PIERRE ALECHINSKY (NÉ EN 1927)
Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more
PIERRE ALECHINSKY (NÉ EN 1927)

Distances prises

Details
PIERRE ALECHINSKY (NÉ EN 1927)
Distances prises
signé 'Alechinsky’ (en bas à droite)
huile sur toile
130 x 195 cm.
Peint en 1960.

signed 'Alechinsky' (lower right)
oil on canvas
51 1/8 x 76 ¾ in.
Painted in 1960.
Provenance
Galerie de France, Paris
Collection privée, Italie (acquis auprès de celle-ci en 1960)
Vente anonyme, Christie's, Paris, 3 juin 2015, lot 26
Acquis lors de cette vente par le propriétaire actuel
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
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Lot Essay

L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Monsieur Pierre Alechinsky.

« Ce que l’on retient [d’Alechinsky], c’est toujours un enveloppement et un développement, ou plutôt un enroulement ou un déroulement de formes qui s’enchevêtrent en même temps qu’elles se succèdent. »
Jean Grenier, 1960.

“What we remember [about Alechinsky] is always an envelopment and a development; or rather a furling and unfurling of shapes that both overlap and follow each other.” 
Jean Grenier, 1960.

En 1960, lorsqu’il peint Distances prises, Pierre Alechinsky est choisi avec quatre autres artistes pour représenter la Belgique à la 30e Biennale de Venise. À cette occasion, son œuvre est largement célébrée par la critique, en Europe comme aux Etats-Unis. On peut ainsi lire dans les colonnes du New York Times : : « Le Pavillon belge est dominé par une grande exposition des peintures et des dessins de Pierre Alechinsky qui, à l'âge de 45 ans, est le seul peintre de la Biennale à donner une impression de réelle maîtrise […]. Ses toiles expressionnistes, hantées par des images de cauchemar, qui sont au bord de l'abstraction, vont à contre-courant de toutes les nouvelles idées et nouvelles modes, mais leur pouvoir n'en est pas pour autant diminué » (H. Kramer, The New York Times, 12 juin 1960).

Nourrie des influences de la calligraphie orientale, que le peintre découvre lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950 et dont il approfondie la connaissance en voyageant au Japon en 1955, l’œuvre de Pierre Alechinsky trouve également des correspondances formelles dans la peinture de Jackson Pollock et sa façon de traiter les toiles en all-over. Faisant s’entremêler les formes dans une déclinaison de blancs et bleus, Distances prises résiste à toute tentative d’identification d’un quelconque sujet, laissant le regarder libre de prêter à l’œuvre le sens de son choix. Comme si c’était avant tout du réel que l’artiste cherchait à prendre ses distances, donnant à voir une illustration magistrale de la définition donnée par Jean Paulhan : « les anciens peintres commencent par le sens et lui trouvaient des signes. Mais les nouveaux commencent par des signes, auxquels il ne reste plus qu’à trouver un sens » («L’art informel», La nouvelle revue française, mars 1961, cité in Alechinsky, catalogue d’exposition, Paris, Galerie nationale du jeu de paume, 1998).

 
In 1960, when he painted Distances prises, Pierre Alechinsky and four other artists were chosen to represent Belgium for the 30th Venice Biennale. For the occasion, his work was largely acclaimed by critics, both in Europe and in the United States. And so the following was printed in the columns of the New York Times:  “The Belgian Pavilion is dominated by a great exhibition of paintings and drawings by Pierre Alechinsky who, at the age of 45, is the only painter of the Biennale to give an impression of true mastery […]. His expressionist paintings, haunted by nightmare images, approach the edge of abstraction before flying in the face of all new ideas and new fashions; but their power is not for as much diminished,” (H. Kramer, The New York Times, 12 June 1960).
 
Inspired by the influences of Oriental calligraphy that the painter discovered upon relocating to Paris in the early 1950s, and of which he enriched his knowledge while travelling to Japan in 1955, the work of Pierre Alechinsky also formally corresponds with the work of Jackson Pollock and his “all-over” handling of the canvas. With an intermingling of shapes in various shades of white and blue, Distances prises resists any attempt to identify it with any particular subject, leaving the work open to the interpretation of the viewer’s choice. As if what it was most important to “keep his distances” from was the real world, he provided a majestic illustration of the definition provided by Jean Paulhan: “Painters in old times began with meaning and found symbols to correspond. But in our time, artists begin with symbols for which meaning remains to be attributed,” (“L’art informel”, La nouvelle revue française, March 1961, cited in Alechinsky, exhibition catalogue, Paris, Galerie nationale du jeu de paume, 1998).




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