MARIANO SALVADOR MAELLA (VALENCE 1739-1819 MADRID)
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MARIANO SALVADOR MAELLA (VALENCE 1739-1819 MADRID)

L'apothéose d'Hadrien: projet pour le plafond du Palais Royal de Madrid

Details
MARIANO SALVADOR MAELLA (VALENCE 1739-1819 MADRID)
L'apothéose d'Hadrien: projet pour le plafond du Palais Royal de Madrid
huile sur toile
66 x 84 cm.
Special notice

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Caroline Lescure
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Lot Essay

Ce tableau est une esquisse préparatoire pour la fresque du plafond de la Chambre officielle du Palais Royal de Madrid (fig. 1) représentant l'Apothéose d'Hadrien. Hadrien était un empereur romain d'origine espagnole et l'ambition politique de ce décor était de relier la monarchie espagnole à une tradition antique glorieuse. La fresque présente, au centre, l'empereur assis sur le globe terrestre, entouré de la Magnanimité et de Minerve qui le couronne de lauriers en signe de triomphe. Accoudé au globe se trouve Hercule symbole de force qui maintient sous son pied le dragon du Vice. Le groupe central se place sous un arc triomphal de lauriers et de palmes soutenu par des putti et petits génies. La composition fourmille de multiples figures mythologiques et d'allégories, toutes dans des positions et attitudes différentes témoignant de la brillante imagination du peintre : la Victoire qui désigne un groupe de vaincus enchaînés ; Mars ; la Philosophie tenant un rouleau ; la Magnificence portant un cadre doré (dans la fresque celui-ci contiendra des plans), la Gloire avec un clairon, la Libéralité sur une corne d'abondance et l'Honneur couronné de laurier ; la Paix, l'Espagne embrassant la Paix et l'Histoire. Les symboles de la prospérité, de la culture et des arts complètent ce panorama. Soucieux de présenter le projet dans ses moindres détails, l'artiste a aussi représenté sur l'esquisse les bordures de la fresque qui seront réalisées en stuc ainsi que les quatre médaillons d'angle figurant les Eléments : Cybèle, la Terre ; Eole, le Vent ; Vulcain, le Feu et Neptune, l'Eau.
La fresque fut achevée en 1797 et notre projet est sans doute datable peu avant. En relation avec ce plafond, et en dehors de la présente esquisse, il existe deux dessins (au Prado et à la bibliothèque de Madrid) ainsi qu'un modello (fig. 2) conservé au Museo de Bellas Artes de San Pio V Valence (cf. J.-L. Morales y Marin, Mariano Salvador Maella vida e obra, Zaragoza, 1996, n. 171, pp. 81 et 172). Le modello de Valence, une maquette de bois formée de quatre morceaux courbés évoquant la voûte est, dans certains de ses détails, plus proche de la fresque, ce qui indiquerait que notre esquisse le précède et pourrait être la première pensée en couleur. Par exemple, dans notre esquisse ne figure pas un personnage assis derrière les deux esclaves sous le groupe d'Hadrien qui apparaît dans le modello de Valence et sur la fresque. De même deux putti placés à droite de la Magnificence vont être modifiés entre notre esquisse, le modello de Valence, et la fresque.

Né à Valence, Maella se forma à Madrid et à Rome où il étudia les classiques et Raphaël. Son principal maître fut Anton-Raffaël Mengs (1728-1779). Nommé peintre du roi en 1774, directeur de l'Académie Royale en 1794, premier peintre du roi en 1799 (charge qu'il partagea avec Goya avec qui il entretenait des rapports houleux), Maella fit l'essentiel de sa carrière au service de la cour royale espagnole et participa à de nombreux décors des demeures royales. Il décora notamment trois salons à fresque du Palais Royal, l'antichambre de Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine, le Salon des Armes et la chambre officielle. L'Apothéose d'Hadrien
s'inscrit dans la tradition des décorateurs brillants et virtuoses
qui travaillèrent avant Maella au Palais Royal, notamment Tiepolo
pour la salle du trône et Mengs pour la salle Gasparini.

For an english version of this note, please visit www.christies.com.

Mariano Salvador Maella
The Apotheosis of Hadrian: a sketch for a ceiling in the Royal
Palace in Madrid
Oil on canvas
66 x 84 cm.


This is a preparatory modello for a ceiling fresco in the Official Chamber of the Royal Palace in Madrid, representing the Apothesis of Hadrian.

Hadrian was the first Roman emperor of Spanish origin, and the iconography of the fresco was intended to connect the illustrious past of the Roman Caesars to the imperial claims of the Spanish monarchy. In the centre the Emperor sits on a globe flanked by Magnanimity and Minerva, who crowns him with laurels as a sign of victory. Mighty Hercules rests against the globe, crushing underfoot a dragon symbolising vice. This central group is set under a triumphal arch of palms and laurels held by putti. Numerous mythological and allegorical figures animate the ceiling: Victory pointing to a group of chained prisoners, Mars, Philosophy holding a scroll, Magnificence holding a golden frame (in the fresco the frame contains a map), Glory with her trumpet, Liberality astride a cornucopia, Honour crowned by laurels, Peace, Spain embracing Peace and History. Symbols of culture and the Arts complete the panorama.

Maella also indicates how the elaborate surroundings of the ceiling would be realised in stucco, with four corner medallions representing the Four Elements: Cybele (the Earth); Aeolus (the Winds); Vulcan (Fire); and Neptune (Water).

The fresco is dated 1797 and the present sketch would have been painted shortly before this date. There are two drawings (one in the Prado and one in the Biblioteca Nacional, Madrid) and another modello (Museo de Bella Artes San Pio V in Valencia) which are also preparatory for the ceiling. The Valencian modello, painted on a three-dimensional wood model formed of four curved sections to evoke the vaulting of the ceiling, is closer to the final composition, which would indicate that the present modello is earlier, probably the first working-out of the composition in colour. Amongst the differences between the two modelli, in the Veil-Picard sketch the artist has not yet placed a seated figure behind the two slaves near Hadrian, a detail which is present in both the Valencian modello and the fresco. Similarly the two putti behind Magnificence show modifications at each stage of development, different in both modelli and in the final painting.

Born in Valencia, Maella was trained in Madrid and in Rome, where he studied classical art and Raphael in particular. His main teacher was Anton-Raphael Mengs (1728-1779). Maella was appointed a court painter in 1774, Director of the Royal Academy in 1794 and First Painter to the King in 1799 (a title he shared with Goya, despite their tumultuous relationship). Most of his career was spent working for the Spanish monarchy and decorating royal palaces. He painted three frescoes for the Royal Palace in Madrid: one for the antechamber of Marie-Christine of Habsbourg-Lorraine; one for the Guardroom; and the Apotheosis of Hadrian for the Official Chamber. The Apotheosis is part of a vast iconographic program and links stylistically with the masterpieces of Maella's predecessors at the Royal Palace, specifically with Tiepolo's decorations for the Throne Room, and with Mengs's for the Gasparini Antechamber.

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