Georges Seurat

Le milieu du XIXe siècle fut une période d’innovations radicales dans le domaine de l’art. Les artistes impressionnistes ont bouleversé le monde de l’art traditionnel par leur volonté de peindre la lumière, les formes et les couleurs telles qu’ils les percevaient, et non telles qu’on leur avait enseigné. Leur technique était brillante mais désordonnée, et la génération d’artistes qui leur succéda chercha à apporter clarté et ordre aux expériences pionnières des impressionnistes. L’un de ces artistes était Georges Seurat, qui aborda le problème comme s’il s’agissait d’une équation mathématique.

Né dans une famille aisée à Paris en 1859, Seurat a suivi une formation à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il a été influencé par Delacroix et les peintres de Barbizon. Il a découvert l’impressionnisme grâce à son ami, le peintre Paul Signac, et a été captivé par l’attention que ce mouvement portait à la lumière et à la couleur.

Seurat a utilisé des compositions classiques pour apporter de l’ordre à ses tableaux. Les Baigneurs à Asnières (1884) a les dimensions d’un tableau d’histoire traditionnel, mais la scène représente des employés de bureau et des ouvriers. L’effet était à la fois archaïque et moderne. Socialiste engagé, Seurat peignait la vie quotidienne parisienne d’une manière traditionnellement réservée aux rois. Lorsqu’il fut présenté au Salon de Paris, il fut immédiatement rejeté, ce qui conduisit Seurat à s’associer à d’autres artistes pour former le Groupe des Artistes Indépendants, qui permettait aux artistes de présenter leur travail au public sans passer par les canaux de sélection officiels.

Parmi les nombreuses innovations que Seurat a introduites dans la peinture, le pointillisme est peut-être la technique la plus connue. S’appuyant sur la théorie scientifique de la vision des couleurs, il a juxtaposé de petites taches de peinture les unes à côté des autres, à la manière d’une mosaïque. Cela allait révolutionner la façon dont les artistes concevaient la couleur et la lumière.

Lorsque le chef-d’œuvre pointilliste de Seurat, Un dimanche d’été à l’Île de La Grande Jatte (1884–86), fit son apparition lors de la huitième et dernière Exposition des Impressionnistes en mai 1886, il fit sensation. Œuvre monumentale, le tableau a attiré l’attention tant de la presse que du public, qui a été stupéfait par sa multitude de personnages, évoqués à travers une myriade de points colorés.

En réponse à ses détracteurs, qui remettaient en question les limites du pointillisme dans la représentation de la figure humaine, Seurat a ensuite réalisé Les Poseuses en 1888, une composition d’intérieur représentant trois nus. Une version de ce tableau, Les Poseuses Ensemble (Petite version), s’est vendue 149,2 millions de dollars chez Christie’s New York en 2022 dans le cadre de l’exposition « Visionary : The Paul G. Allen Collection » — un record mondial pour l’artiste aux enchères.

Seurat est mort d’une maladie vraisemblablement la diphtérie à l’âge de 32 ans. Le critique Jules Christophe a écrit : « Une maladie soudaine et stupide l’a emporté en quelques heures alors qu’il était sur le point de triompher : je maudis la providence et la mort. » Pourtant, son art a continué d’exercer une influence significative sur les développements ultérieurs de l’art moderne.


GEORGES SEURAT (1859-1891)

Les Poseuses, Ensemble (Petite version)

Georges Seurat (1859-1891)

La rade de Grandcamp (Le port de Grandcamp)

Georges Seurat (1859-1891)

Paysage et personnages (La jupe rose)

GEORGES SEURAT (1859-1891)

La voile blanche

Georges Seurat (1859-1891)

Le Saint-Cyrien

GEORGES SEURAT (1859-1891)

Paysage, homme assis (Etude pour Un dimanche après-midi à l'Ile de la Grande Jatte )

GEORGES SEURAT (1859-1891)

Femme debout, en toilette de ville

Georges Seurat (1859-1891)

Paysage, homme assis ( étude pour Un Dimanche d'été à l'Ile de La Grande Jatte

Georges Seurat (1859-1891)

Paysage avec cheval

Georges Seurat (1859-1891)

Paysan travaillant

Georges Seurat (1859-1891)

Femme debout, la tête nue

GEORGES SEURAT (1859-1891)

L'Hôtel des Invalides, vue d'un parapet de la Seine

Georges Seurat (1859-1891)

Le Chemin creux

Georges Seurat (1859-1891)

Faneur (Casseur de pierres)

Georges Seurat (1859-1891)

Régates (Deux bateaux à voiles)

Georges Seurat (1859-1891)

Casseur de pierres

Georges Seurat (1859-1891)

La Maison au toit rouge

GEORGES SEURAT (1859-1891)

La Concierge (La Maquerelle - La Bonne)

Georges Seurat (1859-1891)

Femme agenouillée

GEORGES SEURAT (1859-1891)

Ouvriers enfonçant des pieux

Georges Seurat (1859-1891)

Une Périssoire

GEORGES SEURAT (1859-1891)

Hiver en banlieue

GEORGES SEURAT (1859-1891)

L'homme à femmes

Georges Seurat (1859-1891)

Vaches dans un pré

Georges Seurat (1859-1891)

Le haut de forme

Georges Seurat (1859-1891)

Le mouillage à Grandcamp

Georges Seurat (1859-1891)

Femme s'éloignant

GEORGES SEURAT (1859-1891)

Femme s'éloignant

Georges Seurat (1859-1891)

Debout, en châle

Georges Seurat (1859-1891)

Le Peintre à la palette ( recto ); Buste d'homme ( verso )

GEORGES SEURAT (1859-1891)

Petit Fort Philippe

Georges Seurat (1859-1891)

Femme au parapluie

Georges Seurat (1859-1891)

La Source, d'après Ingres

Georges Seurat (1859-1891)

Soldats, les mains dans les poches, tête et mains (Carnet de Brest)

Georges Seurat (1859-1891)

Portrait d'homme, d'après Holbein

Georges Seurat (1859-1891)

La Source, d'après Ingres

Georges Seurat (1859-1891)

Homme assoupi, un autre debout lisant, deux femmes (planche issue du Carnet de Brest )

Georges Seurat (1859-1891)

Quatre personnages, un assis

Georges Seurat (1859-1891)

Un profil d'homme, deux poings, des doigts

GEORGES SEURAT (1859-1891)

Vaches dans un pré