Martin Barré (1924-1993)
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Martin Barré (1924-1993)

90-91-126 x 126-B

Details
Martin Barré (1924-1993)
90-91-126 x 126-B
signé et titré 'M BARRÉ "90-91-126 x 126-B"' (au dos)
acrylique sur toile
126 x 126 cm.
Peint en 1990-1991.

signed and titled 'M BARRÉ "90-91-126 x 126-B"' (on the reverse)
acrylic on canvas
49 5/8 x 49 5/8 in.
Painted in 1990-1991.
Provenance
Galerie Nathalie Obadia, Paris
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel
Literature
Martin Barré, catalogue d'exposition, Centre Pompidou, Paris, 2020, p. 237 (illustré en couleurs p. 187).
Exhibited
Genève, Musée d'Art Moderne et Contemporain, Martin Barré, octobre 2019- février 2020.
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
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Etienne Sallon
Etienne Sallon

Lot Essay

Nous remercions Madame Michèle Barré de nous avoir confirmé l'authenticité de cette œuvre.
Cette œuvre sera inscrite au catalogue raisonné de Martin Barré actuellement en préparation sous la direction d'Yve-Alain Bois et Ann Hindry.

« – Vous êtes toujours resté fidèle aux formes géométriques. Que vous apporte-elles ? – Que voulez-vous qu’elles m’enlèvent ? »
Martin Barré

Figure majeure de l’abstraction française, Martin Barré est l’architecte d’une invention formelle qui met à nu les fondamentaux de la peinture, interrogeant format, geste et espace. Si son œuvre est régie par un système mariant règles géométriques et zones chromatiques, ce calcul est apaisé dans l’expérience de l’œuvre. Dans 90-91-126 x 126-B, le fond de la toile, peint d’un blanc légèrement teinté, arrête le regard. « Mon blanc, c’est ce qu’on appelle le blanc cassé, comme disent les peintres en bâtiment. Casser le blanc c’est une jolie expression », dans Casser le blanc, propos de Martin Barré recueillis par Henri-François Debailleux, Libération, 9 juillet 1993. Loin d’être une réserve, ce blanc cassé devient une forme travaillée, qui, articulé avec les figures colorées de la toile propose une méditation sur la peinture même. Le négatif prend ici toute sa place dans la poétique de l’artiste. La relation entre figure et fond est ainsi redéfinie, l’espace repensé.
Témoin une grande économie de la forme, le ciel pictural de 90-91-126 x 126-B est animé par trois éléments figuraux solidement ancrés aux bords de la toile. Ces triangles tronqués cernés de gris, font figure d’un vocabulaire de formes géométriques propre à l’artiste. Dans la série qui encapsule 90-91-126 x 126-B, l’unité chromatique est plus douce, proposant une harmonieuse coloration de l’espace.
Après Pierre Soulages, Simon Hantai, ou Ellsworth Kelly, Martin Barré fait l’objet d’une rétrospective-événement débutant au Centre Pompidou en octobre 2020. L’exposition est le second volet de la rétrospective tenue au MAMCO Genève en 2019 qui a fait montre de 90-91-126 x 126-B. Célébrant le travail de l’artiste, l’exposition du centre Pompidou retrace la carrière de Martin Barré, et assoit l’artiste comme un des peintres abstrait les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.

“– You have always been faithful to geometric shapes. What do they give you? – What would you have them take away from me?” Martin Barré, in response to Henri-François Debailleux, Libération, 1993

A major figure in French abstraction, Martin Barré is the architect of a formal invention that lays bare the fundamentals of painting, questioning format, gesture and space. Though his work is governed by a system that combines geometric rules and chromatic areas, calculations fade as one experiences the work. In 90-91-126 x 126-B, the canvas background, painted in a slightly tinted white, arrests the eye. “My white is what is referred to as off-white, a term used by painters in the construction industry. In French, it’s called ‘broken white’, a lovely expression,” in Casser le Blanc, comments from Martin Barré recorded by Henri-François Debailleux, Libération, 9 July 1993. Far from being a reserve, this off-white becomes a worked form which, when delineated by coloured figures on the canvas, invites a meditation on the paint itself. Here the negative takes its rightful place in the artist’s poetry. The relationship between the figure and the background is thus redefined and space is reconsidered.
Attesting to great economy of form, the pictorial sky in 90-91-126 x 126-B is enlivened by three figural elements firmly anchored to the edges of the canvas. These truncated triangles ringed in grey stand from a vocabulary of geometric shapes specific to the artist. In the series which encapsulates 90-91-126 x 126-B, the chromatic unit is softer, offering a harmonious colouring of the space.
After Pierre Soulages, Simon Hantaï and Ellsworth Kelly, Martin Barré is being featured in a major retrospective that will open at the Centre Pompidou in October 2020. The exhibit is the second chapter in the retrospective held at MAMCO Geneva in 2019 at which 90-91-126 x 126-B was shown. The exhibition at the Centre Pompidou celebrates the work of Martin Barré, tracing his career and establishing him as one of the most important abstract painters in the second half of the 20th century.

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