Lot Essay
Considéré comme un des plus prolifiques graveurs de son temps, Virgil Solis est une figure importante de la Renaissance nurembergeoise du milieu du XVIe siècle. Emigré durant sa jeunesse à Nuremberg, capitale de la gravure par excellence et cité native de Dürer, Solis a développé un atelier produisant des estampes dans les genres les plus variés faisant de son monogramme ‘VS’ une marque recherchée (I. O’Dell-Franke, Kupferstiche und Radierungen aus der Werkstatt Virgil Solis, Wiesbaden, 1977, p.14-15). Ce dessin peut être rapproché de deux gravures au burin figurant un tambour (Fig.1; Londres, British Museum, inv. 1850,0612.489 ; et Brunswick, Herzog Anton Ulrich Museum, inv. VSolis ABn3.124) : la présence d’un arbre à l’arrière-plan, la position des mains du musicien et les stries sur le fut de l’instrument sont autant de détails probants.
Venus d’Allemagne et des contreforts alpins pour combattre comme mercenaires durant les guerres d’Italie depuis la fin du XVème siècle, les lansquenets (de l’allemand ‘Landsknecht’, ‘valet de ferme’) ont durablement marqué les esprits. La représentation de ces soudards aux mœurs réputées licencieuses s’impose significativement comme un genre à part entière durant la première moitié du XVIe siècle. Systématiquement figurés en pied, de manière individuelle ou en petit groupe et suivant une typologie bien établie, ces images formaient des objets de collections prisés des amateurs de dessins et d’estampes.
Dans ce duo de fifre et de tambour, l’artiste transforme l’exubérance des vêtements de ses sujets en véritable terrain de jeu maniériste au service d’une mythologie germanique du lansquenet.
Rares sont les dessins de Virgil Solis mais la présente feuille peut etre rapprochée stylistiquement d'une Etude de lévrier, datée 1549, utilisant la même encre brune avec ces hachures ressérrées caractériqtiques et toujours la présence d'un sol végétalisé qui assoie la composition d'ensemble (New York, Metropolitan Museum of Art, inv. 2001.497; S. Alsteens, F. Spira, Dürer and Beyond: Central European Drawings in the Metropolitan Museum of Art, 1400-1700, cat. exp., The Metropolitan Museum of Art, New York, 2012, n° 37).
Fig. 1 V. Solis, Un lansquenet jouant du tambour, eau-forte, Londres, British Museum.
Venus d’Allemagne et des contreforts alpins pour combattre comme mercenaires durant les guerres d’Italie depuis la fin du XVème siècle, les lansquenets (de l’allemand ‘Landsknecht’, ‘valet de ferme’) ont durablement marqué les esprits. La représentation de ces soudards aux mœurs réputées licencieuses s’impose significativement comme un genre à part entière durant la première moitié du XVIe siècle. Systématiquement figurés en pied, de manière individuelle ou en petit groupe et suivant une typologie bien établie, ces images formaient des objets de collections prisés des amateurs de dessins et d’estampes.
Dans ce duo de fifre et de tambour, l’artiste transforme l’exubérance des vêtements de ses sujets en véritable terrain de jeu maniériste au service d’une mythologie germanique du lansquenet.
Rares sont les dessins de Virgil Solis mais la présente feuille peut etre rapprochée stylistiquement d'une Etude de lévrier, datée 1549, utilisant la même encre brune avec ces hachures ressérrées caractériqtiques et toujours la présence d'un sol végétalisé qui assoie la composition d'ensemble (New York, Metropolitan Museum of Art, inv. 2001.497; S. Alsteens, F. Spira, Dürer and Beyond: Central European Drawings in the Metropolitan Museum of Art, 1400-1700, cat. exp., The Metropolitan Museum of Art, New York, 2012, n° 37).
Fig. 1 V. Solis, Un lansquenet jouant du tambour, eau-forte, Londres, British Museum.
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