.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
Dans l'intimité d'une icône - provenant d'une collection particulière européenne
BARDOT, Brigitte (1934-2025)
Ensemble de 19 lettres autographes signées et un fragment à Jacques Charrier. Non datées [circa 1959].
Details
BARDOT, Brigitte (1934-2025)
Ensemble de 19 lettres autographes signées et un fragment à Jacques Charrier. Non datées [circa 1959].
53 pages, formats divers (entre 165 x 114 et 265 x 208 mm). Encres rose, bleue et noire sur papier. Certaines ornées de dessins. Quelques enveloppes conservées. Pliures anciennes, quelques taches et déchirures.
Touchantes lettres de Brigitte Bardot à son second mari, Jacques Charrier, écrites pendant sa grossesse et la séparation forcée du couple, dévoilant une face intime, passionnément amoureuse mais aussi vulnérable de l'icône "BB".
Tous deux acteurs, le couple se rencontre en 1958 sur le tournage du film Babette s’en-va-t-en guerre de Christian-Jaque. Le couple se marie l’année suivante et, peu après, Bardot tombe enceinte, donnant naissance à leur fils, en janvier 1960. Ce sont d’abord les mots tendres d’une histoire d’amour, celle d’une jeune femme amoureuse de celui qu’elle appelle tendrement son « Quinet », que les lettres ici réunies relatent : « Toi tu es ma vie, mon sang, mon rêve, mon but, ma raison, tu es mon amour mon amour ».
Toute la correspondance est traversée par l'intensité de son amour pour Jacques Charrier : “Ecoute moi bien, tu es ma vie, si tu me quittes je meurs, rien au monde ne compte que toi, les "autres" je m'en fous, c'est toi que j'aime c'est toi que je porte en moi, c'est pour toi que j'existe, tu me brûles d'amour et je n'existe que par toi”. On aperçoit ici l’envers du décor : derrière l’icône BB se dévoile une figure plus intime et méconnue, celle de Madame Charrier : « Tu sais j’ai un nouveau passeport tout neuf au nom de Mme Charrier, je suis drôlement fière, c’est moi Mme Charrier ».
C’est donc aussi le portrait d’une femme vulnérable, d'une « petite fille fragile », qui se dessine à travers ses lignes intimes.
La séparation forcée : « Je voudrais hurler tant j’ai de peine ».
Pendant la grossesse de Bardot, le couple est contraint à l’éloignement à deux reprises. Une première fois après le départ de Jacques pour son service militaire obligatoire en pleine guerre d’Algérie. Les époux se voient brièvement lors d’une permission de quelques jours accordée au jeune acteur en raison de l’état de santé de sa femme. Toutefois, la veille du départ de Charrier, Bardot tente de mettre fin à ses jours. Désespéré, Charrier décide alors à son tour d’attenter à sa vie afin d’échapper au service militaire, à la suite de quoi il sera interné pendant trois mois à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, au sein du service psychiatrique, séparant le couple pour la deuxième fois.
Durant ces périodes d’éloignement, le couple parvient néanmoins à correspondre. Cette séparation affecte énormément Brigitte Bardot : “Mon petit ours, je suis si inquiète pour toi, je n'arrive pas à avoir de tes nouvelles, depuis 3 jours on ne sait rien de toi, chéri mon chéri j'ai peur, qu'est-ce qu'on te fait, pourquoi nous isole t'on comme ça ? J'ai l'impression que tu es en prison pour un crime que tu n'as pas commis...”
L’actrice n’a de cesse d’écrire son manque et sa souffrance à son amant : "J’essaye de m’habituer à vivre sans toi, loin de toi, la maison est silencieuse et morne, chaque bruit anodin prend une ampleur inhabituelle et je me rends brutalement compte à quel point tu as rempli ma vie". Dans ce contexte, Brigitte Bardot souligne déjà sa haine de la société qui sépare le couple : “Les gens sont des monstres, la société est une merde ! Je les hais.”
