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BATAILLE, Georges
Éponine
Paris, Les Éditions de Minuit, 1949

PRÉCIEUX ENSEMBLE, COMPOSÉ D’UN EXEMPLAIRE DE TÊTE, AVEC ENVOI, ET DU MANUSCRIT AUTOGRAPHE ORIGINAL

ÉDITION ORIGINALE

In-12 (160 x 97 mm)
TIRAGE : un des 10 exemplaires de tête sur Lafuma pur fil des papeteries Navarre, celui-ci le n°8
ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ de Georges Bataille : « à Yves Breton. La vie est toujours trop difficile : c’est pourquoi nous devons toujours ruser, faire du langage un jeu d’attrappe [sic]. Avec toute la sympathie de Georges Bataille »
RELIURE SIGNÉE DE PIERRE-LUCIEN MARTIN, datée 1972. Veau ébène, chaque plats ornés d’un damier de carreaux de veau ébène et framboise, mosaïqué d'un décor symétrique et inversé de box irisé verni, lettre or sur le dos mosaïqué des mêmes veaux framboise et ébène, doublures et gardes de daim rouge, tranches dorées, couverture et dos conservés, chemise
PIÈCES JOINTES : dans un second volume se trouvent reliés les documents autographes suivants :
- MANUSCRIT AUTOGRAPHE : 1 page de titre bleue, 24 feuillets blancs, puis « Annexe au manuscrit original d’Éponine », 1 page de titre bleue, 8 feuillets blancs (208 x 135 mm), tous rédigés au recto à l’encre bleue. Les feuillets sont montés sous passe partouts.
Les manuscrits sont des versions de travail, abondamment raturées et corrigées, présentant quelques différences avec la version publiée aux Éditions de Minuit. Complétant les informations qu’il donnait dans la lettre à Breton, Bataille indique en nota bene : « les mots « L’Abbé C. ch. I » [présents sur le premier feuillet de texte proprement dit] ont été rajoutés lorsque j’ai commencé de poursuivre cette nouvelle pour en faire un véritable roman. Dans le roman imprimé, la partie Éponine (assez changée) fait d’ailleurs deux chapitres. J’ai joint en annexe la première suite que j’ai abandonnée d’abord, pour ne reprendre le tout en un seul manuscrit nouveau, un an après ».
- LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE de Georges Bataille à « Yves Breton, notaire à Carpentras », 2 pp. in-4 (258 x 205 mm), montée en tête du volume du manuscrit.
Cette lettre est riche de renseignements sur la genèse du texte : « Je ne sais si vous savez que j’ai écrit d’abord cette courte nouvelle, puis que l’ayant terminée, j’ai décidé de la poursuivre et d’en faire le roman qui a paru sous le titre de L’Abbé C. Mais Éponine écrit en 1948-49, je n’y ai tout d’abord ajouté que les quelques feuillets que j’ai joints en annexe. Je n’ai écrit le roman qu’un an plus tard (j’en ai donné le manuscrit où la partie Éponine est reprise en termes différents pour une part à mon ami le Dr. François° ».
RELIURE JANSÉNISTE DE PIERRE-LUCIEN MARTIN, datée 1972. Veau bordeaux, dos lisse avec lettre dorée, doublure de daim rouge, chemise. Les deux volumes (exemplaire et manuscrit) sont conservés dans un étui commun.
RÉFÉRENCE : Surya, Georges Bataille, la mort à l’œuvre, pp. 451-455.

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Adrien Legendre
Adrien Legendre Head of Department

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