Lot Essay
Ce guerrier touché et déchu, en même temps que sa monture, est à mettre en relation avec un sarcophage romain conservé au musée du Vatican (Sarcophage d’Achille et Penthésilée, reine des Amazones, Rome, musée Pio Clementino, 230-250 ap. J.C.). Le personnage de notre composition se situe à gauche de la jambe d’Achille, la tête ainsi tournée et les bras dissimulés par d’autres figures du bas-relief.
Bien qu’une ancienne mention ‘Franco’, pour Giovanni Battista Franco (1498-1561) soit inscrite au revers de la feuille, le dessin revient bien à l’artiste de Ferrare, Girolamo da Carpi (1501-1556). Différentes feuilles de l’artiste maniériste témoignent de son intérêt pour ce sarcophage antique. Un dessin de l’Albertina reprend l’amazone bras tendus et sein dénudé à l’extrême droite du sarcophage du Vatican. Une large feuille du musée Heylshof (Worms), quant à elle, illustre la partie gauche du sarcophage, avec de vraies libertés dans la disposition des membres et des boucliers des soldats (Himmelheber, op.cit., 2006, p. 252, ill). Cette dernière, autrefois attribuée à Giulio Romano (1499-1546) a été rendue à Carpi par Gisela Bergsträsser dans les années 1980 (Master Drawings 23⁄24, 1985⁄86, pp. 207-212).
La pose de guerrier réalisée par Carpi semble avoir également inspiré un dessin du Parmesan (1503-1540) reprenant presque à l’identique le guerrier tombé pour le métamorphoser en Christ ressuscité se levant, non d’un cheval, mais d’un tombeau esquissé (chez W.M. Brady & Co, New York, 2003). Cette feuille de Mazzola rappelle les liens qui unissaient ces deux artistes nord italiens.
Bien qu’une ancienne mention ‘Franco’, pour Giovanni Battista Franco (1498-1561) soit inscrite au revers de la feuille, le dessin revient bien à l’artiste de Ferrare, Girolamo da Carpi (1501-1556). Différentes feuilles de l’artiste maniériste témoignent de son intérêt pour ce sarcophage antique. Un dessin de l’Albertina reprend l’amazone bras tendus et sein dénudé à l’extrême droite du sarcophage du Vatican. Une large feuille du musée Heylshof (Worms), quant à elle, illustre la partie gauche du sarcophage, avec de vraies libertés dans la disposition des membres et des boucliers des soldats (Himmelheber, op.cit., 2006, p. 252, ill). Cette dernière, autrefois attribuée à Giulio Romano (1499-1546) a été rendue à Carpi par Gisela Bergsträsser dans les années 1980 (Master Drawings 23⁄24, 1985⁄86, pp. 207-212).
La pose de guerrier réalisée par Carpi semble avoir également inspiré un dessin du Parmesan (1503-1540) reprenant presque à l’identique le guerrier tombé pour le métamorphoser en Christ ressuscité se levant, non d’un cheval, mais d’un tombeau esquissé (chez W.M. Brady & Co, New York, 2003). Cette feuille de Mazzola rappelle les liens qui unissaient ces deux artistes nord italiens.
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