Lot Essay
Cette paire de vases illustre parfaitement la rencontre entre le goût pour les porcelaines asiatiques montées et l'esthétique néoclassique en plein essor dans la seconde moitié du XVIIIe siècle à Paris. Fruit d’un subtil dialogue entre traditions asiatiques et vocabulaire antique, elle témoigne vraisemblablement de l’intervention d’un marchand-mercier, capable d’associer une porcelaine chinoise de grande qualité aux formes nouvelles recherchées par une clientèle sensible au goût néoclassique.
Ce fond bleu poudré rehaussé d’or, caractéristique des productions de l’époque Kangxi, est particulièrement recherché par les amateurs européens au XVIIIe siècle. Apprécié pour la profondeur de sa couleur et la richesse de ses décors dorés, il figure parmi les types de porcelaines chinoises les plus fréquemment sélectionnés par les marchands-merciers pour être transformés en objets de luxe grâce à l'adjonction de montures de bronze doré. Bien que toujours très elliptiques, on retrouve des occurrence de cette porcelaine dans les archives de certains marchands-merciers. Le Livre-journal de Lazare Duvaux témoigne de l’engouement pour ce type d’objets au milieu du XVIIIe siècle. Il mentionne notamment la livraison, en 1751, d’un vase à fond « gros bleu » à Madame de Pompadour. Cette présente paire de vases montés traduit la persistance de l’intérêt pour cette production à la fin du règne de Louis XV et au début de celui de Louis XVI, vers 1770.
Plusieurs modèles comparables sont passés en vente publique, notamment des vases présentant des montures de bronze très proches. Une paire similaire en porcelaine à fond bleu poudré figurait ainsi dans la collection de Monsieur et Madame Riahi, vendue chez Christie’s New York, le 2 novembre 2000, lot 48. Une autre paire bleue est conservée dans une collection privée parisienne. Dans cette même vente, le lot 47 comprenait une paire de vases montés en porcelaine à fond rouge de fer, présentant une monture en bronze du même modèle. Une autre paire apparentée à cette dernière est passée en vente chez Sotheby’s New York dans le cadre de la collection Wendell Cherry, le 20 mai 1994, lot 36.
Ce fond bleu poudré rehaussé d’or, caractéristique des productions de l’époque Kangxi, est particulièrement recherché par les amateurs européens au XVIIIe siècle. Apprécié pour la profondeur de sa couleur et la richesse de ses décors dorés, il figure parmi les types de porcelaines chinoises les plus fréquemment sélectionnés par les marchands-merciers pour être transformés en objets de luxe grâce à l'adjonction de montures de bronze doré. Bien que toujours très elliptiques, on retrouve des occurrence de cette porcelaine dans les archives de certains marchands-merciers. Le Livre-journal de Lazare Duvaux témoigne de l’engouement pour ce type d’objets au milieu du XVIIIe siècle. Il mentionne notamment la livraison, en 1751, d’un vase à fond « gros bleu » à Madame de Pompadour. Cette présente paire de vases montés traduit la persistance de l’intérêt pour cette production à la fin du règne de Louis XV et au début de celui de Louis XVI, vers 1770.
Plusieurs modèles comparables sont passés en vente publique, notamment des vases présentant des montures de bronze très proches. Une paire similaire en porcelaine à fond bleu poudré figurait ainsi dans la collection de Monsieur et Madame Riahi, vendue chez Christie’s New York, le 2 novembre 2000, lot 48. Une autre paire bleue est conservée dans une collection privée parisienne. Dans cette même vente, le lot 47 comprenait une paire de vases montés en porcelaine à fond rouge de fer, présentant une monture en bronze du même modèle. Une autre paire apparentée à cette dernière est passée en vente chez Sotheby’s New York dans le cadre de la collection Wendell Cherry, le 20 mai 1994, lot 36.
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