Lot Essay
The French maison of Boivin is associated with some of the most original and impeccably crafted jewellery of the 20th century. Founded by René Boivin in 1890, it produced unconventional designs that proved popular with aristocrats, artists and intellectuals, earning Boivin the sobriquet ‘jeweller of the intelligentsia’.
Inspired by distant lands, Art Deco architecture and exotic flora and fauna, its brightest and boldest designs emerged under the direction of René’s widow, Jeanne, who employed the talents of three remarkable designers, including the couple’s daughter, Germaine.
Born in 1864, René Boivin began his career at 17 as an apprentice goldsmith; by 1890, he had distinguished himself sufficiently as a designer and engraver to found his own workshop. Three years later, he married Jeanne Poiret, sister of the renowned couturier Paul Poiret, which introduced him to Parisian high society, and in 1905 he stopped designing for companies such as Mellerio and Boucheron to focus on private clients.
Boivin was one of the first jewellers of his generation to use semi-precious stones, laying the foundations for the company’s style of the 1930s and 1940s. The maison also crafted organic materials such as wood and coral.
The present collection of Jeanne-Marie de Broglie offers a remarkable insight into the later creative period of the House under the artistic direction of Marie-Caroline de Brosses. It includes five lots that perfectly illustrate Boivin's enduring creativity and technical virtuosity.
Among them, a magnificent necklace, designed in May 1981, combines natural pearls, cultured pearls, an impressive peridot of approximately 57 carats and diamonds in a bold yet harmonious composition.
Equally remarkable is a transformable set, designed in March 1970, comprising a brooch-pendant, a four-row necklace, a two-row choker and a bracelet. At its centre is an engraved topaz bearing the arms of the Radziwiłł family, formerly in the collection of Princess Anna-Maria Radziwiłł (1907-1995), which Boivin mounted especially for Jeanne-Marie de Broglie.
Completing this exceptional group is a striking coral sautoir, designed by Marie-Caroline de Brosses in the 1970s, demonstrating the Maison's continued fascination with sculptural forms and unconventional materials.
The house of René Boivin finally closed in the 1990s, but its jewels, beautiful, innovative and always ahead of their time, are perhaps more highly prized than ever.
La maison française Boivin est associée à certaines des créations joaillières les plus originales et les plus magistralement exécutées du XXᵉ siècle. Fondée par René Boivin en 1890, elle se distingua par des bijoux d'une audace peu commune, qui séduisirent aussi bien les aristocrates que les artistes et les intellectuels, valant à Boivin le surnom de « joaillier de l'intelligentsia ».
Inspirées de contrées lointaines, de l'architecture Art déco ainsi que d'une flore et d'une faune exotiques, les créations les plus emblématiques et les plus audacieuses de la Maison virent le jour sous la direction de Jeanne Boivin, veuve du fondateur. Elle s'entoura de trois créateurs de grand talent, parmi lesquels figurait leur fille, Germaine.
Né en 1864, René Boivin débute sa carrière à l'âge de dix-sept ans comme apprenti orfèvre. En 1890, il s'est déjà imposé comme dessinateur et graveur, au point de fonder son propre atelier. Trois ans plus tard, il épouse Jeanne Poiret, sœur du célèbre couturier Paul Poiret, une union qui lui ouvre les portes de la haute société parisienne. En 1905, il cesse de dessiner pour des maisons telles que Mellerio ou Boucheron afin de se consacrer exclusivement à une clientèle privée.
René Boivin figure parmi les premiers joailliers de sa génération à faire entrer les pierres fines dans la haute joaillerie, jetant ainsi les bases du style qui fera la renommée de la Maison dans les années 1930 et 1940. Fidèle à son esprit d'innovation, Boivin explore également l'emploi de matières organiques, telles que le bois ou le corail, enrichissant son vocabulaire esthétique de matériaux jusqu'alors rarement associés à la joaillerie.
La présente collection de Jeanne-Marie de Broglie offre un remarquable témoignage de la période de maturité créative de la Maison, sous la direction artistique de Marie-Caroline de Brosses. Elle réunit cinq lots qui illustrent avec éclat la créativité intacte et la virtuosité technique de Boivin.
Parmi eux, un somptueux collier, dessiné en mai 1981, associe des perles fines, des perles de culture, un imposant péridot d'environ 57 carats et des diamants dans une composition aussi audacieuse qu'harmonieuse.
Tout aussi remarquable, une parure transformable, conçue en mars 1970, comprend une broche-pendentif, un collier à quatre rangs, un collier ras-de-cou à deux rangs et un bracelet. Son élément central est une topaze gravée aux armoiries de la famille Radziwiłł, autrefois conservée dans la collection de la princesse Anna-Maria Radziwiłł (1907-1995), que Boivin monta spécialement pour Jeanne-Marie de Broglie.
Cet ensemble exceptionnel est complété par un spectaculaire sautoir de corail, dessiné par Marie-Caroline de Brosses dans les années 1970, qui témoigne de l'intérêt constant de la Maison pour les formes sculpturales et les matériaux les plus inattendus.
