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Constantin Brancusi (1867-1957)
Constantin Brancusi (1867-1957)

Nu assis de profil

Details
Constantin Brancusi (1867-1957)
Nu assis de profil
signé 'C Brancusi' (en bas à droite)
crayon gras sur papier
42.3 x 32.5 cm.
Exécuté vers 1912

signed 'C Brancusi' (lower right)
wax crayon on paper
16 5/8 x 12 5/8 in.
Executed circa 1912
1
Provenance
Jacques Dubourg, Paris.
Collection particulière, Paris (par descendance).
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel.
Margit Rowell a confirmé l’authenticité de cette oeuvre.

Lot Essay

Comme pour Auguste Rodin, si le dessin n’est pas le premier mode d’expression de Constantin Brancusi, il nous apporte un éclairage précieux sur sa démarche artistique. Complémentaire aux techniques de la sculpture et de la photographie, privilégiées par l’artiste, il permet plus de liberté, de spontanéité, pour une création immédiate. Le corpus relativement restreint d’oeuvres sur papier de Brancusi est estimé par l’experte Margit Rowell à moins de deux cents feuilles. En grande partie conservé au Musée national d’art moderne de Paris, il se divise en trois groupes principaux : les études de femmes au graphite, qui représentent un quart de sa production connue; les dessins «photographiques», où le traitement et les prises de vue évoquent certains de ses clichés; et enfin les «dessins-sculptés», à l’image de la présente oeuvre. Ces derniers sont à rattacher à la sculpture de Brancusi par leur sujet, mais le sont également par la technique de l’artiste, qui fait surgir de la feuille, par une superposition subtile de plans, un personnage tout en volume.
Nu assis de profil fait partie d’une importante série d’une dizaine d’études, pour la plupart au crayon de couleur, réalisées en 1911 et 1912. Au connaisseur de l’oeuvre de Brancusi, il évoque immédiatement d’une part, par la chevelure frisée et la tête penchée, Femme se regardant dans un miroir de 1909 (Teja Bach, no. 92), et d’autre part, par la main fuselée et les grands yeux en amandes, la célèbre Mademoiselle Pogany de 1913 (Teja Bach, no. 116). Mais il s’impose également comme une oeuvre entièrement autonome, dont la grâce de la forme et la perfection de la ligne séduisent et émeuvent le spectateur au premier regard.

Whilst the drawings of Constantin Brancusi, as with Auguste Rodin, may not have been his principle mode of expression, nevertheless afford us a precious insight into his artistic practice. Complementary to the artist’s preferred techniques of sculpture and photography, drawing allows a maximum of freedom and spontaneity of creation. According to the expert Margit Rowell, Brancusi’s restrained works on paper production was limited to fewer than two hundred works. For the most part housed at the Musée national d’art moderne de Paris, the works form three principle categories: studies of women in pencil (representing around a quarter of his known production); “photographic” drawings, where the process and the viewpoints relate to his photographs; and lastly, his “sculpted drawings”, which include the present work.
This last group closely recalls Brancusi’s sculptures, not only through the subject but also due to the artist’s technique where the subtle layering of planes gives birth to a figure which occupies space.
Nu assis de profil belongs to an important series of around ten studies, mainly in coloured crayons and executed in 1911 and 1912. Those familiar with Brancusi’s work would immediately relate the figure’s curly hair and the inclined head to his 1909 sculpture Femme se regardant dans un miroir (Teja Bach, no. 92). The tapered hand and the almond-shaped eyes recall the celebrated Mademoiselle Pogany (Teja Bach, no. 116), from 1913. The present drawing nevertheless presents itself as an entirely independent work whose graceful forms and linear perfection instantly captivate the spectator.

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