CONSOLE D'EPOQUE LOUIS XVI
CONSOLE D'EPOQUE LOUIS XVI

ATTRIBUEE A CASPAR SCHNEIDER, DERNIER QUART DU XVIIIEME SIECLE

Details
CONSOLE D'EPOQUE LOUIS XVI
ATTRIBUEE A CASPAR SCHNEIDER, DERNIER QUART DU XVIIIEME SIECLE
En acajou de Cuba, placage d'acajou de Cuba, filets d'ébène et ornementation de bronze ciselé et doré, le dessus rectangulaire en marbre brèche d'Alep mouluré, la ceinture ouvrant par deux tiroirs encadrant un médaillon, les montants en balustre inversé réunis par un plateau d'entretoise ceint d'une galerie ajourée et prolongés par des pieds fuselés
Hauteur: 84 cm. (33 in.) ; Largeur: 140,5 cm. (55 1/3 in.) ; Profondeur: 53 cm. (20¾ in.)
Literature
Bibliographie comparative:
Drouot 1991. L'Art et les enchères en France, S.E.P.S.V.E.P., Paris, 1991, p. 235.
Post lot text
A LOUIS XVI ORMOLU-MOUNTED MAHOGANY AND EBONY INLAID CONSOLE TABLE, ATTRIBUTED TO CASPAR SCHNEIDER, LAST QUARTER 18TH CENTURY

Lot Essay

L'attribution de cette remarquable console à Caspard Schneider repose sur le rapprochement avec une paire de consoles passées sur le marché de l'art en 1989 et 1991 et avec tout un corpus de pièces estampillées de l'ébéniste d'origine allemande.
La paire de consoles dont il est question fut réunie suite aux ventes, à quelques années de distance, des deux meubles qui avaient été séparés. La première console fut vendue à Monaco en 1989 (vente Sotheby's Monaco, 4 mars 1989, n. 169). Elles présentent ces montants caractéristiques de Caspard Schneider qui se distinguent par leur section carrée et leur renflement caractéristique à la partie supérieure.

Ce type de montant se retrouve sur un certain nombre de meubles de Schneider. On peut citer en premier lieu deux secrétaires, celui du musée Carnavalet et celui, très proche, vendu à Paris en 1991. Le premier est entré dans les collections du musée parisien en 1991 à l'occasion du legs Pomeranz (Inventaire MB 719); il est notamment illustré dans Anne Forray-Carlier, Le Mobilier du Musée Carnavalet, Editions Faton, Dijon, 2000, n. 68 p. 182-183. Le second a figuré dans la vente Binoche et Godeau, Paris, 6 novembre 1991, n. 41. Il est notamment illustré dans Pierre Kjellberg, Le Mobilier Français du XVIIIe siècle, Les Editions de l'Amateur, Paris, 2002, p. 839.

Soulignons que des montants assez similaires apparaissent sur un autre meuble estampillé de Caspard Schneider, un coffret à bijoux provenant des collections du baron Alphonse de Rothschild. Il est réapparu sur le marché en 2000 (vente Christie's New York, 2 novembre 2000, n. 200) ; il est illustré dans Alexandre Pradère, Les ébénistes français de Louis XIV à la Révolution, Editions du Chêne, Paris, 1989, p. 419.

Natif d'Augsbourg, Gaspard Schneider vint s'installer à Paris où il travailla tout d'abord comme ouvrier libre, rue du Faubourg Saint-Antoine. A la mort de Martin Carlin, il épousa sa veuve et reprit l'atelier du défunt. Quelques semaines plus tard, le 15 mars 1786, il fût reçu maître. Il travailla, comme tous les grands ébénistes de l'époque pour les marchands mercier -en particulier pour Darnault- ; il fournit des meubles pour la Reine. Ruiné par la Révolution, il dut se résoudre à fermer son atelier ; il reprit son activité au début de l'Empire, mais sans le même succès.
Sa rare production est toujours d'une très grande qualité ; stylistiquement, elle est à rapprocher de celle de Weisweiler ou celle de Carlin -avec lequel il a probablement collaboré un temps.

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