Derrière la douceur de l’encre rose et les dessins de fleurs qui parsèment les lettres, la correspondance dévoile donc également le pendant plus tragique du couple Bardot-Charrier. La mort, omniprésente, hante leur correspondance : « J’ai envie de mourir… Quinet mon ange est-ce que tu comprends ? ». Au long de leurs quatre années de vie commune, le couple connaîtra en effet trois tentatives de suicide. Lorsque la séparation les éloigne, Bardot confesse à plusieurs reprises son désir de disparaître : « J’étais toute seule et je voulais mourir, sans toi tout me paraît trop lourd » ou encore « Quinet, je te pleure, je t’appelle, j’ai envie de mourir… Pourquoi vivre ? Je voulais vivre avec toi, pas sans toi ».
Une passion amoureuse et brûlante.
C’est aussi la passion du couple qui se lit, à travers les déclarations érotiques de celle qui incarne alors le charme français : “Je t'embrasse tes yeux et tes lèvres ô tes lèvres ! Ta bouche et tes yeux j'en suis folle. J'embrasse tes mains aussi, je les aime, elles me connaissent, elles m’apaisent, je glisse sur ton ventre jusqu'à ton sexe je le sens durcir sous mes lèvres, j'en profite tu es tout à moi aussi.... Fais-moi l'amour nounours, je t'aime je t'aime avec ma vie, mon sang”.
Brigitte Bardot, alors sans doute la femme la plus connue et désirée du monde, se livre ici à des déclarations enflammées : “Oh mon nounours Prends-moi dans les bras, me faire câlin, j'ai envie de douceur, de toi, fais-moi perdre conscience, caresse-moi longtemps comme j'aime, tu sais ? Je ferme les yeux, je m'isole de tout ce qui n'est pas toi, je sais que tes caresses me tuent, m'affolent, me font du bien, je te laisse faire, tu me connais sur le bout de tes doigts, tu es patient et calme, moi je suis affolée, folle, je tremble continue, ô continue, encore encore oui je t'aime.... arrête mon amour…ce que j'aime ça, ce que je t'aime”.
Le témoignage d’une grossesse tourmentée.
Derrière le bonheur d’une jeune mère en devenir, cette correspondance laisse déjà percevoir les difficultés qui marquent cette grossesse que Bardot décrira des années plus tard comme l’expérience la plus traumatisante de sa vie. Dans ces pages, elle évoque déjà ses « crises » à répétition et la morphine qui lui est prescrite pour la soulager : “ [...] j’en ai marre de tout et de moi en particulier, je me trouve encombrante, chiante ramollie et moche, enfin je ne suis pas au bout de mes peines !! A force de me droguer pour me faire tenir le coup, je suis complètement intoxiquée !! Pauvre [petit], il va naître et on va l’envoyer directement dans une clinique de désintoxication”.
Pour échapper aux photographes, Bardot passe toute sa grossesse retranchée dans son appartement du 71 avenue Paul-Doumer du XVIe arrondissement de Paris pour échapper aux photographes. Dans les lettres, elle relate à Jacques comment, alors qu’elle était à la recherche d’un berceau pour leur futur enfant, elle a été suivie et harcelée dans la rue par un paparazzi : « Alors aujourd’hui j’ai été voir dans la boutique en bas de la maison, choisir un berceau et j’ai vu 2 types qui me photographiaient avec un téléobjectif […]. J’ai pleuré de rage et d’impuissance je voudrais tant pouvoir vivre, sortir, marcher sans être sans arrêt poursuivie comme ça ».
Traquée, Bardot livre ici un témoignage de ce harcèlement médiatique qui atteindra son paroxysme lors de la naissance de son enfant en janvier 1960, alors qu’elle accouche dans un appartement privé pour plus d’intimité, mais que les journalistes et photographes encerclent l’appartement pendant des jours, jusqu’à ce que Jacques désigne deux photographes qui prendront les premières photos de Bardot et son fils. Ici, l’actrice laisse entendre la souffrance d’une femme qui eut fait le souhait d’une vie différente, loin des contraintes imposées par la célébrité, et qui fera par conséquent le choix de renoncer au cinéma et à la célébrité. Quant au couple, il divorce finalement en 1963 : chacun livrera sa propre version de ces années tourmentées dans son autobiographie respective.
