TÊTE OKVIK, DÉTROIT DE BÉRING
TÊTE VIEUX BÉRING II OU PUNUK, ÎLE SAINT-LAURENT

ALASKA

Details
TÊTE VIEUX BÉRING II OU PUNUK, ÎLE SAINT-LAURENT
ALASKA
Haut. 10.5 cm (4 1/8 in.)
Provenance
Collection Jeffrey Myers, acquis ca. 1980
Collection Harry Klamer, Ontario
Ronnie (Ron) Nasser (*-2020), New York
Collection Michel Périnet (1930-2020), Paris, acquis en 1982
Literature
Valluet, C., Regards visionnaires. Arts d'Afrique, d'Amérique, d'Asie du Sud-Est et d'Océanie, Milan, 2018, p. 149
Valluet, C., Collectors' Visions. Arts of Africa, Oceania, Southeast Asia and the Americas, Milan, 2019, p. 149
Further details
OLD BERING SEA II OR PUNUK HEAD, ST. LAWRENCE ISLAND, ALASKA
Sale room notice
Veuillez noter que l'attribution et la provenance de ce lot ont été complétées :
Please note that the attribution and the provenance of this piece have been corrected:

TÊTE VIEUX BÉRING II OU PUNUK, ÎLE SAINT-LAURENT, ALASKA
OLD BERING SEA II OR PUNUK HEAD, ST. LAWRENCE ISLAND, ALASKA

Collection Jeffrey Myers, acquis ca. 1980
Collection Harry Klamer, Ontario
Ronnie (Ron) Nasser (*-2020), New York
Collection Michel Périnet (1930-2020), Paris, acquis en 1982

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, Arts of Africa, Oceania & the Americas

Lot Essay

Parmi les découvertes marquantes qui ont jalonné les recherches sur l’origine de la culture esquimaude - depuis les années 1920 ‑ celle sur la culture Okvik est l’une des plus remarquables. Cette découverte survient grâce aux excavations faites, sur l’île Saint‑Laurent, par Otto Geist entre 1928 et 1936, et par Henry B. Collins dans les années 1920, sur les sites Okvik et Punuk. Par la suite, des traces de la culture Okvik seront également retrouvées sur le site de Ouélen sur la péninsule Tchoukotka, en Sibérie.

Suite aux importants travaux de Collins, et aux plus récentes analyses fondées sur la datation par le Carbone 14, une chronologie a pu être établie. Ils nous permettent aujourd’hui d’encadrer la tradition arctique par la succession et le chevauchement des cultures Vieux Béringien I, II, III - Okvik (en grande partie contemporaines), Birnirk, Punuk et Thulé. Force est de constater une continuité culturelle dont l’origine, datant de plus de 2000 ans, se situe au nord-est de la Sibérie et qui se répandit vers l’est pour devenir la base principale de la culture esquimaude moderne dans le nord de l’Alaska, au Groenland et dans une partie du Canada.

La tête okvik de la collection Michel Périnet est ainsi représentative d’une culture millénaire. Cette sculpture remarquable reflète la préoccupation des artistes okvikiens pour les représentations anthropomorphes, et notamment céphalomorphes, à l’inverse des sculpteurs des cultures Vieux Beringien et Ipiutak, plutôt centrés sur les représentations zoomorphes.

A l’instar de la plupart des oeuvres de cette période, la tête okvik-Périnet présente un aspect « fossilisé » et une patine brune foncée, résultat de siècles d’interaction chimique avec la matière organique profondément enfouie dans le sol.

Among the remarkable discoveries made during research into the origins of Eskimo culture since the 1920s, that of the Okvik culture is one of the most outstanding. The revelation was brought to light thanks to excavations performed by Otto Geist on Saint Lawrence Island between 1928 and 1936, and those by Henry B. Collins on the Okvik and Punuk sites in the 1920s. Subsequently, traces of the Okvik culture were also found on the Uwelen site on the Chukchi Peninsula of Siberia.

Through Collins’ extensive work, and the more recent analysis based on Carbon-14 dating, it has been possible to establish a timeline. Today, the framework for the Arctic tradition is pieced together through the succession and overlapping of the Old Bering Sea stages I, II and III - Okvik (largely contemporary), Birnirk, Punuk and Thule cultures. There is clearly a cultural continuity dating back more than 2,000 years which began in northeast Siberia and spread eastwards. The principal basis of the modern Eskimo culture took root in northern Alaska, Greenland and a portion of Canada.

The okvik head from the Michel Périnet collection therefore represents a culture that dates back millennia. This remarkable sculpture reflects the Okvik artists’ taste for anthropomorphic‑particularly cephalomorphic -representations, by contrast to the Old Bering Sea and Ipiutak sculptors, who preferred to focus on zoomorphic representations.

Likemost works from this period, the Périnet okvik head asserts a “fossilised” appearance and a dark brown patina resulting from centuries of chemical interaction with the organic material buried deep within the soil.

More from Collection Michel Périnet

View All
View All