« Rendre les mœurs, les idées et les aspects de l’époque tels que je les voyais moi-même… créer un art vivant — tel est mon but », écrivait Gustave Courbet, pionnier au tempérament légendaire du réalisme du XIXe siècle.
Dans la France du Second Empire de Napoléon III, le « but » de Courbet n’avait rien de moins que révolutionnaire. Républicain socialiste convaincu, il reprit l’échelle monumentale du réalisme classique d’Eugène Delacroix et de Jacques-Louis David, mais remplaça ses dieux et ses personnages historiques par des scènes quotidiennes de la culture paysanne ou par le corps humain sans idéalisation. Ce fut une révolution artistique qui donna naissance à certaines des œuvres les plus importantes de la peinture du XIXe siècle et ouvrit la voie à la naissance de l’art moderne.
Courbet est né en 1819 dans la communauté agricole de Franche-Comté, à la frontière franco-suisse. Bien qu’il se soit installé à Paris à l’âge de 20 ans, les habitants de la Franche-Comté apparaîtront dans nombre de ses œuvres.
Sa percée s’est faite grâce à trois représentations des gens de sa région natale. Un enterrement à Ornans (1849-1850), Les paysans de Flagey revenant de la foire (1850) et Les casseurs de pierres (1849) furent exposés au Salon de 1851, où ils provoquèrent un scandale en raison de ce qui était considéré comme une mise en valeur vulgaire, par Courbet, de sujets humbles et quotidiens.
L’œuvre de Courbet s’attira toujours le mépris de l’establishment bourgeois de la France de Napoléon III. Une grande partie de son travail des années 1850 fut vilipendée par l’Académie française, y compris son chef-d’œuvre allégorique, L’Atelier du peintre (1854-1855), qui fut rejeté de l’Exposition universelle de 1855. Mais au cours de sa vie, il attira autant d’admirateurs que de détracteurs. Bien que ses opinions politiques soient restées farouchement révolutionnaires et que certaines de ses œuvres, comme L’Origine du monde (1866), aient poussé le réalisme vers de nouveaux sommets de franchise, il était lui-même devenu une figure de l’establishment en 1870.
Après la chute de Napoléon III, Courbet passa six mois en prison pour son rôle dans la Commune de Paris de 1871. Libéré après avoir été condamné à une lourde amende, il s’enfuit en Suisse où, malgré une santé fragile et l’influence néfaste de ses nombreux assistants, il produisit des chefs-d’œuvre tardifs tels que Paysage d’hiver : Les Dents du Midi (1876) et Panorama des Alpes (1877).
En 2015, la Femme nue couchée (1862) de Courbet, une œuvre célèbre issue de sa série de tableaux de nus phares couvrant la période allant du début des années 1850 à la fin des années 1860, s’est vendue 15,3 millions de dollars chez Christie’s New York — un record mondial pour l’artiste aux enchères.
Gustave Courbet (1819-1877)
Femme nue couchée
GUSTAVE COURBET (FRENCH, 1819-1877)
Le poète ou Le sculpteur
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le Chasseur à l’affût
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Les Récits de la Grand-Mère Salvan (Les trois soeurs de Courbet)
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Bords de la Loue avec rochers à gauche
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Pommes rouges
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le chasseur d'eau
GUSTAVE COURBET (ORNANS 1819-1877 LA TOUR-DE-PEILZ)
Le Guitarrero
Gustave Courbet (Ornans 1819-1877 La Tour-de-Peilz)
Le Miroir de Scey-en-Varais
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Paysage près d'Ornans
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Remise de cerfs
GUSTAVE COURBET (FRENCH, 1819-1877)
Le Château de Chillon, Lake Geneva
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Bords de la Mer, Palavas
GUSTAVE COURBET (French, 1819-1877)
Les cribleuses de blé, esquisse
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Les dunes de Deauville
Gustave Courbet (1819-1877)
Le Château de Chillon
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le Parc de Rochemont
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Chasseurs dans le neige
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
La cascade
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
La manche, environs d'Étretat
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Côte normande près de Trouville, voiliers vu de la grève
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Portrait du général Cluseret
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Les rochers de Bonnevaux
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le château de Chillon
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le jardin de la Mère Toutain à Honfleur
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Portrait de femme
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Path through the Forest
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Rivière et falaise
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
The Beach at Trouville
GUSTAVE COURBET (FRENCH, 1819-1877)
Le Château de Chillon, Lake Geneva
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Falaises et cascades
GUSTAVE COURBET (FRENCH, 1819-1877)
Deux vaches a la robe marron
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Château au bord de la rivière
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le Château de Beaulieu; près de Lausanne
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Grands Chênes, bords de l’eau, Port-Berteau
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le Ruisseau de Plaisir-Fontaine
Gustave Courbet (1819-1877)
Le violoncelliste, autoportrait de l'artiste
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
La Clairière
GUSTAVE COURBET (FRENCH, 1819–1877)
Le Ruisseau de Puits Noir
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Nature morte aux trois pommes
Gustave Courbet (Ornans 1819-1877 La Tour-de-Peilz)
Le Château de Thoraise
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Lac Léman avant la tempête
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Le Lac Léman (La Dent du midi)
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
Les Gorges de Saillon
Gustave Courbet (French, 1819-1877)
La femme et l'âne dans un paysage de neige
Gustave Courbet (Ornans 1819-1877 La-Tour-De-Peilz)
Nature morte aux pommes et aux poires