Claude Monet (1840-1926)
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Trois pots de tulipes

Details
Claude Monet (1840-1926)
Trois pots de tulipes
signé ‘Claude. Monet’ (en bas à droite)
huile sur toile
51.3 x 36.7 cm.
Peint en 1885

signed ‘Claude. Monet’ (lower right)
oil on canvas
20 ¼ x 14 3⁄8 in.
Painted in 1885
Provenance
Paul Durand-Ruel, Paris (commandé à l'artiste en 1882 et acheté à l’artiste par Durand-Ruel en 1885).
Par descendance au propriétaire actuel.
Literature
G. Lecomte, L’art impressionniste d'après la collection privée de M. Durand-Ruel, Paris, 1892, p. 198.
L. Werth, Claude Monet, Paris, 1928, pl. 46 (illustré; titré 'Tulipes' et daté '1890').
D. Wildenstein, Claude Monet: Biographie et catalogue raisonné, 1882-1886, Lausanne, 1979, vol. II, p. 144, no. 941 (illustré sur sa porte d'origine et illustré à nouveau, p. 145).
D. Wildenstein, Monet: Catalogue raisonné, Cologne, 1996, vol. II, p. 350, no. 941 (illustré sur sa porte d'origine et illustré à nouveau, p. 351).
Exhibited
Paris, Galerie Durand-Ruel, Claude Monet, janvier-février 1970, no. 34 (illustré; titré 'Tulipes' et daté '1883-1884').
Tokyo, Siebu Gallery; Kyoto, Municipal Museum et Fukuoka, Cultural Centre, Claude Monet, mars 1973, no. 43 (illustré en couleurs).
Further Details
Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné en ligne de l'œuvre de Claude Monet actuellement en préparation par le Wildenstein Plattner Institute.
Sale Room Notice
Veuillez noter que ce lot, qui était marqué par un cercle dans le catalogue, est soumis à une garantie de prix minimum et a été financé avec l’aide d’un tiers qui enchérit sur ce lot et peut recevoir une rémunération de Christie’s.
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Brought to you by

Antoine Lebouteiller
Antoine Lebouteiller International Specialist

Lot Essay

Trois pots de tulipes appartient à un ensemble d’au moins trente-six toiles que Monet réalisa entre 1882 et 1885 pour Paul Durand-Ruel. En mai 1882, le marchand parisien lui commanda cette série afin d’orner les panneaux de porte de son appartement situé au 35, rue de Rome, à Paris. Cette commande intervint à un moment charnière de la carrière artistique de Monet, entre ses deux séjours à Pourville en 1882). L’année précédente, Durand-Ruel avait obtenu une importante avance de fonds auprès de la banque de l’Union Générale à Paris, qui lui avait permis de reprendre, pour la première fois depuis 1873, ses achats massifs auprès des impressionnistes. Ce soutien renouvelé de Durand-Ruel transforma la situation financière de Monet. Les trois premières années que l’artiste avait passées à Vétheuil, de 1878 à 1880, avaient été marquées par de graves difficultés financières. En 1881, en revanche, les seuls revenus que lui procura Durand-Ruel s’élevèrent à près de vingt mille francs, soit environ trois fois le loyer annuel de sa maison de Vétheuil. Les versements réguliers de Durand-Ruel, qui se poursuivirent jusqu’en 1885, permirent à Monet d’entreprendre les nombreux voyages de cette période, tant sur la côte normande qu’en Méditerranée. Cette stabilité financière lui permit également de s’installer d’abord à Poissy, en décembre 1881, puis à Giverny, en avril 1883, où il créa son légendaire jardin d’eau.