À ce titre, de nombreux extraits des lettres ci-présentes sont cités par Jacques Charrier dans Ma réponse à Brigitte Bardot (1997).
Ensemble de 19 lettres autographes signées et un fragment à Jacques Charrier. Non datées [circa 1959].
53 pages, formats divers (entre 165 x 114 et 265 x 208 mm). Encres rose, bleue et noire sur papier. Certaines ornées de dessins. Quelques enveloppes conservées. Pliures anciennes, quelques taches et déchirures.
Touchantes lettres de Brigitte Bardot à son second mari, Jacques Charrier, écrites pendant sa grossesse et la séparation forcée du couple, dévoilant une face intime, passionnément amoureuse mais aussi vulnérable de l'icône "BB".
Tous deux acteurs, le couple se rencontre en 1958 sur le tournage du film Babette s’en-va-t-en guerre de Christian-Jaque. Le couple se marie l’année suivante et, peu après, Bardot tombe enceinte, donnant naissance à leur fils, en janvier 1960. Ce sont d’abord les mots tendres d’une histoire d’amour, celle d’une jeune femme amoureuse de celui qu’elle appelle tendrement son « Quinet », que les lettres ici réunies relatent : « Toi tu es ma vie, mon sang, mon rêve, mon but, ma raison, tu es mon amour mon amour ».
Toute la correspondance est traversée par l'intensité de son amour pour Jacques Charrier : “Ecoute moi bien, tu es ma vie, si tu me quittes je meurs, rien au monde ne compte que toi, les "autres" je m'en fous, c'est toi que j'aime c'est toi que je porte en moi, c'est pour toi que j'existe, tu me brûles d'amour et je n'existe que par toi”. On aperçoit ici l’envers du décor : derrière l’icône BB se dévoile une figure plus intime et méconnue, celle de Madame Charrier : « Tu sais j’ai un nouveau passeport tout neuf au nom de Mme Charrier, je suis drôlement fière, c’est moi Mme Charrier ».
C’est donc aussi le portrait d’une femme vulnérable, d'une « petite fille fragile », qui se dessine à travers ses lignes intimes.
La séparation forcée : « Je voudrais hurler tant j’ai de peine ».
Pendant la grossesse de Bardot, le couple est contraint à l’éloignement à deux reprises. Une première fois après le départ de Jacques pour son service militaire obligatoire en pleine guerre d’Algérie. Les époux se voient brièvement lors d’une permission de quelques jours accordée au jeune acteur en raison de l’état de santé de sa femme. Toutefois, la veille du départ de Charrier, Bardot tente de mettre fin à ses jours. Désespéré, Charrier décide alors à son tour d’attenter à sa vie afin d’échapper au service militaire, à la suite de quoi il sera interné pendant trois mois à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, au sein du service psychiatrique, séparant le couple pour la deuxième fois.
Durant ces périodes d’éloignement, le couple parvient néanmoins à correspondre. Cette séparation affecte énormément Brigitte Bardot : “Mon petit ours, je suis si inquiète pour toi, je n'arrive pas à avoir de tes nouvelles, depuis 3 jours on ne sait rien de toi, chéri mon chéri j'ai peur, qu'est-ce qu'on te fait, pourquoi nous isole t'on comme ça ? J'ai l'impression que tu es en prison pour un crime que tu n'as pas commis...”
L’actrice n’a de cesse d’écrire son manque et sa souffrance à son amant : "J’essaye de m’habituer à vivre sans toi, loin de toi, la maison est silencieuse et morne, chaque bruit anodin prend une ampleur inhabituelle et je me rends brutalement compte à quel point tu as rempli ma vie". Dans ce contexte, Brigitte Bardot souligne déjà sa haine de la société qui sépare le couple : “Les gens sont des monstres, la société est une merde ! Je les hais.”
