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FÉTICHE KOZO KONGO
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FÉTICHE KOZO KONGO

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Details
FÉTICHE KOZO KONGO
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Long. 68 cm (26 ¾ in.)
Provenance
Collection Jacques Ulmann (*-1970), Paris
Philippe Ratton et Daniel Hourdé, Paris
Collection Michel Périnet (1930-2020), Paris, acquis en 1993
Post Lot Text
KONGO KOZO POWER FIGURE, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Director of the Department of Arts of Africa, Oceania and the Americas

Lot Essay

LE REDOUTABLE KOZO DES KONGO
par Bernard Dulon

Outre les très nombreuses statues et statuettes anthropomorphes, les différents groupes constituant la culture kongo ont également réalisé des oeuvres animalières.
Au sein de ce bestiaire sculpté assez restreint, les chiens ont toujours eu une place prépondérante car, traditionnellement, ils faisaient office d’intermédiaires entre le monde des vivants et celui des morts. Ainsi, selon certains récits kongo, il est dit que pour rejoindre le monde des ancêtres, il fallait traverser un étrange village peuplé uniquement de chiens. Ces animaux domestiques, capables par leur odorat et leur ouïe de voir et de débusquer ce que l’homme ne voit pas, ont tout naturellement acquis un rôle important dans l’art et la mythologie kongo.

L’essence même du fétiche (ou nkisi) kozo étant de trouver et frapper les personnes nuisibles coupables d’actes répréhensibles au premier rang desquelles se trouvaient les sorciers bandoki, on peut comprendre qu’il prit l’apparence d’un chien chasseur capable de traquer sans relâche et d’attraper sa proie. Si certains exemplaires de kozo ne possèdent qu’une seule tête, la plupart affichent une bicéphalie bien caractéristique qui multiplie symboliquement sa vigilance et son efficacité. On observe fréquemment l’adjonction de dents d’animaux dangereux fichées dans leur charge magique dorsale afin de souligner encore une fois la féroce efficacité de ce fétiche.

[…] Malgré leur très grande rareté, plusieurs collections muséales possèdent des kozo iconographiquement semblables à celui de la collection Périnet. A titre d’exemples, on peut évoquer le Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, le British Museum de Londres, le Musée Barbier-Mueller de Genève, le Musée du quai Branly - Jacques Chirac à Paris ou bien encore le World Museum de Liverpool.

Le kozo de la collection Périnet est couvert d’un grand nombre de lames et de clous de différentes générations, fer forgé et laiton, attestant de sa longue utilisation cultuelle. Son ancienne patine noire a été magnifiquement préservée et son reliquaire dorsal désacralisé, sans doute lors de la cession de la pièce par les autochtones. Ses pattes droites et raides sont tendues, comme à l’arrêt, et ses gueules hérissées de crocs impressionnants hurlent à la mort. Bien loin de la naïveté stylistique affichée par nombre de ses semblables, il est tragédie et donc il est humain.

THE FEARSOME KOZO OF THE KONGO
by Bernard Dulon

Besides a number of anthropomorphic statues and statuettes, the various groups that constitute the Kongo culture also crafted animal pieces.
Among this rather limited sculpted bestiary, dogs have always held a leading role, since they were traditionally considered the intermediaries between the world of the living and that of the dead. Thus certain Kongo legends have it that to join the world of the ancestors, it would be necessary to cross through a strange village populated only by dogs. These pets, able to flush out what man cannot see thanks to their exceptional senses of smell and hearing, quite naturally gained an important role in Kongo art and mythology.

The very essence of the kozo fetish (or nkisi) was to find and strike dangerous individuals capable of reprehensible acts. Foremost among these were bandoki witches. It can be understood that the spirit took on the appearance of a hunting dog able to relentlessly track and capture its prey. While certain kozo examples only have one head, most are very characteristically two-headed, symbolically increasing its vigilance and effectiveness. Many additionally have teeth from dangerous animals inserted into the magic loads that they carry on their backs, again emphasising the ferocious effectiveness of the fetish.

[…] Despite their extreme rarity, several museum collections possess kozo pieces with iconography similar to the one from the Périnet collection. Examples include the Royal Museum for Central Africa in Tervuren, the British Museum of London, the Barbier-Mueller Museum of Geneva, the quai Branly - Jacques Chirac Museum of Paris, and the World Museum of Liverpool.

The kozo of the Périnet collection is covered with a great number of blades and nails from different generations, in wrought iron and trade iron, attesting to its long cultural usage. Its ancient black patina was magnificently protected, and its dorsal reliquary was deconsecrated, probably when the piece was sold by the natives. The stiff, straight legs are stretched out, as if halting, and the mouths, which prickle with impressive fangs, appear to scream out death. Far from the stylistic naivety shown by many of its kind, this piece represents tragedy, and therefore humanity.
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