Lot Essay
Renommé et reconnu par ses pairs en son temps, Juan van der Hamen y León (1596-1631) est l’un des fidèles représentants du genre des bodegones en Espagne au XVIIe siècle. Issu d'une famille d'origine flamande, il conserve l’esthétique des pays nordiques en intégrant biscuits et friandises dans ses compositions mais adopte progressivement les codes madrilènes et espagnols des natures mortes initiés par Juan Sánchez Cotán (1560-1627) .
Sur un sobre entablement de pierre, l’artiste dispose avec soin des friandises et confiseries dans une corbeille en vannerie, flanquée de part et d’autre de petites boîtes de bois et de pots de confiture ou liqueur. Ces motifs sont régulièrement employés et déclinés par Juan van der Hamen y León tout au long de sa carrière à l’image du pot de confiture sur les boîtes de bois clair qui deviennent le sujet principal de la Nature morte : petites boîtes de bonbons du musée des Beaux-Arts de Grenade en Espagne (fig. 1, inv. CE0484). Chaque nature morte, individualisée, devient une œuvre d’art autonome que le peintre met à profit au cours d’exercices de style pour capter et retranscrire sur la toile le rendu des matières et de la lumière.
Ce sont les contrastes de textures et de lumière que convoite le peintre : la froideur de l’entablement de pierre et la raideur des fibres de la corbeille s’opposent aux fruits sirupeux conservés dans les pots en verre, à la sucrosité du coing confit ou encore au moelleux des petits gâteaux. Plusieurs variantes de notre composition sont connues, empruntant les même motifs et remaniant minutieusement leur organisation dans la scène. Le musée du Prado à Madrid conserve une version semblable à la nôtre, elle-même également datée de 1622 (inv. P007743).
Sur un sobre entablement de pierre, l’artiste dispose avec soin des friandises et confiseries dans une corbeille en vannerie, flanquée de part et d’autre de petites boîtes de bois et de pots de confiture ou liqueur. Ces motifs sont régulièrement employés et déclinés par Juan van der Hamen y León tout au long de sa carrière à l’image du pot de confiture sur les boîtes de bois clair qui deviennent le sujet principal de la Nature morte : petites boîtes de bonbons du musée des Beaux-Arts de Grenade en Espagne (fig. 1, inv. CE0484). Chaque nature morte, individualisée, devient une œuvre d’art autonome que le peintre met à profit au cours d’exercices de style pour capter et retranscrire sur la toile le rendu des matières et de la lumière.
Ce sont les contrastes de textures et de lumière que convoite le peintre : la froideur de l’entablement de pierre et la raideur des fibres de la corbeille s’opposent aux fruits sirupeux conservés dans les pots en verre, à la sucrosité du coing confit ou encore au moelleux des petits gâteaux. Plusieurs variantes de notre composition sont connues, empruntant les même motifs et remaniant minutieusement leur organisation dans la scène. Le musée du Prado à Madrid conserve une version semblable à la nôtre, elle-même également datée de 1622 (inv. P007743).
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