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Paul CLAUDEL (1868-1955). L’Otage. Manuscrit autographe, non signé, daté au crayon « Tientsin mars 1908-Prague juin 1910 ». Un feuillet de titre, un feuillet pour la liste des personnages et 122 feuillets, la plupart au recto seulement, foliotés 1 à 125 (pages 43-44, 45-46 et 123-124 sur un même feuillet). Quelques ratures, corrections et passages biffés. Encre noire et crayon sur papier vélin. In-4 (288 x 245 mm). Reliure mosaïquée signée de Paul Bonet et datée 1958, box noir, « sur la droite du premier plat une haute croix - coupée à son croisement par une diagonale qui traverse toute la reliure pour aboutir en queue du 2e plat – la croix est mos[aïquée] en veau blanc rouge et violet – sur le second plat […] un disque blanc – autour de ces symboles se développent en filets noirs des parties de cercles concentriques – au-dessus de la diagonale de séparation – sur un plat et sur l’autre il y a aussi des parties couvertes de quadrillés de filets noirs » (Bonet Carnets 1222
Paul CLAUDEL (1868-1955). L’Otage. Manuscrit autographe, non signé, daté au crayon « Tientsin mars 1908-Prague juin 1910 ». Un feuillet de titre, un feuillet pour la liste des personnages et 122 feuillets, la plupart au recto seulement, foliotés 1 à 125 (pages 43-44, 45-46 et 123-124 sur un même feuillet). Quelques ratures, corrections et passages biffés. Encre noire et crayon sur papier vélin. In-4 (288 x 245 mm). Reliure mosaïquée signée de Paul Bonet et datée 1958, box noir, « sur la droite du premier plat une haute croix - coupée à son croisement par une diagonale qui traverse toute la reliure pour aboutir en queue du 2e plat – la croix est mos[aïquée] en veau blanc rouge et violet – sur le second plat […] un disque blanc – autour de ces symboles se développent en filets noirs des parties de cercles concentriques – au-dessus de la diagonale de séparation – sur un plat et sur l’autre il y a aussi des parties couvertes de quadrillés de filets noirs » (Bonet Carnets 1222), titre mosaïqué de veau rouge en pied du premier plat, doublure et gardes de daim rouge, tranches dorées, chemise et étui assortis. PRÉCIEUX MANUSCRIT OFFRANT DE NOMBREUSES VARIANTES. CLAUDEL EN FIT DON À ANDRÉ GIDE AUQUEL IL L'AVAIT ENVOYÉ POUR PUBLICATION. Dès 1908, Claudel confie à Gide son projet « d’un grand ensemble de drames ». L’Otage, premier volet de la trilogie des Coûfontaine, sera suivi par Le Pain dur et Le Père humilié. Il le tient régulièrement au courant de la genèse de l’ouvrage et lui confie, le 17 juin 1910, avoir « écrit le mot fin, la semaine dernière, au bas du Troisième Acte de l’Otage […] J’accepte avec reconnaissance votre proposition de dactylographie et suis très heureux de faire don du manuscrit à un bibliophile tel que vous […] J’oubliais de vous dire que l’Otage a 125 pages grand in-4°, médiocrement serrées » (Paul Claudel & André Gide, Correspondance 1899-1926. Préface et notes par Robert Mallet. Paris : NRF, 1949, pp. 140-141). Gide reçoit le manuscrit des mains d’André Ruyters, auquel Mme Claudel l’avait remis. Son enthousiasme est immédiat. Le 6 août 1910, il informe Claudel qu’il a confié le manuscrit au dactylographe : « l’urgence de votre drame a dépassé toute mon attente, et vous savez pourtant qu’elle était vive ». « Une dactylographie fut revue par Claudel […] Les 250 corrections faites par Claudel portaient souvent sur les erreurs de dactylographie ; les quelques modifications ou additions qui y apparaissent correspondent sans doute aux différences entre le manuscrit C [celui-ci] et le texte, car il est nullement sûr que Claudel ait relu les épreuves pour la publication en revue, ni même pour la première édition » (J.-P. Kempf et J. Petit). L’Otage paraît dans la NRF en décembre 1910, janvier et février 1911 puis en volume, en mai de la même année, aux toutes jeunes éditions de la NRF dont il est le premier titre. La pièce fut créée par Lugné-Poe, au théâtre de l’Œuvre, en juin 1914. Jean-Pierre Kempf et Jacques Petit. L’Otage de Paul Claudel. Introduction, variantes et notes. Annales littéraires de l’université de Besançon, n° 194. Les Belles Lettres, 1977, pp. 36 et 37 ; Paul Claudel, Théâtre I, Pléaide, 2011 (sous la direction de Didier Alexandre et de Michel Autrand), pp. 1607-1608 (le manuscrit y est cité mais n’a pu être consulté).

