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Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
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Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)

Paysage - Arbre aux Colettes

Details
Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Paysage - Arbre aux Colettes
monogrammé (en bas à droite)
huile sur toile
21 x 25 cm.
Peint vers 1915

signed with the monogram (lower right)
oil on canvas
8 ¼ x 9 7/8 in.
Painted circa 1915
Provenance
Ambroise Vollard, Paris (acquis auprès de l'artiste avant 1919).
Vente, Mes Couturier et Nicolay, Paris, 26 mai 1978, lot 104 (titré 'Arbre').
Harry Krampf, Paris (acquis au cours de cette vente).
Ryuzaburo Umehara, Japon (dans les années 1960).
Collection particulière, Japon (par descendance); vente, Sotheby's, Londres, 27 février 2019, lot 143.
Acquis au cours de cette vente par le propriétaire actuel.
Literature
A. Vollard, Pierre-Auguste Renoir, Tableaux, Pastels et Dessins, Paris, 1918, p. 350, no. 1705 (illustré).
Exhibited
Tokyo, The Seibu Museum of Art, Exposition Renoir, 1980, no. 28 (titré 'Arbre').
Special notice

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)

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Valerie Didier Hess
Valerie Didier Hess Specialist, Head of Sale

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Lot Essay

Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné en ligne de l'œuvre de Pierre-Auguste Renoir actuellement en préparation par le Wildenstein Plattner Institute.


Paysage Arbre aux Collettes témoigne de l'un des aspects fondamentaux de l'impressionnisme : le principe de la peinture en plein air, qui convie l'artiste à s'installer au cœur de la nature et à brosser ses sensations sur le vif. D'un geste enlevé, Renoir varie ici sa touche pour saisir les innombrables détails du spectacle qui s'offre à lui, adaptant ses coups de pinceaux aux différentes zones du paysage. D'épaisses taches de vert et de jaune, rehaussées d'un peu de rose et de rouge pâles, viennent modeler les feuilles des arbres. Au premier plan, les zébrures qui définissent le chemin baigné de soleil sont quant à elles plus riches et plus contrastées, tandis que les nuages que Renoir fait planer de part et d'autre du ciel bleu vif sont à peine suggérés par quelques notes furtives de blanc. Le grand arbre qui trône sur le jardin cagnois du peintre constitue de toute évidence le point de mire de cette composition. Sublimé par une nuée de tonalités, il est mis en valeur par les reflets dorés qui tapissent le sol et semblent avancer en direction du spectateur vers un espace dégagé – probablement l'emplacement même où le peintre a posé son chevalet. Subtilement, Renoir semble ainsi insinuer sa présence dans ce cadre naturel débordant de vie. Paysage Arbre aux Collettes voit le jour au domaine des Collettes, à Cagnes, dont le jardin planté d'oliviers centenaires est devenu le terrain de jeu du peintre. Comme Claude Monet à Giverny, Renoir a converti les terres sauvages autour de sa maison en atelier à ciel ouvert ; un lieu où, malgré sa santé chancelante, il ne cessera d'observer de près la nature dont il couche inlassablement sur la toile les jeux de lumière et les couleurs diaprées. Au cœur de cette oliveraie aux reflets argentés, Renoir peint depuis une cabane où il a fait installer de grandes fenêtres qui laissent entrer la brise du Midi. « Le paysage était un microcosme où se concentrait toute la richesse du monde », écrit Jean, le fils de l'artiste, à propos de ce décor. « 'C'est grisant' ne cessait de répéter [Renoir] » (Renoir, My Father, New York, 1958, p. 428-429).
Malgré l'attention minutieuse qu'ils portent à la végétation, ces paysages audacieux que l'artiste conçoit à la fin de sa vie frôlent, en termes de style et d'exécution, une forme d'abstraction pleine de sensualité. En quelques coups de pinceau et en orchestrant une harmonie délicate entre les tons froids et les tons chauds, Renoir donne corps au terroir idyllique de la Provence et nous invite à ressentir l'atmosphère et les parfums de son jardin. Les œuvres peintes aux Collettes auront un impact retentissant sur les artistes des générations suivantes, notamment Henri Matisse. Après un passage à Cagnes chez le maître impressionniste en 1918, il confiera à son épouse : « J'arrive de chez Renoir où j'ai vu d'épatants tableaux » (cité in Renoir au XXe siècle, cat. exp., Grand Palais, Paris, 2009, p. 381).


Paysage – Arbre aux Collettes bears witness to one of the central tenets of Impressionism: the plein-air master standing outdoors, before nature, rapidly transcribing his immediate sensations. Renoir has employed several different types of brushwork to capture the myriad details of the natural world, differentiating the various zones of the landscape through his nimble touch. Thickly applied yellow and green daubs, heightened with a few touches of light pink and red, capture the young leaves of the trees. The brushstrokes are richer and more contrasted in the foreground to define the sun-dappled path, whilst Renoir uses only a few licks of white for the clouds in each upper corner of the composition set against a bright blue sky. cobalt a female figure appears in. The tree in Renoir’s garden in Cagnes is without doubt the focus in this painting, glorified through Renoir’s myriad of colour tones and put in the spotlight with a golden carpet of sun-lit ground that appears to open out to a clearing towards the viewer, potentially marking the spot where Renoir must have set up his easel to depict this lively view, implicitly registering his presence in the landscape.
Paysage – arbre aux Collettes was executed on the estate of Les Collettes at Cagnes whose olive trees filled the garden and would ultimately become his studio. Just like Claude Monet at Giverny, Renoir would transform the wild surroundings of his home into an outdoor studio, where he could persistently and closely study nature, capturing its kaleidoscopic colours and light effects in his work, even despite his deteriorating health. Amid the silvery gleam of huge, ancient olive trees, Renoir worked in a specially designed shed with large windows that could be opened wide to catch passing breezes. “The landscape was a microcosm of all the riches of the world,” described Jean, the artist’s son, about this setting. “’It’s intoxicating,’ [Renoir] kept repeating” (Renoir, My Father, New York, 1958, p. 428-429).
Despite the attention given to nature, these experimental landscapes typical of the last decade of Renoir’s life, in terms of execution and style, they border a form of abstract art loaded with sensuality. Indeed, with a few strokes of paint and a carefully orchestrated balance of blues and greens with reds and yellows, Renoir managed to capture the vivid presence of an southern idyllic landscape and to convey the atmosphere, the warmth and the smell of his Mediterranean garden. These works painted in Les Collettes would prove influential for the subsequent generation of artists, namely Henri Matisse, who visited the artist in Cagnes in 1918, who wrote to his wife: "I have just come back from Renoir's house where I have seen some marvellous paintings" (quoted in Renoir au XX siècle, exh. cat., Grand Palais, Paris, 2009, p. 381).

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