À l’occasion de l’exposition organisée en 2015 par le Philadelphia Museum of Art, qui mettait en lumière les liens entre Paul Durand-Ruel et ses artistes, le catalogue décrivait ainsi cette commande : « L’ensemble comprenait trente-six peintures sur toile, dont trente devaient être montées sur cinq portes à double battant afin de décorer l’appartement de Paul Durand-Ruel. Chaque porte suivait le même agencement : la partie supérieure était constituée de deux grands panneaux verticaux ; deux petits panneaux horizontaux occupaient le centre, tandis que deux panneaux presque carrés prenaient place dans la partie inférieure. Chaque panneau était traité comme un tableau autonome » (Discovering the Impressionists, Paul Durand-Ruel and the New Painting, cat. exp., Philadelphia Museum of Art, 2015, p. 254).

Comme l’explique Paul Tucker dans sa biographie de Monet, cette commande fut « l’une des principales préoccupations de l’artiste entre 1882 et 1885 » et les peintures étaient « charmantes, somptueusement peintes et souvent très novatrices » (Claude Monet: Life and Art, New Haven, 1995, p. 122). La série comprenait vingt-neuf natures mortes de fleurs et sept représentations de fruits ; elle fut installée en 1885 sur les six portes à double battant du grand salon de Durand-Ruel (Wildenstein, nos. 919-954). Trois pots de tulipes, qui représente trois pots en terre cuite - l’un contenant deux tulipes rouges, un autre une tulipe blanche et le troisième, semble-t-il, un chrysanthème jaune ou un dahlia - fut placé dans la partie inférieure gauche de la porte D. Quatre autres natures mortes furent acquises par Durand-Ruel à la même époque, mais ne semblent pas avoir été utilisées pour décorer les portes (Wildenstein, nos. 955-958). Pris dans leur ensemble, ces panneaux constituent l’exploration la plus approfondie du genre de la nature morte à laquelle Monet se soit livré au cours de sa carrière. Comme l’écrit John House, « ses explorations de ce sujet comptent parmi les natures mortes les plus somptueuses produites par le groupe impressionniste, mais aussi parmi les remises en question les plus radicales d’une longue tradition de la nature morte » (Monet: Nature into Art, New Haven, 1986, p. 43).

Monet se mit à travailler aux panneaux destinés à Durand-Ruel dès qu’il reçut la commande, au printemps 1882, pressé par son mécène qui, dans une lettre datée du 24 mai 1882, s’enquérait déjà de l’avancement de son travail : « Avez-vous fait des fleurs comme je vous en avais prié ? Avez-vous commencé mes toiles pour la salle à manger de la rue de Rome ? » Deux jours plus tard, Durand-Ruel lui écrivit à nouveau : « Je compte toujours sur vous pour me faire mes petits panneaux de porte le plus tôt qu’il vous sera possible. (...) Vous avez des fleurs et des arbres superbes devant les yeux à cette époque de l’année. » Le projet se révéla toutefois plus lent et plus difficile que Monet ne l’avait prévu, et en décembre, il n’avait achevé que deux petits panneaux. Durant les trois années passées à Vétheuil, l’artiste s’était beaucoup consacré à la nature morte, en partie parce que ses œuvres dans ce genre, et notamment ses compositions florales, se vendaient aisément et atteignaient alors des prix plus élevés que ses paysages. Il n’avait cependant jamais encore été confronté à la nécessité de penser en termes de vaste ensemble décoratif, et l’impatience de Durand-Ruel à recevoir les panneaux exerçait sur lui une pression supplémentaire à laquelle il était peu habitué.