Derrière la douceur de l’encre rose et les dessins de fleurs qui parsèment les lettres, la correspondance dévoile donc également le pendant plus tragique du couple Bardot-Charrier. La mort, omniprésente, hante leur correspondance : « J’ai envie de mourir… Quinet mon ange est-ce que tu comprends ? ». Au long de leurs quatre années de vie commune, le couple connaîtra en effet trois tentatives de suicide. Lorsque la séparation les éloigne, Bardot confesse à plusieurs reprises son désir de disparaître : « J’étais toute seule et je voulais mourir, sans toi tout me paraît trop lourd » ou encore « Quinet, je te pleure, je t’appelle, j’ai envie de mourir… Pourquoi vivre ? Je voulais vivre avec toi, pas sans toi ».
Une passion amoureuse et brûlante.
C’est aussi la passion du couple qui se lit, à travers les déclarations érotiques de celle qui incarne alors le charme français : “Je t'embrasse tes yeux et tes lèvres ô tes lèvres ! Ta bouche et tes yeux j'en suis folle. J'embrasse tes mains aussi, je les aime, elles me connaissent, elles m’apaisent, je glisse sur ton ventre jusqu'à ton sexe je le sens durcir sous mes lèvres, j'en profite tu es tout à moi aussi.... Fais-moi l'amour nounours, je t'aime je t'aime avec ma vie, mon sang”.
Brigitte Bardot, alors sans doute la femme la plus connue et désirée du monde, se livre ici à des déclarations enflammées : “Oh mon nounours Prends-moi dans les bras, me faire câlin, j'ai envie de douceur, de toi, fais-moi perdre conscience, caresse-moi longtemps comme j'aime, tu sais ? Je ferme les yeux, je m'isole de tout ce qui n'est pas toi, je sais que tes caresses me tuent, m'affolent, me font du bien, je te laisse faire, tu me connais sur le bout de tes doigts, tu es patient et calme, moi je suis affolée, folle, je tremble continue, ô continue, encore encore oui je t'aime.... arrête mon amour…ce que j'aime ça, ce que je t'aime”.
Le témoignage d’une grossesse tourmentée.
Derrière le bonheur d’une jeune mère en devenir, cette correspondance laisse déjà percevoir les difficultés qui marquent cette grossesse que Bardot décrira des années plus tard comme l’expérience la plus traumatisante de sa vie. Dans ces pages, elle évoque déjà ses « crises » à répétition et la morphine qui lui est prescrite pour la soulager : “ [...] j’en ai marre de tout et de moi en particulier, je me trouve encombrante, chiante ramollie et moche, enfin je ne suis pas au bout de mes peines !! A force de me droguer pour me faire tenir le coup, je suis complètement intoxiquée !! Pauvre [petit], il va naître et on va l’envoyer directement dans une clinique de désintoxication”.
Pour échapper aux photographes, Bardot passe toute sa grossesse retranchée dans son appartement du 71 avenue Paul-Doumer du XVIe arrondissement de Paris pour échapper aux photographes. Dans les lettres, elle relate à Jacques comment, alors qu’elle était à la recherche d’un berceau pour leur futur enfant, elle a été suivie et harcelée dans la rue par un paparazzi : « Alors aujourd’hui j’ai été voir dans la boutique en bas de la maison, choisir un berceau et j’ai vu 2 types qui me photographiaient avec un téléobjectif […]. J’ai pleuré de rage et d’impuissance je voudrais tant pouvoir vivre, sortir, marcher sans être sans arrêt poursuivie comme ça ».
Traquée, Bardot livre ici un témoignage de ce harcèlement médiatique qui atteindra son paroxysme lors de la naissance de son enfant en janvier 1960, alors qu’elle accouche dans un appartement privé pour plus d’intimité, mais que les journalistes et photographes encerclent l’appartement pendant des jours, jusqu’à ce que Jacques désigne deux photographes qui prendront les premières photos de Bardot et son fils. Ici, l’actrice laisse entendre la souffrance d’une femme qui eut fait le souhait d’une vie différente, loin des contraintes imposées par la célébrité, et qui fera par conséquent le choix de renoncer au cinéma et à la célébrité. Quant au couple, il divorce finalement en 1963 : chacun livrera sa propre version de ces années tourmentées dans son autobiographie respective.
