Lot Essay
Longtemps connu sous le nom de Francesco Fieravino, ce n’est qu’au début des années 2000 que le véritable nom du peintre, Noletti, fut découvert (voir G. et U. Bocchi, Pittori di natura morta a Roma. Artisti italiani 1630-1750, Viadana, 2005, p. 361). Surnommé il Maltese en raison de son origine maltaise, il demeure un artiste pour le moins mystérieux. Il laissa des traces infimes de son œuvre dans les sources contemporaines : un inventaire de la collection Barberini, dressé vers 1631, mentionne six tableaux peints par ‘le Maltais’ ; celui de Léopold-Guillaume de Habsbourg (1614-1662), rédigé en 1659, évoque une nature morte aux tapis de sa main. En 1666, l’architecte et historiographe André Félibien (1616-1695) note : ‘on estime [il Maltese] pour les tapis, les instruments de musique, les vases…’ (voir M. Gregori et al., La natura morta in Italia, Milan, 1989, II, p. 768).
Le corpus de l’artiste fut d’abord établi sur la base de deux gravures de Jacques Coelemans (1654-1732), d’après deux tableaux conservés dans la célèbre collection de Boyer d’Argens (1704-1771). Puis, en 2021, réapparut en vente le seul tableau portant ce que nous pensons être sa signature, aujourd’hui conservé au MUŻA à La Valette. Par son style, Noletti se rapproche des artistes bergamasques tels qu’Evaristo Baschenis (1617-1677) ou Bartolomeo Bettera (1639-après 1688). Notre tableau, qui se distingue par la complexité de sa composition et par ses dimensions importantes, témoigne du soin particulier que l’artiste apporte aux somptueux effets de matière. Il est indéniablement l’un des artistes les plus talentueux dans le rendu des tissus. Sa touche dansante fait scintiller la surface de l’œuvre et donne au spectateur la sensation d’être enveloppé dans un univers doux, riche et doré.
Le corpus de l’artiste fut d’abord établi sur la base de deux gravures de Jacques Coelemans (1654-1732), d’après deux tableaux conservés dans la célèbre collection de Boyer d’Argens (1704-1771). Puis, en 2021, réapparut en vente le seul tableau portant ce que nous pensons être sa signature, aujourd’hui conservé au MUŻA à La Valette. Par son style, Noletti se rapproche des artistes bergamasques tels qu’Evaristo Baschenis (1617-1677) ou Bartolomeo Bettera (1639-après 1688). Notre tableau, qui se distingue par la complexité de sa composition et par ses dimensions importantes, témoigne du soin particulier que l’artiste apporte aux somptueux effets de matière. Il est indéniablement l’un des artistes les plus talentueux dans le rendu des tissus. Sa touche dansante fait scintiller la surface de l’œuvre et donne au spectateur la sensation d’être enveloppé dans un univers doux, riche et doré.
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
