Eugène Boudin

Né en 1824, Eugène Boudin fut un précurseur important de l’impressionnisme. Rejetant la pratique en atelier, il fut l’un des premiers artistes à peindre en plein air, installant son chevalet notamment sur la côte nord de la France afin de capturer « les beautés simples de la nature ». D’une prolificité sans pareille — il a créé plus de 4 000 peintures et plus de 7 000 aquarelles, dessins et pastels —, Boudin a développé un nouveau type de peinture de paysage, intimement lié à la vie contemporaine.

Boudin a passé son enfance d’abord à Honfleur, puis au Havre, deux villes de Normandie. Il a quitté l’école en 1836 pour devenir apprenti dans une imprimerie, avant de travailler pour le papetier Alphonse Lemasle. En 1844, Boudin et son collègue Jean Archer ont ouvert leur propre papeterie, où ils vendaient également des fournitures artistiques.

On ignore quand Boudin a commencé à pratiquer l’art, mais en 1845, il a montré certaines de ses œuvres à Jean-François Millet. Deux ans plus tard, Boudin est parti pour Paris, où il a finalement obtenu une bourse de trois ans pour étudier la peinture dans la capitale française. Pour le reste de sa vie, il a partagé son temps entre Paris, où il passait l’hiver dans son atelier, et d’autres régions de France où il peignait, si le temps le permettait, directement d’après nature.

À l’instar des futurs impressionnistes, Boudin cherchait à représenter les effets climatiques : capturer, par exemple, une ombre fugace ou une brise côtière. Son attachement au genre du paysage ne faiblit jamais. Son choix de motifs était lié à son amour de la mer, et il situa bon nombre de ses tableaux les plus célèbres sur la côte normande — à Deauville, Étretat et sur la plage de Trouville, entre autres — ainsi qu’en Bretagne. Pourtant, ces compositions étaient ancrées dans le monde réel, et sur fond de vagues spectaculaires et de plages de sable, Boudin peignait des familles, des femmes de la haute société et les nombreuses personnes qu’il croisait.

En 1858, Boudin fit la connaissance de Claude Monet, alors adolescent, et encouragea le jeune artiste à se joindre à lui pour peindre en plein air. Les deux hommes ont ensuite noué une étroite amitié et entretenu une correspondance tout au long de leur vie, chacun appréciant la pratique de l’autre. Monet admirait en particulier les tonalités harmonieuses de Boudin et la manière dont il abordait les conditions atmosphériques, qualifiant plus tard l’artiste plus âgé de « mon maître ».

Les peintures de Boudin étaient régulièrement exposées au Salon de Paris et, à partir de 1890, au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Ses œuvres figuraient également dans des expositions plus modestes à travers le pays, et à partir des années 1880, Boudin fut l’un des artistes que le célèbre marchand Paul Durand-Ruel présenta en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Ce n’est toutefois qu’en 1888 que le gouvernement français commença à acquérir ses œuvres, et en 1892, l’artiste reçut la Légion d’honneur.

Diagnostiqué d’un cancer de l’estomac, Boudin continua néanmoins à travailler. En raison de sa santé déclinante, il chercha des climats plus cléments dans le sud de la France. Bien qu’il apprécie le soleil radieux du bord de la Méditerranée, il continua d’exprimer sa préférence pour la Normandie venteuse. Boudin mourut chez lui à Deauville en 1898.

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

La plage de Trouville

Eugène Boudin (1824-1898)

Scène de plage

Eugene Boudin (1824-1898)

Bordeaux, le port

Eugène Boudin (1824-1898)

Venise. L'entrée du Grand Canal, la Salute et la Douane

EUGENE BOUDIN (1824-1898)

L'embarcadère à Trouville

Eugène Boudin (1824-1898)

Deauville, Juliette sous la tente

Eugène Boudin (1824-1898)

Scéne de plage à Trouville

Eugène Boudin (1824-1898)

Camaret, le port

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Scène de plage à Deauville

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Venise, église San Giorgio

Eugène Boudin (1824-1898)

Le rivage de Villerville

Eugène Boudin (1824-1898)

Villerville, Rivage, marée montante octobre

Eugene Boudin (1824-1898)

Sur la plage de Trouville

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Le Havre. L'avant-port au soleil couchant

Eugène Boudin (1824-1898)

Venise. Le môle à l'entrée du Grand Canal et la Salute le soir

Eugène Boudin (1824-1898)

La plage de Villers

Eugène Boudin (1824-1898)

Venise, la Salute, la Douane et le début du Grand Canal

Eugène Boudin (1824-1898)

Deauville. Scène de plage

Eugene Boudin (1824-1898)

Beaulieu, La baie des tourmis, Effet du matin

EUGENE BOUDIN (1824-1898)

Scène de plage à Trouville

Eugene Boudin (1824-1898)

Le Havre, le port Saint-Jacques

Eugène Boudin (1824-1898)

Venise, la Salute, la Douane, la Giudecca au fond, vue prise du Grand Canal

Eugene Boudin (1824-1898)

Trouville, Scène de plage

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Camaret. La Pointe du Toulinguet

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Le Havre. L ’ avant-port

Eugène Boudin (1824-1898)

Personnages sur la plage de Trouville

Eugène Boudin (1824-1898)

Venise. La Salute. La Douane

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Trouville, Scène de plage

Eugène Boudin (1824-1898)

Scène de plage

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Scène de plage à Trouville

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Venise, vue prise de San Giorgio

Eugene Boudin (1824-1898)

Maison et jardin du peintre Braquaval

EUGENE BOUDIN (1824-1898)

Venise, le campanile, le Palais Ducal et la Piazzetta vue prise de San Giorgio (esquisse)

Eugène Boudin (1824-1898)

Berck. La plage

Eugene Boudin (1824-1898)

La plage de Trouville

Eugène Boudin (1824-1898)

Pleine mer, Les lamaneurs

EUGENE BOUDIN (1824-1898)

Trouville. Scène de plage

Eugène Boudin (1824-1898)

Trouville. Les tentes

Eugène Boudin (1824-1898)

Berck, scène de plage

Eugène Boudin (1824-1898)

Deauville. La plage

Eugène Boudin (1824-1898)

Trouville, les jetées, marée haute

Eugene Boudin (1824-1898)

Trouville, scène de plage

Eugene Boudin (1824-1898)

Etretat. Barques échouées et falaise d'amont

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Trouville, Scène de plage

Eugène Boudin (1824-1898)

Trouville, les jetées, marée haute

Eugène Boudin (1824-1898)

Deauville, Le bassin à marée haute

EUGÈNE BOUDIN (1824-1898)

Fête dans le bassin d’Honfleur

Eugène Boudin (1824-1898)

Rouen, vue prise du Cours de la Reine