Boudin a passé son enfance d’abord à Honfleur, puis au Havre, deux villes de Normandie. Il a quitté l’école en 1836 pour devenir apprenti dans une imprimerie, avant de travailler pour le papetier Alphonse Lemasle. En 1844, Boudin et son collègue Jean Archer ont ouvert leur propre papeterie, où ils vendaient également des fournitures artistiques.
On ignore quand Boudin a commencé à pratiquer l’art, mais en 1845, il a montré certaines de ses œuvres à Jean-François Millet. Deux ans plus tard, Boudin est parti pour Paris, où il a finalement obtenu une bourse de trois ans pour étudier la peinture dans la capitale française. Pour le reste de sa vie, il a partagé son temps entre Paris, où il passait l’hiver dans son atelier, et d’autres régions de France où il peignait, si le temps le permettait, directement d’après nature.
À l’instar des futurs impressionnistes, Boudin cherchait à représenter les effets climatiques : capturer, par exemple, une ombre fugace ou une brise côtière. Son attachement au genre du paysage ne faiblit jamais. Son choix de motifs était lié à son amour de la mer, et il situa bon nombre de ses tableaux les plus célèbres sur la côte normande — à Deauville, Étretat et sur la plage de Trouville, entre autres — ainsi qu’en Bretagne. Pourtant, ces compositions étaient ancrées dans le monde réel, et sur fond de vagues spectaculaires et de plages de sable, Boudin peignait des familles, des femmes de la haute société et les nombreuses personnes qu’il croisait.
En 1858, Boudin fit la connaissance de Claude Monet, alors adolescent, et encouragea le jeune artiste à se joindre à lui pour peindre en plein air. Les deux hommes ont ensuite noué une étroite amitié et entretenu une correspondance tout au long de leur vie, chacun appréciant la pratique de l’autre. Monet admirait en particulier les tonalités harmonieuses de Boudin et la manière dont il abordait les conditions atmosphériques, qualifiant plus tard l’artiste plus âgé de « mon maître ».
Les peintures de Boudin étaient régulièrement exposées au Salon de Paris et, à partir de 1890, au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Ses œuvres figuraient également dans des expositions plus modestes à travers le pays, et à partir des années 1880, Boudin fut l’un des artistes que le célèbre marchand Paul Durand-Ruel présenta en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Ce n’est toutefois qu’en 1888 que le gouvernement français commença à acquérir ses œuvres, et en 1892, l’artiste reçut la Légion d’honneur.
Diagnostiqué d’un cancer de l’estomac, Boudin continua néanmoins à travailler. En raison de sa santé déclinante, il chercha des climats plus cléments dans le sud de la France. Bien qu’il apprécie le soleil radieux du bord de la Méditerranée, il continua d’exprimer sa préférence pour la Normandie venteuse. Boudin mourut chez lui à Deauville en 1898.
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
La plage de Trouville
Eugène Boudin (1824-1898)
Scène de plage
Eugene Boudin (1824-1898)
Bordeaux, le port
Eugène Boudin (1824-1898)
Venise. L'entrée du Grand Canal, la Salute et la Douane
EUGENE BOUDIN (1824-1898)
L'embarcadère à Trouville
Eugène Boudin (1824-1898)
Deauville, Juliette sous la tente
Eugène Boudin (1824-1898)
Scéne de plage à Trouville
Eugène Boudin (1824-1898)
Camaret, le port
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Scène de plage à Deauville
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Venise, église San Giorgio
Eugène Boudin (1824-1898)
Le rivage de Villerville
Eugène Boudin (1824-1898)
Villerville, Rivage, marée montante octobre
Eugene Boudin (1824-1898)
Sur la plage de Trouville
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Le Havre. L'avant-port au soleil couchant
Eugène Boudin (1824-1898)
Venise. Le môle à l'entrée du Grand Canal et la Salute le soir
Eugène Boudin (1824-1898)
La plage de Villers
Eugène Boudin (1824-1898)
Venise, la Salute, la Douane et le début du Grand Canal
Eugène Boudin (1824-1898)
Deauville. Scène de plage
Eugene Boudin (1824-1898)
Beaulieu, La baie des tourmis, Effet du matin
EUGENE BOUDIN (1824-1898)
Scène de plage à Trouville
Eugene Boudin (1824-1898)
Le Havre, le port Saint-Jacques
Eugène Boudin (1824-1898)
Venise, la Salute, la Douane, la Giudecca au fond, vue prise du Grand Canal
Eugene Boudin (1824-1898)
Trouville, Scène de plage
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Camaret. La Pointe du Toulinguet
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Le Havre. L ’ avant-port
Eugène Boudin (1824-1898)
Personnages sur la plage de Trouville
Eugène Boudin (1824-1898)
Venise. La Salute. La Douane
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Trouville, Scène de plage
Eugène Boudin (1824-1898)
Scène de plage
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Scène de plage à Trouville
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Venise, vue prise de San Giorgio
Eugene Boudin (1824-1898)
Maison et jardin du peintre Braquaval
EUGENE BOUDIN (1824-1898)
Venise, le campanile, le Palais Ducal et la Piazzetta vue prise de San Giorgio (esquisse)
Eugène Boudin (1824-1898)
Berck. La plage
Eugene Boudin (1824-1898)
La plage de Trouville
Eugène Boudin (1824-1898)
Pleine mer, Les lamaneurs
EUGENE BOUDIN (1824-1898)
Trouville. Scène de plage
Eugène Boudin (1824-1898)
Trouville. Les tentes
Eugène Boudin (1824-1898)
Berck, scène de plage
Eugène Boudin (1824-1898)
Deauville. La plage
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Étude de ciel
Eugène Boudin (1824-1898)
Trouville, les jetées, marée haute
Eugene Boudin (1824-1898)
Trouville, scène de plage
Eugene Boudin (1824-1898)
La Plage
Eugene Boudin (1824-1898)
Etretat. Barques échouées et falaise d'amont
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Trouville, Scène de plage
Eugène Boudin (1824-1898)
Trouville, les jetées, marée haute
Eugène Boudin (1824-1898)
Deauville, Le bassin à marée haute
EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)
Fête dans le bassin d’Honfleur
Eugène Boudin (1824-1898)
Rouen, vue prise du Cours de la Reine