À ce titre, de nombreux extraits des lettres ci-présentes sont cités par Jacques Charrier dans Ma réponse à Brigitte Bardot (1997).
Provenance
Jacques Charrier
Collection privée européenne
Collection privée européenne
Further details
MOVING LETTERS FROM BRIGITTE BARDOT TO HER SECOND HUSBAND, WRITTEN DURING HER PREGNANCY AND THE COUPLE'S ENFORCED SEPARATION, REVEALING AN INTIMATE SIDE OF THE ICONIC “BB”: DEEPLY IN LOVE, YET VULNERABLE.
53 pages, in various formats (ranging from 165 x 114 to 265 x 208 mm). In French. Pink, blue, and black ink on paper. Some illustrated with drawings. A few original envelopes preserved (old folding marks, some staining and tears).
Both actors, the couple met in 1958 on the set of Christian-Jaque’s movie Babette s’en-va-t-en guerre. They married the following year and, shortly thereafter, Bardot became pregnant, giving birth to their son in January 1960. These letters first recount the tender words of a love story, that of a young woman deeply in love with the man she affectionately calls her “Quinet”: “You are my life, my blood, my dream, my purpose, my reason; you are my love, my love.”
The entire correspondence is permeated by the intensity of her love for Jacques Charrier: “Listen to me carefully, you are my life; if you leave me, I die. Nothing in the world matters but you. I don’t care about the ‘others’; it is you whom I love, you whom I carry within me, it is for you that I exist. You burn me with love, and I exist only through you.” Here, we glimpse the other side of the story: behind the icon “BB” emerges a more intimate and little-known figure, that of Madame Charrier: “You know, I have a brand new passport in the name of Mrs. Charrier. I am terribly proud of it, I am Mrs. Charrier.”
It is also the portrait of a vulnerable woman, a “fragile little girl,” that emerges through these intimate lines.
The Forced Separation: “I Feel Like Screaming with Grief”
During Bardot’s pregnancy, the couple was forced apart on two occasions. The first came when Jacques left to complete his compulsory military service during the Algerian War. The spouses saw each other briefly during a few days’ leave granted to the young actor because of his wife’s health. However, on the eve of Charrier’s departure, Bardot attempted to take her own life. Desperate, Charrier in turn attempted suicide in order to escape military service, after which he was committed for three months to the psychiatric ward of the Val-de-Grâce military hospital, separating the couple for a second time.
During these periods of separation, the couple nevertheless managed to correspond. The separation profoundly affected Brigitte Bardot: “My little bear, I am so worried about you. I cannot get any news from you; for three days we have heard nothing. Darling, my darling, I am afraid. What are they doing to you? Why are they isolating us like this? I feel as though you are in prison for a crime you did not commit...”
The actress never ceased to write of her longing and suffering: “I am trying to get used to living without you, far from you. The house is silent and gloomy; every insignificant sound takes on unusual proportions, and I suddenly realize how completely you filled my life.” In this context, Brigitte Bardot already expressed her hatred of the society that kept them apart: “People are monsters; society is shit! I hate them.”
Behind the softness of the pink ink and the flower drawings scattered throughout the letters, the correspondence also reveals the more tragic side of the Bardot-Charrier relationship. Death, ever-present, haunts their exchanges: “I want to die... Quinet, my angel, do you understand?” Over the course of their four years together, the couple would indeed experience three suicide attempts. Whenever separation kept them apart, Bardot repeatedly confessed her desire to disappear: “I was all alone and I wanted to die; without you everything seems too heavy,” or again, “Quinet, I cry for you, I call for you, I want to die... Why live? I wanted to live with you, not without you.”
A Passionate and Intense Love Affair
It is also the couple’s passion that emerges through the declarations of the woman who then embodied French charm:
“I kiss your eyes and your lips - oh, your lips! Your mouth and your eyes - I’m crazy about them. I kiss your hands, too; I love them - they know me, they soothe me. I slide down your stomach to your sex; I feel it harden beneath my lips. I savor the moment - you’re all mine, too.... Make love to me, my teddy bear; I love you - I love you with my life, with my blood.”
