Details
ÉCOLE D'ITALIE CENTRALE, VERS 1450
Une caraque
avec inscription partiellement effacée 'disegn[o di n]ave de primi tempi delli vascelli […] produc[…] che i vascelli farono’ (?) (en bas)
pierre noire, plume et encre brune, aquarelle et gouache, les contours piquetés pour transfert
28,7 x 19,9 cm
CENTRAL ITALIAN SCHOOL, CIRCA 1450
A carrack
with partly rubbed inscription ‘disegn[o di n]ave de primi tempi delli vascelli […] produc[…] che i vascelli farono’ (?) (below)
black chalk, pen and brown ink, watercolour and bodycolour, the outlines pricked for transfer
28.7 x 19.9 cm (11 1/8 x 7 5/8 in.)

Provenance
Hanns Schaeffer (1886-1967), New York ; probablement vendu par sa galerie avant 1952 à
Lewis V. Randall (1893-1972), Montréal ; Sotheby’s, Londres, 10 mai 1961, lot 12.
Richard H. Zinser (1884-1984), New York ; puis par héritage.
Katrin Bellinger Kunsthandel, Londres ; acquis par les propriétaires actuels en juin 2007.
Literature
B. Degenhart et A. Schmitt, Corpus der italienischen Zeichnungen, 1300-1450, partie I,d- und Mittelitalien, Berlin, 1968, II, no 225, IV, pl. 233, fig. c.
B. Degenhart et A. Schmitt, Corpus der italienischen Zeichnungen, 1300-1450, partie III, Verona, vol. III, Badile-Album. Studiensammlung einer Veroneser Künstlerwerkstatt, Munich, 2010, p. 100, n. 40, sous le no 791.
N. Herman, ‘“A matter of love”. L.V. Randall (1893–1972), Montreal collector and academic visionary’, Journal of the History of Collections, XXXIII, 2021, no 1, appendice publiée sur academic.oup.com/jhc (consulté en février 2021), no 9, ill.
Exhibited
Montréal, Montreal Museum of Fine Arts, Five Centuries of Drawings, 1953, no 20, ill.
Post lot text
This drawing comes from a dismembered drawing-book, the kind of collections of drawings of motifs and models useful to Late-Medieval and Renaissance painters and their workshops. Drawings of ships regularly appear in these collections, and entire drawing-books may have been devoted to them. Part of many such collections was a copy after the imposing mosaic in Old Saint Peter’s in Rome, known as the ‘Navicella’, after a design by Giotto.(1) Apart from the present work, other early ship drawings can be found in Bayonne, by a Tuscan artist from the second quarter of the fifteenth century; and a sheet attributed to a member of the Badile family of artists at the Frits Lugt Collection.(2)

The three-masted sailing ship represented here is known as a carrack, and was used for military purposes as well as for trade throughout the Middle Ages until the first half of the sixteenth century; the Santa María, in which Columbus crossed the Atlantic Ocean, was a Portuguese variant of the carrack. According to Bernhard Degenhart and Annegrit Schmitt (op. cit., 1968), the drawing is Tuscan rather than North-Italian, and somewhat later in date than the drawing in Bayonne mentioned above. Similar ships can be found in Quattrocento painting from Central Italy; examples include two panels previously attributed to the Ferrarese Ercole de’ Roberti in Madrid and Padua.(3) The colour in the present drawing is unusual in the group of ship drawings; an earlier example can be found at the opening of a copy of Gregorio Dati’s manuscript on geography, cosmography and navigation, La Sfera, at the New York Public Library (ms. MssCol 2557).

The pricking indicates that the drawing must have been used for transferring the design to a panel or other support, probably during the making of a painting. Interest in the present work as a record of a historic ship and as a historic drawing is attested by the sixteenth-century inscription below. Much later, the drawing was part of the distinguished collection of the Canadian banker Lewis V. Randall.(4)

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Stijn Alsteens
Stijn Alsteens International Head of Department

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Lot Essay

Cette feuille faisait autrefois partie d’un carnet de dessins ou album-factice démembré, dont les motifs et les modèles étaient utiles aux peintres du Moyen Âge tardif et de la Renaissance et à leurs ateliers. Des dessins de navires apparaissent régulièrement dans ces collections, et des carnets entiers peuvent leur avoir été consacrés. Souvent, elles incluaient une copie de l’imposante mosaïque de l’ancienne Saint-Pierre de Rome, connue sous le nom de « Navicella », d’après Giotto (1). Outre le présent dessin, on peut trouver à Bayonne d’autres études de navires, réalisées par un artiste toscan dans le deuxième quart du XVe siècle, ainsi qu’une feuille attribuée à un membre de la famille d’artistes Badile dans la collection Frits Lugt (2).

Le voilier à trois mâts représenté ici est connu sous le nom de caraque, et a été utilisé à des fins militaires et commerciales tout au long du Moyen Âge jusqu’à la première moitié du XVIe siècle. La Santa María, avec laquelle Christophe Colomb a traversé l’océan Atlantique, était une variante portugaise de la caraque. Selon Bernhard Degenhart et Annegrit Schmitt (op. cit., 1968), le dessin est probablement toscan plutôt que nord-italien, et un peu plus tardif que le dessin de Bayonne mentionné ci-dessus. Des navires similaires font souvent leur apparition dans les peintures du Quattrocento provenant d’Italie centrale ; citons à titre d’exemple deux panneaux précédemment attribués à l’artiste de Ferrare Ercole de’ Roberti à Madrid et à Padoue (3). La couleur du présent dessin est inhabituelle dans le groupe des dessins de navires ; un exemple antérieur se trouve dans le prologue d’une copie du manuscrit de Gregorio Dati sur la géographie, la cosmographie et la navigation, La Sfera, à la New York Public Library (ms. MssCol 2557).

Le piquetage sur les contours des traits indique que le dessin a dû être utilisé pour être transféré sur un panneau ou un autre support, probablement lors de la réalisation d’un tableau. L’intérêt du dessin en tant que témoignage d’un navire historique et en tant que dessin historique est attesté par l’inscription du XVIe siècle en bas. Beaucoup plus tard, le dessin a fait partie de la collection très choisie du banquier canadien Lewis V. Randall (4).

(1) Degenhart et Schmitt, op. cit., 1968, II, nos 181-183, IV, pls. 203, 204 ; A. Elen, Italian Late-Medieval and Renaissance Drawing-Books from Giovanni de’ Grassi to Palma Giovane. A Codological Approach, Leyde, 1995, no 10.
(2) Musée Bonnat-Helleu, inv. 661 verso (Degenhart et Schmitt, op. cit., 1968, II, nos 224, 225, pl. 233) ; Collection Frits Lugt, inv. 6733 (Degenhart et Schmitt, op. cit., 2010, no 791, pl. 14).
(3) Museo Thyssen-Bornemisza, inv. 344 ; Musei civici di Padova, inv. 424 (J. Manca, The Art of Ercole de’ Roberti, Cambridge, 1992, no R32, figs. 78, 80).
(4) Herman, op. cit.

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