Au printemps et à l’été 1883, après son installation à Giverny, Monet travailla sans relâche à ce projet, sous la pression de Durand-Ruel, qui lui envoyait des vases destinés à ses compositions florales. Dans une lettre adressée au critique Théodore Duret en septembre 1883, Monet explique que le mauvais temps a interrompu son travail de paysagiste et ajoute qu’il profite des jours de pluie pour travailler à « une série de panneaux de salle à manger pour Durand-Ruel ». Son autre grande préoccupation durant cette période était d’aménager les jardins de Giverny, qui lui fournissaient les fleurs qu’il peignait. Une part importante de l’ensemble décoratif, notamment tous les grands panneaux verticaux destinés à la partie supérieure des portes, fut livrée avant la fin de l’année 1883, précédant le départ de Monet pour un séjour de trois mois à Bordighera, sur la Riviera italienne. À son retour à Giverny, en avril 1884, il reprit son travail sur la commande de Durand-Ruel ; l’ensemble fut achevé et installé avant la fin de l’année suivante. Dans une lettre de mars 1885, Monet se plaignit à Durand-Ruel des efforts acharnés que lui avait coûtés cette commande : « Je viens de passer encore toute une semaine à vos panneaux. Une semaine de rage à rendre fou, recommençant, grattant, crevant mes toiles » (Monet à Durand-Ruel, lettre du 14 mars 1885, citée dans Paul Durand-Ruel and The New Painting: Discovering the Impressionists, cat. exp., Philadelphia Museum of Art, 2015, p. 254). Les trente-six panneaux demeurèrent en place dans la salle à manger de Durand-Ruel jusqu’en 1922, date à laquelle ils furent transférés dans l’appartement de son fils Georges, rue Jouffroy à Paris.

Que Monet ait choisi des motifs floraux pour la majorité des panneaux de cet ensemble n’a rien de surprenant. La passion de l’artiste pour les fleurs est légendaire, et celles-ci constituèrent un thème majeur de son œuvre, depuis ses débuts jusqu’à la fin de sa carrière. Il déclara ainsi un jour : « Je dois peut-être aux fleurs d’être devenu peintre » (cité dans P. Tucker, op. cit., p. 178), et affirma à une autre occasion : « Ce dont j’ai le plus besoin, ce sont des fleurs, toujours, toujours » (cité dans R. Gordon et A. Forge, Monet, New York, 1983, p. 199). Dans la présente toile, Monet confère presque une personnalité aux tulipes rouges et blanches - une fleur dont il devait explorer plus pleinement le motif lors de son voyage en Hollande en avril 1886 -, qui prennent l’allure d’élégantes silhouettes féminines dansant devant le grand chrysanthème jaune qui les domine. Leurs mouvements sont contenus par les modestes pots en terre cuite qui les rivent à la terre. Le dynamisme de cette nature morte contraste fortement avec la composition beaucoup plus statique et conventionnelle, de tulipes rouges et blanches disposées dans un vase sur le panneau situé à gauche de Trois pots de tulipes sur la porte D (Vase de tulipes, 1885 ; collection particulière). Le point de vue légèrement surélevé et de trois quarts adopté par Monet dans Trois pots de tulipes instaure un sentiment d’intimité, de proximité, voire de dialogue avec les fleurs, par opposition à la vision plus frontale et neutre de Vase de tulipes.

Après avoir achevé les panneaux de Durand-Ruel en 1885, Monet se détourna progressivement de la nature morte, tout en continuant d’accorder une attention constante aux jardins de Giverny, dont il devait tirer une inspiration considérable jusqu’à la fin de sa vie. Il consacrait désormais davantage de temps, dans son atelier, à retoucher les tableaux peints en plein air ; les jours de pluie, autrefois propices à la peinture de fleurs, lui offraient désormais l’occasion de se consacrer au travail de plus en plus complexe que nécessitait l’achèvement de ses paysages. Par ailleurs, la commande des portes de Durand-Ruel constituait de fait la première commande d’envergure menée à bien par Monet. En 1876, le riche homme d’affaires Ernest Hoschedé lui avait commandé une série de grands panneaux destinés à décorer sa demeure, le château de Rottembourg à Montgeron. Le projet ne fut jamais achevé en raison de la faillite d’Hoschedé en 1877, qui le contraignit à vendre le château avant même la livraison des panneaux. Ainsi, la commande passée par Durand-Ruel en 1882 révèle un Monet qui ne pense plus seulement en peintre de tableaux individuels, mais en artiste concevant un environnement visuel intégré - conception qui trouvera son aboutissement dans les cycles décoratifs immersifs des Grandes Décorations (Les Nymphéas), commandés par l’État français après la Première Guerre mondiale et installés à l’Orangerie en 1927, un an après la mort de l’artiste.