Brigitte Bardot, then perhaps the most famous and desired woman in the world, here reveals herself through ardent declarations: “Oh, my teddy bear, take me in your arms, cuddle me - I crave tenderness, I crave you. Make me lose consciousness; caress me for a long time, just the way I like it - you know? I close my eyes, I shut out everything that isn’t you; I know your caresses kill me, drive me wild, make me feel good - I let you do as you please. You know me like the back of your hand; you’re patient and calm, while I’m frantic, crazy - I’m trembling. Keep going, oh keep going, more, more - yes, I love you.... Stop, my love… I love this, I love you so much.”
The Testimony of a Troubled Pregnancy
Behind the happiness of a young mother-to-be, this correspondence already reveals the difficulties that marked a pregnancy Bardot would later describe as the most traumatic experience of her life. In these pages, she already refers to her recurring “crises” and the morphine prescribed to relieve her:
“... I am fed up with everything, and especially with myself. I find myself burdensome, irritating, softened and ugly. And I am not yet at the end of my troubles! By drugging me to keep me going, they have made me completely dependent. Poor little one, he will be born and they’ll send him straight to a detox clinic.”
To escape photographers, Bardot spent her entire pregnancy secluded in her apartment at 71 Avenue Paul-Doumer in Paris’s 16th arrondissement. In these letters, she recounts to Jacques how, while searching for a cradle for their future child, she was followed and harassed by a paparazzo:
“Today I went to the shop downstairs to choose a cradle, and I saw two men photographing me with a telephoto lens [...]. I cried with rage and helplessness. I would so much like to be able to live, to go out, to walk without constantly being pursued like this.”
Hounded by the press, Bardot here offers a vivid testimony of the media harassment that would reach its peak at the birth of her child in January 1960. Although she gave birth in a private apartment in search of greater privacy, journalists and photographers surrounded the building for days, until Jacques selected two photographers who would take the first pictures of Bardot and her son.
Here, the actress conveys the suffering of a woman who longed for a different life, far removed from the constraints imposed by fame, and who would ultimately choose to renounce both cinema and celebrity. As for the couple, they eventually divorced in 1963, each later offering his or her own account of those turbulent years in their respective autobiographies.
In this regard, numerous extracts from the present letters are quoted by Jacques Charrier in Ma réponse à Brigitte Bardot (1997).
53 pages, in various formats (ranging from 165 x 114 to 265 x 208 mm). In French. Pink, blue, and black ink on paper. Some illustrated with drawings. A few original envelopes preserved (old folding marks, some staining and tears).
Both actors, the couple met in 1958 on the set of Christian-Jaque’s movie Babette s’en-va-t-en guerre. They married the following year and, shortly thereafter, Bardot became pregnant, giving birth to their son in January 1960. These letters first recount the tender words of a love story, that of a young woman deeply in love with the man she affectionately calls her “Quinet”: “You are my life, my blood, my dream, my purpose, my reason; you are my love, my love.”
The entire correspondence is permeated by the intensity of her love for Jacques Charrier: “Listen to me carefully, you are my life; if you leave me, I die. Nothing in the world matters but you. I don’t care about the ‘others’; it is you whom I love, you whom I carry within me, it is for you that I exist. You burn me with love, and I exist only through you.” Here, we glimpse the other side of the story: behind the icon “BB” emerges a more intimate and little-known figure, that of Madame Charrier: “You know, I have a brand new passport in the name of Mrs. Charrier. I am terribly proud of it, I am Mrs. Charrier.”
It is also the portrait of a vulnerable woman, a “fragile little girl,” that emerges through these intimate lines.
The Forced Separation: “I Feel Like Screaming with Grief”
During Bardot’s pregnancy, the couple was forced apart on two occasions. The first came when Jacques left to complete his compulsory military service during the Algerian War. The spouses saw each other briefly during a few days’ leave granted to the young actor because of his wife’s health. However, on the eve of Charrier’s departure, Bardot attempted to take her own life. Desperate, Charrier in turn attempted suicide in order to escape military service, after which he was committed for three months to the psychiatric ward of the Val-de-Grâce military hospital, separating the couple for a second time.
