Maître de l’ironie et de l’élégance, Francisco José de Goya y Lucientes — plus connu sous le nom de Goya — est considéré comme l’un des artistes espagnols les plus importants de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Tout comme il chevauche deux siècles, il peut également être vu à la fois comme le dernier des maîtres anciens et le père de l’art moderne. La carrière de Goya s’étend sur l’une des époques les plus turbulentes de l’histoire européenne. Pendant plus de 60 ans, les nouvelles valeurs libérales des Lumières se sont heurtées aux contraintes religieuses et sociales des anciennes monarchies continentales. Alors que la révolution, la contre-révolution et la guerre ravageaient l’Europe, son œuvre a non seulement rendu compte de la nature de son époque, mais a elle-même connu une révolution extraordinaire.
Goya est né à Fuendetodos, en Espagne, en 1746. À l’âge de 14 ans, sa famille s’installa à Saragosse, où il fut formé par José Luzán y Martínez. À la fin des années 1770, il s’était fait une place en tant qu’artiste à la cour de Madrid du roi Charles III.
Il passa les années de son ascension professionnelle à travailler dans la tradition rococo de la cour espagnole, réalisant des cartons de tapisserie, des peintures religieuses et des portraits de cour. Mais, au sommet de sa carrière, la maladie le frappa. En 1792, six ans après avoir été nommé peintre du roi, il devint définitivement sourd.
Ce fut un coup dur qui affecta profondément Goya. Bien qu’il fût resté un peintre de cour célèbre, il commença à explorer des sujets plus intimes et personnels, développant un style souvent plus libre et plus impressionniste.
En 1799, il réalisa l’extraordinaire série d’estampes satiriques Los Caprichos, qui comprend la célèbre œuvre Le sommeil de la raison engendre des monstres. Premier artiste majeur à utiliser la technique relativement nouvelle de l’aquatinte, Los Caprichos marqua un tournant dans l’histoire de la gravure.
À partir de 1808, son œuvre sur la guerre d’Espagne, notamment ses chefs-d’œuvre Le 3 mai 1808 (1814) et Les Désastres de la guerre (1810-1820), révèle une sensibilité humaniste singulièrement moderne qui considérait la guerre comme une série d’atrocités cauchemardesques plutôt que comme l’entreprise glorieuse des représentations traditionnelles.
Dans ses dernières années, aigrie par les horreurs des guerres napoléoniennes et le retour de l’Espagne au despotisme sous Ferdinand VII, il a réalisé les fresques obsédantes connues sous le nom de Peintures noires (1820–23). Préfigurant l’impressionnisme, et même l’expressionnisme, elles constituent le testament révolutionnaire de Goya sur la naissance du monde moderne comme un lieu de terreur et de ténèbres. L’œuvre la plus célèbre de cette série, Saturne, montre le dieu mythique (père de Jupiter) en train de dévorer son fils.
La vision unique de Goya allait avoir un effet profond sur bon nombre des plus grands artistes des XIXe et XXe siècles, d’Édouard Manet à Francis Bacon. Il mourut en 1828.
En 2023, la paire de portraits de Goya représentant María Vicenta Barruso Valdés et sa mère Leonora Antonia Valdés de Barruso a établi un record aux enchères pour l’artiste lorsqu’elle s’est vendue chez Christie’s New York pour 16,4 millions de dollars.
FRANCISCO JOSÉ DE GOYA Y LUCIENTES (FUENDETODOS 1746-1828 BORDEAUX)
Portrait of Doña María Vicenta Barruso Valdés, seated on a sofa with a lap-dog; and Portrait of her mother Doña Leonora Antonia Valdés de Barruso, seated on a chair holding a fan
Francisco José de Goya y Lucientes (Fuendetodos 1746-1828 Bordeaux)
Bajan riñendo (They go down quarrelling) or Vision de bajar riñendo (Vision: going down quarrelling)
Francisco Jose de Goya y Lucientes (Fuendetodos 1746-1828 Bordeaux)
Hutiles trabajos (Useful work)
Francisco Jose de Goya y Lucientes (Fuendetodos 1746-1828 Bordeaux)
Si yerras los tiros! (If you miss the mark!)
Francisco José de Goya y Lucientes (Fuendetodos 1746-1828 Bordeaux)
Constable Lampiños stitched into a dead horse
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Los Caprichos (D. 38-117; H. 36-115)
Francisco José de Goya y Lucientes (Fuendetodos 1746-1828 Bordeaux)
A hunter with his dog in a landscape
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
La Tauromaquia (D. 224-256; H. 204-236)
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Los Proverbios (D. 202-219; H. 248-265)
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Group with sleeping woman (D. 277; H. 279)
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Caprichos
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Caprichos
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Caprichos
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Caprichos
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Con Razon ó Sin Ella (Rightly or wrongly), plate 2 from; Los Desastres de la Guerra (D. 121; H. 122)
GOYA Y LUCIENTES, Francisco (1746-1828)
[ Los Caprichos . Madrid : chez l'artiste, 1799]
Francisco de Goya y Lucientes (Fuendetodos 1746-1828 Bordeaux)
Los Desastres de la Guerra (The Disasters of War)
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Caprichos
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Fuerte cosa es! (That's tough!), plate 31 from; Los Desastres de la Guerra (D. 150; H. 151)
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Se Aprovechan (They make use of them), plate 16 from; Los Desastres de la Guerra (D. 135; H. 136)
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Los Proverbios (D. 202-219: H. 248-265)
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Proverbios ('Los Disparates')
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Desastres de la Guerra
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
La Tauromaquia
FRANCISCO DE GOYA (1746-1828)
El famoso Americano, Mariano Ceballos, from: The Bulls of Bordeaux
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Dibersión de España (Spanish Entertainment), from: The Bulls of Bordeaux
GOYA Y LUCIENTES, Francisco de (1746-1828)
Los Desastres de la Guerra : Coleccion de ochenta laminas inventadas y grabadas al agua fuerte por Don Francisco Goy. Publicala la R! Academia de Nobles Artes de San Fernando. Madrid : La Real Academia de Nobles Artes de San Fernando, 1863.
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
The sleep of reason produces monsters (El sueño de la razó n produce monstruos) Plate 43 from: Los Caprichos
Francisco de Goya y Lucientes
Twenty-two plates from: La Tauromaquia (cf. Delteil 224 ff.; Harris 204 ff.)
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
Los Desastres de la Guerra (Delteil 120-199; Harris 121-200)
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1764-1828)
Los Desastres de la Guerra
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Proverbios
GOYA Y LUCIENTES, Francisco de (1746-1828)
Los Desastres de la Guerra . Madrid: Real Academia de Nobles Artes de San Fernando, 1863.
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Desastres de la Guerra
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Desastres de la Guerra
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Proverbios
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828)
El Agarrotado (D. 21; H. 21)
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Los Proverbios
FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828)
Picador caught by a Bull (Bravo Toro), from: The Bulls of Bordeaux