Albert Irvin comptait parmi les peintres britanniques les plus célèbres de l’après-guerre, connu pour ses œuvres abstraites de grand format, baignées de couleurs. La carrière de l’artiste a englobé la peinture, l’aquarelle, la gravure et la gouache, avec un langage visuel distinctif construit à partir de gestes amples, de champs de couleurs superposés et de marques rythmiques.
Né à Londres en 1922, Irvin a vu sa jeunesse marquée par les bouleversements de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il ait commencé ses études à la Northampton School of Art, celles-ci ont été interrompues en 1941 lorsqu’il s’est engagé dans la Royal Air Force en tant que navigateur. Après la guerre, Irvin a étudié au Goldsmiths College, où il est revenu enseigner entre 1962 et 1983. Ce lien de longue date avec Goldsmiths a placé Irvin au cœur d’une génération d’artistes britanniques qui redéfinissaient l’abstraction dans l’après-guerre.
Si les premières œuvres d’Irvin comprenaient des paysages et des natures mortes semi-abstraites, il s’est par la suite tourné plus pleinement vers l’abstraction, adoptant une forme typiquement britannique de ce style artistique gestuel. Cette évolution s’explique en partie par la découverte par l’artiste de l’expressionnisme américain dans les années 1950, en particulier l’œuvre de Willem de Kooning et de Jackson Pollock.
Les peintures d’Irvin sont souvent interprétées comme des cartes émotionnelles — des surfaces denses et vibrantes qui évoquent l’énergie des villes, des voyages et de l’activité humaine. Les titres font fréquemment référence à des rues ou à des lieux londoniens, renforçant ainsi l’impression que ces œuvres restent ancrées dans la vie quotidienne, même si elles ne constituent pas des représentations littérales.
Travaillant sur des toiles de plus en plus grandes à partir des années 1970, Irvin a développé une approche physique de la peinture, travaillant souvent avec des toiles posées à même le sol ou le mur et utilisant des coups de pinceau larges et énergiques. Il en résulte des œuvres qui semblent spontanées, tout en étant soigneusement structurées sous cette apparence d’improvisation. Son œuvre s’étendait également à différents supports, notamment la sérigraphie, que l’artiste a adoptée dans les années 1980.
En 1998, Irvin a été élu à la Royal Academy, puis nommé Officier de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) en 2013. Il a continué à peindre jusqu’à sa mort en 2015. L’artiste a laissé derrière lui un héritage qui fait de lui l’une des figures clés de l’abstraction britannique de la fin du XXe siècle ; ses œuvres font partie des plus grandes collections mondiales, notamment celles de la Tate, de la Royal Academy et du V&A Museum.
Albert Irvin, R.A. (b. 1922)
Abstract
Albert Irvin, R.A. (1922-2015)
Cavendish
Albert Irvin, R.A. (1922-2015)
San Rocco
Albert Irvin, R.A. (b. 1922)
Sanctuary
Albert Irvin, R.A. (b. 1922)
Marius
Albert Irvin, R.A. (1922-2015)
Landscape
Albert Irvin (British, b. 1922)
Untitled (Brown Painting)
Albert Irvin (British, b. 1922)
Edge of Black
Albert Irvin, R.A. (b. 1922)
Transcend
Albert Irvin (1922-2015)
Red Light
Albert Irvin (British, b. 1922)
Forerunner
Albert Irvin, R.A. (b. 1922)
Red Abstract
Albert Irvin (b. 1922)
Copperas
Albert Irvin (b. 1922)
Star I
Albert Irvin, R.A. (b. 1922)
Edge of the River
Albert Irvin, R.A. (b. 1922)
Druid II