During these periods of separation, the couple nevertheless managed to correspond. The separation profoundly affected Brigitte Bardot: “My little bear, I am so worried about you. I cannot get any news from you; for three days we have heard nothing. Darling, my darling, I am afraid. What are they doing to you? Why are they isolating us like this? I feel as though you are in prison for a crime you did not commit...”
The actress never ceased to write of her longing and suffering: “I am trying to get used to living without you, far from you. The house is silent and gloomy; every insignificant sound takes on unusual proportions, and I suddenly realize how completely you filled my life.” In this context, Brigitte Bardot already expressed her hatred of the society that kept them apart: “People are monsters; society is shit! I hate them.”
Behind the softness of the pink ink and the flower drawings scattered throughout the letters, the correspondence also reveals the more tragic side of the Bardot-Charrier relationship. Death, ever-present, haunts their exchanges: “I want to die... Quinet, my angel, do you understand?” Over the course of their four years together, the couple would indeed experience three suicide attempts. Whenever separation kept them apart, Bardot repeatedly confessed her desire to disappear: “I was all alone and I wanted to die; without you everything seems too heavy,” or again, “Quinet, I cry for you, I call for you, I want to die... Why live? I wanted to live with you, not without you.”
A Passionate and Intense Love Affair
It is also the couple’s passion that emerges through the declarations of the woman who then embodied French charm:
“I kiss your eyes and your lips - oh, your lips! Your mouth and your eyes - I’m crazy about them. I kiss your hands, too; I love them - they know me, they soothe me. I slide down your stomach to your sex; I feel it harden beneath my lips. I savor the moment - you’re all mine, too.... Make love to me, my teddy bear; I love you - I love you with my life, with my blood.”
Brigitte Bardot, then perhaps the most famous and desired woman in the world, here reveals herself through ardent declarations: “Oh, my teddy bear, take me in your arms, cuddle me - I crave tenderness, I crave you. Make me lose consciousness; caress me for a long time, just the way I like it - you know? I close my eyes, I shut out everything that isn’t you; I know your caresses kill me, drive me wild, make me feel good - I let you do as you please. You know me like the back of your hand; you’re patient and calm, while I’m frantic, crazy - I’m trembling. Keep going, oh keep going, more, more - yes, I love you.... Stop, my love… I love this, I love you so much.”
The Testimony of a Troubled Pregnancy
Behind the happiness of a young mother-to-be, this correspondence already reveals the difficulties that marked a pregnancy Bardot would later describe as the most traumatic experience of her life. In these pages, she already refers to her recurring “crises” and the morphine prescribed to relieve her:
“... I am fed up with everything, and especially with myself. I find myself burdensome, irritating, softened and ugly. And I am not yet at the end of my troubles! By drugging me to keep me going, they have made me completely dependent. Poor little one, he will be born and they’ll send him straight to a detox clinic.”
To escape photographers, Bardot spent her entire pregnancy secluded in her apartment at 71 Avenue Paul-Doumer in Paris’s 16th arrondissement. In these letters, she recounts to Jacques how, while searching for a cradle for their future child, she was followed and harassed by a paparazzo:
“Today I went to the shop downstairs to choose a cradle, and I saw two men photographing me with a telephoto lens [...]. I cried with rage and helplessness. I would so much like to be able to live, to go out, to walk without constantly being pursued like this.”
Hounded by the press, Bardot here offers a vivid testimony of the media harassment that would reach its peak at the birth of her child in January 1960. Although she gave birth in a private apartment in search of greater privacy, journalists and photographers surrounded the building for days, until Jacques selected two photographers who would take the first pictures of Bardot and her son.
Here, the actress conveys the suffering of a woman who longed for a different life, far removed from the constraints imposed by fame, and who would ultimately choose to renounce both cinema and celebrity. As for the couple, they eventually divorced in 1963, each later offering his or her own account of those turbulent years in their respective autobiographies.
In this regard, numerous extracts from the present letters are quoted by Jacques Charrier in Ma réponse à Brigitte Bardot (1997).
Brought to you by

Hippolyte de la Féronnière
Head of European Furniture Department