Trois pots de tulipes is part of a group of at least 36 canvases that Monet executed in 1882-1885 for Paul Durand-Ruel. The Parisian dealer commissioned him this series in May 1882 to decorate the door panels in his apartment located 35 rue de Rome in Paris. The commission fell upon Monet at a key moment of his artistic career, in between his two 1882 Pourville excursions. The previous year, Durand-Ruel had collected a substantial cash advance from the Union Générale bank in Paris, which enabled him to resume buying from the Impressionists on a massive scale for the first time since 1873. Durand-Ruel's renewed support transformed Monet's finances. The first three years that the artist had spent at Vétheuil, from 1878 through 1880, had been marked by great financial hardship. In 1881, by contrast, his income from Durand-Ruel alone was nearly twenty thousand francs, roughly three times the yearly rent on his Vétheuil house. Durand-Ruel's regular payments, which continued through 1885, made possible Monet's extensive travels of this period, both on the Normandy Coast and the Mediterranean. This financial stability also enabled Monet to move first to Poissy in December 1881 and then to Giverny in April 1883, where he created his legendary water garden.

When the Philadelphia Museum of Art held an exhibition back in 2015, shedding light on the relationship between Paul Durand-Ruel and his artists, the exhibition catalogue provided the following description of this commission: ‘The set comprised 36 paintings on canvas, of which 30 would be mounted onto five double doors to decorate Paul Durand-Ruel's apartment. Each door followed the same pattern: the upper section was formed by two large vertical panels; two small horizontal panels lay in the center, and two almost square panels fitted at the bottom. Each panel was treated as an individual picture’ (Discovering the Impressionists, Paul Durand-Ruel and the New Painting, exhibition catalogue, Philadelphia Museum of Art, 2015, p. 254).
As described by Paul Tucker in his biography of Monet, the commission was ‘one of the artist's major preoccupations between 1882 and 1885’ and the paintings were ‘charming, lusciously painted, and often quite novel’ (Claude Monet: Life and Art, New Haven, 1995, p. 122). This series included twenty-nine flower still-lives and seven images of fruit, and were hung in 1885 on the six double doors in Durand-Ruel's large drawing-room (Wildenstein, nos. 919-954). Trois pots de tulipes, which depicts three terracotta pots – one with two red tulips, another with a white tulip and the third seems to be a yellow chrysanthemum or dahlia - was installed at the bottom left of Door D. Four additional still-lives were acquired by Durand-Ruel at the same time, but do not seem to have been used to decorate the doors (Wildenstein, nos. 955-958). Together, the panels constitute Monet's most sustained investigation of the still-life genre in his entire career. John House has written, ‘his explorations of this subject include some of the most lavish still-lives produced by the Impressionist group, and some of the most radical challenges to a long-standing still-life tradition’ (Monet: Nature into Art, New Haven, 1986, p. 43).

