Lot Essay
Cette terre cuite représentant Vénus retenant Adonis a appartenu à plusieurs collections prestigieuses : le marquis de Biron (vente, 1914), Marcel Zambaux (vente, 1922), puis M. Augry, probablement Jules Augry, directeur de l’Imprimerie Georges Petit.
Ce thème mythologique, dans lequel Vénus tente d’empêcher son amant de partir à la chasse, consciente du danger qui le menace, est peu fréquent en sculpture. Sa rareté manifeste dans les Dictionnaire des sculpteurs de l’École française du XVIIIe siècle et Dictionnaire des sculpteurs de l’École française du XIXe siècle de Stanislas Lami le confirme. Quelques exemples existent néanmoins : Francesco Fanelli en propose une interprétation vers 1640 (Victoria and Albert Museum, inv. A.96-1956), Boizot le traite pour la manufacture de Sèvres, et Joseph Nollekens (1737-1823) en réalise également une version.
Cette iconographie permet de représenter à la fois le mouvement et le contact galant, Vénus retenant Adonis dans un geste tendre et passionné, ce qui explique son succès en peinture, et plus exceptionnellement la richesse plastique qu’elle offre aux sculpteurs. Au Salon de 1798, Étienne-Pierre Adrien Gois présente Adonis allant à la chasse et apercevant Vénus, attestant de l’intérêt, bien que rare pour ce sujet à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles.
Ce thème mythologique, dans lequel Vénus tente d’empêcher son amant de partir à la chasse, consciente du danger qui le menace, est peu fréquent en sculpture. Sa rareté manifeste dans les Dictionnaire des sculpteurs de l’École française du XVIIIe siècle et Dictionnaire des sculpteurs de l’École française du XIXe siècle de Stanislas Lami le confirme. Quelques exemples existent néanmoins : Francesco Fanelli en propose une interprétation vers 1640 (Victoria and Albert Museum, inv. A.96-1956), Boizot le traite pour la manufacture de Sèvres, et Joseph Nollekens (1737-1823) en réalise également une version.
Cette iconographie permet de représenter à la fois le mouvement et le contact galant, Vénus retenant Adonis dans un geste tendre et passionné, ce qui explique son succès en peinture, et plus exceptionnellement la richesse plastique qu’elle offre aux sculpteurs. Au Salon de 1798, Étienne-Pierre Adrien Gois présente Adonis allant à la chasse et apercevant Vénus, attestant de l’intérêt, bien que rare pour ce sujet à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles.
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