de mon langage, je peux enfin parler » (Arman in Statement for catalogue raisonné 1960-1962). Cette année-là, en effet, il séjourne trois mois à Los Angeles pour préparer une exposition à la Dwan Gallery, il fréquente un temps la jeune artiste Yayoi Kusama, organise avec Pierre Restany l’inventaire des œuvres d’Yves Klein (qui décède en juin), passe du temps à Gstaad et à New York où il signe un contrat avec la prestigieuse galerie Sidney Jannis. Adossé à un panneau couvert de peinture rouge intense, Sans titre donne à voir un violoncelle découpé, offert au regard dans toute la crudité d’une dissection qui met à nu ses entrailles et, ce faisant, le démystifie et révèle sa nature-même d’objet manufacturé :« le Nouveau Réalisme d’Arman, c’est une façon de nous faire saisir mieux la réalité profonde des objets qui nous entourent » (U. Eco, « Les objets d’Arman » in catalogue de l’exposition Arman, Paris, Centre Pompidou, septembre 2010-janvier 2011, p. 39).
A founder member of the Nouveau Réalistes group established by art critic Pierre Restany, alongside artists Yves Klein, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques de la Villeglé, François Dufrêne and Raymond Hains, Arman embraced a certain poetry of the object. The object de-constructed, smashed, divided, sliced and accumulated but always respected: Arman respects the object that he is destroying in his destructive gestures. The new meaning that he gives it conforms to its true purpose as an object. Thats why each of the artists gestures is entirely conscious and why it is exceptionally rare that he resorts to chance.” (J. Lassaigne, introduction to the Arman exhibition catalogue, Musée dart moderne de la Ville de Paris, January-March 1975, non-paginated).
Untitled was produced during a career-defining year for Arman, who himself declared, at the end of 1962, I possess all the syntax of my language, finally I can speak” (Arman in Statement for catalogue raisonné 1960-1962). Indeed, that year he spent three months in Los Angeles, preparing for an exhibition at the Dwan Gallery, regularly saw the young artist Yayoi Kusama for a time, organised the inventory of Yves Kleins works with Pierre Restany (Klein died on 6 June 1962), and spent time in Gstaad and in New York, where he signed a contract with the prestigious Sidney Jannis Gallery. Mounted on a panel covered with intense red paint, Untitled shows a cello, sliced and laid bare to the viewer with all the crudeness of a dissection, exposing its innards and in the process, demystifying it
and revealing its true nature as a manufactured object: “Arman’s Nouveau Réalisme is a way of getting us to better grasp the true reality of the objects that surround us” (U. Eco, “Arman’s Objects” in the Arman exhibition catalogue, Paris, Centre Pompidou, September 2010 - January 2011, p. 39).

Brought to you by

Laëtitia Bauduin
Laëtitia Bauduin

Lot Essay

Cette oeuvre est enregistrée dans les archives de Madame Denyse Durand-Ruel sous le No. 22.
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