La maison René Boivin ferme définitivement ses portes dans les années 1990. Ses créations, d'une beauté intemporelle, d'une inventivité sans cesse renouvelée et constamment en avance sur leur époque, n'en sont aujourd'hui que plus recherchées.
Inspired by distant lands, Art Deco architecture and exotic flora and fauna, its brightest and boldest designs emerged under the direction of René’s widow, Jeanne, who employed the talents of three remarkable designers, including the couple’s daughter, Germaine.
Born in 1864, René Boivin began his career at 17 as an apprentice goldsmith; by 1890, he had distinguished himself sufficiently as a designer and engraver to found his own workshop. Three years later, he married Jeanne Poiret, sister of the renowned couturier Paul Poiret, which introduced him to Parisian high society, and in 1905 he stopped designing for companies such as Mellerio and Boucheron to focus on private clients.
Boivin was one of the first jewellers of his generation to use semi-precious stones, laying the foundations for the company’s style of the 1930s and 1940s. The maison also crafted organic materials such as wood and coral.
The present collection of Jeanne-Marie de Broglie offers a remarkable insight into the later creative period of the House under the artistic direction of Marie-Caroline de Brosses. It includes five lots that perfectly illustrate Boivin's enduring creativity and technical virtuosity.
Among them, a magnificent necklace, designed in May 1981, combines natural pearls, cultured pearls, an impressive peridot of approximately 57 carats and diamonds in a bold yet harmonious composition.
Equally remarkable is a transformable set, designed in March 1970, comprising a brooch-pendant, a four-row necklace, a two-row choker and a bracelet. At its centre is an engraved topaz bearing the arms of the Radziwiłł family, formerly in the collection of Princess Anna-Maria Radziwiłł (1907-1995), which Boivin mounted especially for Jeanne-Marie de Broglie.
Completing this exceptional group is a striking coral sautoir, designed by Marie-Caroline de Brosses in the 1970s, demonstrating the Maison's continued fascination with sculptural forms and unconventional materials.
The house of René Boivin finally closed in the 1990s, but its jewels, beautiful, innovative and always ahead of their time, are perhaps more highly prized than ever.
La maison française Boivin est associée à certaines des créations joaillières les plus originales et les plus magistralement exécutées du XXᵉ siècle. Fondée par René Boivin en 1890, elle se distingua par des bijoux d'une audace peu commune, qui séduisirent aussi bien les aristocrates que les artistes et les intellectuels, valant à Boivin le surnom de « joaillier de l'intelligentsia ».
Inspirées de contrées lointaines, de l'architecture Art déco ainsi que d'une flore et d'une faune exotiques, les créations les plus emblématiques et les plus audacieuses de la Maison virent le jour sous la direction de Jeanne Boivin, veuve du fondateur. Elle s'entoura de trois créateurs de grand talent, parmi lesquels figurait leur fille, Germaine.
Né en 1864, René Boivin débute sa carrière à l'âge de dix-sept ans comme apprenti orfèvre. En 1890, il s'est déjà imposé comme dessinateur et graveur, au point de fonder son propre atelier. Trois ans plus tard, il épouse Jeanne Poiret, sœur du célèbre couturier Paul Poiret, une union qui lui ouvre les portes de la haute société parisienne. En 1905, il cesse de dessiner pour des maisons telles que Mellerio ou Boucheron afin de se consacrer exclusivement à une clientèle privée.
René Boivin figure parmi les premiers joailliers de sa génération à faire entrer les pierres fines dans la haute joaillerie, jetant ainsi les bases du style qui fera la renommée de la Maison dans les années 1930 et 1940. Fidèle à son esprit d'innovation, Boivin explore également l'emploi de matières organiques, telles que le bois ou le corail, enrichissant son vocabulaire esthétique de matériaux jusqu'alors rarement associés à la joaillerie.
La présente collection de Jeanne-Marie de Broglie offre un remarquable témoignage de la période de maturité créative de la Maison, sous la direction artistique de Marie-Caroline de Brosses. Elle réunit cinq lots qui illustrent avec éclat la créativité intacte et la virtuosité technique de Boivin.
Parmi eux, un somptueux collier, dessiné en mai 1981, associe des perles fines, des perles de culture, un imposant péridot d'environ 57 carats et des diamants dans une composition aussi audacieuse qu'harmonieuse.
Tout aussi remarquable, une parure transformable, conçue en mars 1970, comprend une broche-pendentif, un collier à quatre rangs, un collier ras-de-cou à deux rangs et un bracelet. Son élément central est une topaze gravée aux armoiries de la famille Radziwiłł, autrefois conservée dans la collection de la princesse Anna-Maria Radziwiłł (1907-1995), que Boivin monta spécialement pour Jeanne-Marie de Broglie.
Cet ensemble exceptionnel est complété par un spectaculaire sautoir de corail, dessiné par Marie-Caroline de Brosses dans les années 1970, qui témoigne de l'intérêt constant de la Maison pour les formes sculpturales et les matériaux les plus inattendus.
La maison René Boivin ferme définitivement ses portes dans les années 1990. Ses créations, d'une beauté intemporelle, d'une inventivité sans cesse renouvelée et constamment en avance sur leur époque, n'en sont aujourd'hui que plus recherchées.
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