Monet set to work on the panels for Durand-Ruel immediately upon receiving the commission in the spring of 1882, urged by his eager art patron in a letter dated 24 May 1882 who was already enquiring him on his progress, ‘have you painted the flowers as I asked you? Have you begun my canvases for the dining room in the rue de Rome?'. Two days later, Durand-Ruel wrote to him again, ‘I am still counting on you to paint my little door panels as soon as you can (…) You have magnificent flowers and trees before your eyes at this season of the year’. Yet the project proved slower and more difficult than he had foreseen, and he had completed only two small panels by December. The artist had worked extensively in still-life during his three years at Vétheuil, in part because his efforts in this genre, particularly the floral compositions, were readily salable and yielded higher prices in this period than his landscapes. However, the problem of thinking in terms of a large decorative ensemble was one that he had not previously faced, and Durand-Ruel's impatience for the panels placed an additional unfamiliar pressure on him. In the spring and summer of 1883, following his move to Giverny, Monet worked relentlessly on the project, pressurized by Durand-Ruel, who sent him vases for the still-life bouquets. In a letter to the critic Théodore Duret in September 1883, Monet explains that bad weather has interrupted his landscape painting and adds that he is using the rainy days to work on ‘a series of dining-room panels for Durand-Ruel’. His other main preoccupation during this period was to get the gardens at Giverny in order, providing him with blossoms for painting. A substantial part of the decorative ensemble, including all of the large vertical panels for the upper part of the doors, was delivered by the end of 1883, before Monet departed for a three-month sojourn in Bordighera on the Italian Riviera. He resumed work on the commission for Durand-Ruel upon his return to Giverny in April 1884, and the entire ensemble was completed and installed by the end of the following year. Monet complained to Durand-Ruel of his relentless efforts invested in his commission in March 1885, writing ‘I've just spent a whole week on your panels. A week of maddening rage, restarting, scratching, puncturing my canvases’ (Monet to Durand-Ruel in a letter dated March 14, 1885 quoted in Paul Durand-Ruel and The New Painting: Discovering the Impressionists, exh. cat., Philadelphia Museum of Art, 2015, p. 254). The thirty-six panels remained in place in Durand-Ruel's dining room until 1922, when they were transferred to the apartment of the dealer's son Georges on rue Jouffroy in Paris.

That Monet selected floral motifs for the majority of the panels in the ensemble is not surprising. The artist's passion for flowers is legendary, and they constituted a major theme of his work from his earliest days to the end of his career. Indeed, he once said, ‘I perhaps owe it to flowers for having become a painter’ (quoted in P. Tucker, op. cit., p. 178), and on another occasion declared, ‘What I need most of all are flowers, always, always’ (quoted in R. Gordon and A. Forge, Monet, New York, 1983, p. 199). In the present canvas, Monet’s almost personifying representation of the red and white tulips – a flower he discovered more thoroughly during his Holland trip in April 1886 – make them look like elegant dancing female figures, performing for the towering yellow chrysanthemum. Their movements are constrained by the humble terracotta pots that lock them into the earth. This still-life’s dynamism strongly contrasts with the very static, conventional red and white tulip arrangement in a vase decorating the door panel to the left of Trois pots de tulipes on Door D (Vase de tulipes, 1885; Private collection; SEE COMP…). The slightly elevated three-quarter view angle that Monet used for Trois pots de tulipes conveys a sense of intimacy, closeness and even dialogue with the flowers, as opposed to the more frontal and neutral view used for Vase de Tulipes.

Following his completion of the Durand-Ruel panels in 1885, Monet's interest in still-life waned, though he continued to lavish attention on his gardens at Giverny and to draw wide-reaching inspiration from them for the remainder of his life. He was now spending more time in his studio retouching his outdoor paintings, and the rainy days that had previously suited flower painting instead became an opportune moment for the increasingly complex business of finishing his landscapes. Moreover, the Durand-Ruel door commission was effectively Monet’s first significant commission. In 1876, the wealthy businessman Ernest Hoschédé had commissioned Monet a series of large panels to decorate his home, the Rottembourg Château in Montgeron . The project was never completed following Hoschédé’s bankruptcy in 1877, forcing him to sell the castle even before the delivery of the panels. As such, the Durand-Ruel 1882 commission reveal Monet thinking not just as a painter of individual canvases but as an artist designing an integrated visual environment—a concept that would culminate in the immersive decorative cycles of the Grandes Décorations (Les Nymphéas), commissioned by the French state after the First World War and installed in the Orangerie a year after the artist’s death in 1927.

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