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Paul CLAUDEL (1868-1955). L’Otage. Manuscrit autographe, non signé, daté au crayon « Tientsin mars 1908-Prague juin 1910 ». Un feuillet de titre, un feuillet pour la liste des personnages et 122 feuillets, la plupart au recto seulement, foliotés 1 à 125 (pages 43-44, 45-46 et 123-124 sur un même feuillet). Quelques ratures, corrections et passages biffés. Encre noire et crayon sur papier vélin. In-4 (288 x 245 mm). Reliure mosaïquée signée de Paul Bonet et datée 1958, box noir, « sur la droite du premier plat une haute croix - coupée à son croisement par une diagonale qui traverse toute la reliure pour aboutir en queue du 2e plat – la croix est mos[aïquée] en veau blanc rouge et violet – sur le second plat […] un disque blanc – autour de ces symboles se développent en filets noirs des parties de cercles concentriques – au-dessus de la diagonale de séparation – sur un plat et sur l’autre il y a aussi des parties couvertes de quadrillés de filets noirs » (Bonet Carnets 1222), titre mosaïqué de veau rouge en pied du premier plat, doublure et gardes de daim rouge, tranches dorées, chemise et étui assortis.

PRÉCIEUX MANUSCRIT OFFRANT DE NOMBREUSES VARIANTES. CLAUDEL EN FIT DON À ANDRÉ GIDE AUQUEL IL L'AVAIT ENVOYÉ POUR PUBLICATION.

Dès 1908, Claudel confie à Gide son projet « d’un grand ensemble de drames ». L’Otage, premier volet de la trilogie des Coûfontaine, sera suivi par Le Pain dur et Le Père humilié. Il le tient régulièrement au courant de la genèse de l’ouvrage et lui confie, le 17 juin 1910, avoir « écrit le mot fin, la semaine dernière, au bas du Troisième Acte de l’Otage […] J’accepte avec reconnaissance votre proposition de dactylographie et suis très heureux de faire don du manuscrit à un bibliophile tel que vous […] J’oubliais de vous dire que l’Otage a 125 pages grand in-4°, médiocrement serrées » (Paul Claudel & André Gide, Correspondance 1899-1926. Préface et notes par Robert Mallet. Paris : NRF, 1949, pp. 140-141).
Gide reçoit le manuscrit des mains d’André Ruyters, auquel Mme Claudel l’avait remis. Son enthousiasme est immédiat. Le 6 août 1910, il informe Claudel qu’il a confié le manuscrit au dactylographe : « l’urgence de votre drame a dépassé toute mon attente, et vous savez pourtant qu’elle était vive ».
« Une dactylographie fut revue par Claudel […] Les 250 corrections faites par Claudel portaient souvent sur les erreurs de dactylographie ; les quelques modifications ou additions qui y apparaissent correspondent sans doute aux différences entre le manuscrit C [celui-ci] et le texte, car il est nullement sûr que Claudel ait relu les épreuves pour la publication en revue, ni même pour la première édition » (J.-P. Kempf et J. Petit).

L’Otage paraît dans la NRF en décembre 1910, janvier et février 1911 puis en volume, en mai de la même année, aux toutes jeunes éditions de la NRF dont il est le premier titre. La pièce fut créée par Lugné-Poe, au théâtre de l’Œuvre, en juin 1914.

Jean-Pierre Kempf et Jacques Petit. L’Otage de Paul Claudel. Introduction, variantes et notes. Annales littéraires de l’université de Besançon, n° 194. Les Belles Lettres, 1977, pp. 36 et 37 ; Paul Claudel, Théâtre I, Pléaide, 2011 (sous la direction de Didier Alexandre et de Michel Autrand), pp. 1607-1608 (le manuscrit y est cité mais n’a pu être consulté).

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Victorine d'Arcangues
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