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JEAN THÉODORE DUPAS (1882-1964)
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a c… Read more SYLVIE DE JEAN THÉODORE DUPASLancé en 1927, l’Île-de-France est le premier des grands paquebots de la période Art Déco. S’il n’est pas le plus grand, ni le plus rapide de sa classe, sa conception et sa décoration sont sans précédent dans les vaisseaux antérieurs. Capable d’accommoder 1786 passagers dont 537 en première classe, l’Île-de-France transporte les voyageurs dans un univers au luxe inédit. La Compagnie Générale Transatlantique, comme elle le fera ensuite pour son illustre successeur le Normandie, fait appel aux meilleurs artistes et décorateurs du moment : ainsi Raymond Subes et Edgar Brandt sculptent dans le fer le spectaculaire escalier qui mène au Salon de Thé dessiné par Ruhlmann. C’est dans cette pièce centrée autour de La Nymphe de Fontainebleau d’Alfred-Auguste Janniot, que l’on découvre l’immense toile de Dupas intitulée Sylvie, réalisée d’après la nouvelle de Gérard de Nerval (Sylvie, 1853). Dans le texte de Nerval, le voyage géographique se fait l’écho d’un voyage intérieur, comme une incitation pour les passagers qui traversent l’Atlantique.Le dessin préparatoire que nous présentons ici, très abouti avant le passage à la toile, est l’un des derniers témoignages des splendeurs de ce navire mythique. Lorsque la seconde guerre mondiale éclate en 1939, l’Île-de-France devient un transporteur de troupes partagé entre les États-Unis et le Royaume Uni. A l’issue de la guerre, la France reprend possession du navire qui est restauré et poursuit sa carrière jusqu’en 1959. Vendu cette même année, l’Île-de-France est partiellement coulé en mer du Japon pour les besoins d’un film hollywoodien puis détruit, emportant probablement avec lui la très grande toile de Dupas.SYLVIE BY JEAN THÉODORE DUPASLaunched in 1927, the Île-de-France was the first of the great ocean liners of the Art Deco period. Although she was not the largest or the fastest in her class, her design and decor marked a complete break with the ships that came before her. Able to accommodate 1,786 passengers, of whom 537 infirst class, the Île-de-France transported them in a universe of unprecedented luxury. As it would also do later for her illustrious successor, the Normandie, the Compagnie Générale Transatlantique employed the services of the best artists and designers of the time: thus Raymond Subes and Edgar Brandt sculpted the spectacular iron stairway leading to the Salon de Thé designed by Ruhlmann.The focal point of this room was Alfred Auguste Janniot's The Nymph of Fontainebleau, but it was here that Dupas' huge painting Sylvie was installed, a painting inspired by Gérard de Nerval's novel (Sylvie, 1853). In Nerval's narrative, the physical journey echoes an inner journey; like an encouragement to the passengers as they crossed the Atlantic. The preparatory drawing that we present here, resolved final draft before work on canvas itself began, is one of the last testimonies of the splendours of this legendary ship. When the Second World War broke out in 1939, the Île-de-France became a troop carrier shared between the United States and the United Kingdom. She carried almost half a million soldiers during her military career. At the end of the war, France took back possession of the ship which was reconditioned and continued to operate until 1959. Sold that same year, the Île-de-France was partially sunk in the Sea of Japan for the purposes of a Hollywood film and then destroyed, probably taking with her Dupas' huge painting.
JEAN THÉODORE DUPAS (1882-1964)

'SYLVIE', DESSIN PRÉPARATOIRE POUR L'OEUVRE DU PAQUEBOT ÎLE-DE-FRANCE, 1927

Details
JEAN THÉODORE DUPAS (1882-1964)
'Sylvie', dessin préparatoire pour l'oeuvre du Paquebot Île-de-France, 1927
Encre et crayon sur papier / ink and pencil on papier
139,7 x 231 cm / 55 x 91 in
Signé Jean Dupas, daté 1927, et titré Sylvie/Ile-de-France en bas à droite
Provenance
Galerie DeLorenzo, New York.
Collection privée internationale, acquise auprès de cette dernière en 2003.
Literature
Pour la toile du Paquebot Île-de-France :
F. Camard, Ruhlmann, éditions du Regard, Paris, 1983, p. 133 pour une vue depuis le départ du grand escalier.
A. Duncan, Art deco furniture, Thames and Hudson, Londres, 1984, p. 67, pl. 65.
P. Bayer, Art deco interiors, Thames and Hudson, Londres, 1990, p. 166-167.
L.-R. Vian, Arts Décoratifs à bord des paquebots francais 1880/1960, éditions Fonmare Conseil, Paris, 2000, p. 77, pour des dessins, dont une élévation de Ruhlmann et des vues du Salon de Thé.
F. Camard, Ruhlmann, éditions Monelle Hayot, Saint-Rémy-en-l'Eau, 2009, p. 261 pour une vue du Salon de Thé, p. 263 pour une vue pré-citée.
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Lot Essay

Nous remercions M. Romain Lefebvre d'avoir confirmé l'authenticité de cette œuvre et pour son aide à la rédaction de cette notice. Cette oeuvre sera répertoriée dans son catalogue raisonné de l'oeuvre de Jean Théodore Dupas actuellement en préparation.

We would like to thank Mr. Romain Lefebvre for confirming the authenticity of this lot and for its assistance in its cataloguing. This piece will be referenced in his catalogue raisonné of the work ofJean Théodore Dupas currently under redaction.

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