Leonor Fini (1907-1996)
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Leonor Fini (1907-1996)

Gardienne des phoenix

Details
Leonor Fini (1907-1996)
Gardienne des phoenix
signé et daté 'Leonor Fini 1952' (en bas à droite)
huile sur toile
65 x 46 cm.
Peint en 1952

signed and dated 'Leonor Fini 1952' (lower right)
oil on canvas
25½ x 18 1/8 in.
Painted in 1952
Provenance
Howard Oxenberg, New York (acquis auprès de l'artiste, à la fin des années 1960).
Puis par descendance au propriétaire actuel.
Special notice

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)

Lot Essay

Richard Overstreet a confirmé l'authenticité de cette œuvre.

Gardienne des phoenix est le plus complexe des quatre tableaux mythologiques peints par Leonor Fini dans les années 1950; ils représentent des personnages féminins, des déesses de la terre peut-être, évoquant la naissance, la fécondité et la reproduction, vêtues de longues robes flottantes rappelant des tenues sacerdotales (La Gardienne à l’œuf rouge (1955), La Gardienne à l’œuf noir (1955), La Dame ovale (1956).

Peter Webb dit de ces œuvres «...les divinités incarnent un pouvoir venu d’un passé lointain et leurs œufs colorés ont une signification alchimique autant que mythologique. Leur signification personnelle est plus difficile à établir, si l’on prend en compte l'aversion de Leonor pour la naissance et l'éducation des enfants». En 1955, Marcel Brion commente ces images en détail : «En s'enterrant, en s'alliant avec tout ce qui bouge dans les labyrinthes odorants des sous-bois, elle descend dans le plus secret des royaumes, celui des Mères; personne ne lui a montré ce chemin dont toute sa vie et toute son œuvre ont tracé l'itinéraire énigmatique.» Il considère que ces personnages mythologiques de mères tenant les symboles de la naissance sont devenus réalité vivante pour Leonor Fini, de par son instinct et non pas au moyen de recherches érudites, ce qu'elle a confirmé lors d'une conversation avec l'auteur: «J'étais consciente de la puissance de l'image de la mère et de l'œuf et je voulais exprimer le fait que l'œuf contient tout ce que contient la création.»
Brion poursuit: «Guidée par son intuition et son instinct, Leonor Fini prend conscience par hasard...de connaissances essentielles auxquelles d'autres n'ont accès qu'après de longues recherches. La peinture est sa baguette magique, en toute certitude et avec un métier remarquable, sa créativité la conduit au cœur des mystères.» (Sphinx – The Art and Life of Leonor Fini New York, 2009, p. 196).


Gardienne des phoenix is the most complex of Leonr Fini’s four mythological paintings of the mid-fifties depicting female figures, perhaps earth goddesses, relating to birth, fecundity and propagation, wearing long flowing robes recalling priestly vestments (La gardienne à l’œuf rouge (1955), La gardienne à l’œuf noir (1955), La dame ovale (1956)).
Peter Webb says of these works “… the deities embody power from the distant past, and their colored eggs have alchemical as well as mythological significance. Their personal meaning is more difficult to evaluate, given Leonor’s aversion to birth and child rearing. In 1955 Marcel Brion discussed these images in some detail: 'In burying herself in the earth, in making friendly alliances with everything that moves in the labyrinths of the odorous undergrowth, she has descended into the most interior kingdom: into the kingdom of the Mothers; no one has shown her this route whose enigmatic itinerary her whole life and her whole work has traced'. He considered that these mythological mother figures holding their symbols of birth had become living realities for Leonor through instinct, not through erudite learning, an opinion with which she agreed in a conversation with the author: 'I was aware of the powerful image of mother and egg and I wanted to convey that the egg contains everything in creation'. Brion continued, 'Bound by intuition and instinct, Leonor Fini becomes aware inadvertently … of major knowledge that others obtain only after long research. Painting is her magic wand; with an infallible reliability, and an exact skill, her artistic creativity leads her to the center of mysteries.’” (Sphinx – The Art and Life of Leonor Fini, New York, 2009, p. 196).

Richard Overstreet, septembre 2015.
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