À l’ère des médias de masse et numériques, une grande œuvre d’art peut souvent devenir si omniprésente qu’elle est presque éclipsée par ses innombrables reproductions vendues dans les boutiques de souvenirs. Un tel sort guette l’héritage d’Henri de Toulouse-Lautrec, dont les extraordinaires évocations du Paris fin de siècle, avec ses boîtes de nuit et ses maisons closes, ses hippodromes et ses cirques, semblent parfois dépourvues de leur perspicacité d’origine et ne deviennent qu’une simple décoration de bistrot.
Lautrec a failli devenir la victime d’un processus dont il fut lui-même l’un des premiers promoteurs. Ses lithographies d’affiches, telles que Moulin Rouge, La Goulue (1891), ont élevé l’image reproduite à un nouveau sommet et comptent parmi les premiers chefs-d’œuvre de la culture visuelle de masse. Pourtant, sous le vernis d’une trop grande familiarité, le génie de Lautrec reste éblouissant. Son projet fut pionnier du postimpressionnisme — un reportage d’ e candide qui a défini la manière dont les générations suivantes observeraient et représenteraient la vie urbaine.
Né en 1864 dans une famille française aristocratique et excentrique, la vie de Lautrec est devenue aussi emblématique que son art. Il incarnait l’archétype de l’artiste libertin de la fin de siècle : un ivrogne syphilitique et dépensier, rabougri et estropié par deux accidents survenus à l’adolescence, qui mourut à 36 ans après une vie brève et tumultueuse passée à tenir salon au Moulin Rouge et dans les maisons closes de Montmartre.
Lautrec a connu un succès commercial dès le début de sa carrière grâce à la popularité de ses affiches pour les boîtes de nuit parisiennes, fortement influencées par l’estampe japonaise ukiyo-e. Dans ses peintures, il a laissé un témoignage extraordinaire des franges glorieuses et sordides d’une grande métropole du XIXe siècle, représentées avec un pathos et un humanisme profonds. Son œuvre allait devenir si étroitement associée à la vie nocturne interlope de Paris que des chefs-d’œuvre tels que Au Moulin Rouge, la Danse (1890) et Au cirque Fernando : L’Équestrienne (1888) furent exposés de son vivant au Moulin Rouge même. À la fin des années 1890, le train de vie effréné de Lautrec eut raison de lui. À cette époque, il vivait dans des maisons closes et, en 1899, souffrant des séquelles de la syphilis et de l’alcoolisme, il avait été interné pendant plusieurs mois. Il mourut en 1901 chez sa mère, en Gironde, des suites d’un accident vasculaire cérébral.
Découvrez les lithographies d’Henri de Toulouse-Lautrec
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Au lit: Le baiser
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Au bal de l'opéra
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Pierreuse
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Jane Avril au Divan Japonais
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Miss May Belfort
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La femme tatouée
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
Au cirque: Éléphant en liberté
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Madame Misia Natanson
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
Monsieur Emile Davoust
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La Goulue en Almée
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
L'Enfant au chien, fils de Madame Marthe et la chienne Pamela-Taussat
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
Tristan Bernard au Vélodrome Buffalo
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Princeteau dans son atelier
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Dans les coulisses: l'acrobate
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
Étude de danseuse
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Dans l'escalier de la rue des Moulins
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La Tauromachie
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Miss May Milton
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La Modiste, Mademoiselle Margouin
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Au Cirque: Clownesse (Mademoiselle Cha-U-Kao)
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Cheval attaché
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Au bal du Moulin de la Galette
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La Danse au Moulin Rouge
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La croisée des chemins
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La Clownesse assise (Mademoiselle CHA-U-KA-O)
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La Danse au Moulin Rouge
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La Clownesse assise (Mademoiselle CHA-U-KA-O), from Elles
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Tête de femme
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Femme nue, de profil, se coiffant
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Yvette Guilbert
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Cheval de chasse à courre
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
Décor indien pour le 'Chariot de terre cuite', Maquette de décor pour le théâtre de l'Oeuvre
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Equipage au Bosc
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La clownesse assise (Mademoiselle CHA-U-KA-O)
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
L'Argent (Comédie en 4 actes de M.E. Fabre)
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC
La Clownesse assise (Mademoiselle CHA-U-KA-O), from Elles (D. 180; W. 156; Adr. 172)
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
Allégorie: Le printemps de la vie
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Cavalier de chasse à courre ressanglant son cheval
Henri De Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Un petit chat
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La pierreuse Gabrielle
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La Clownesse assise (Mademoiselle Cha-u-ka-o), from Elles
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Portrait de femme (Médaillon pour la décoration du salon de la Maison de la rue d'Amboise, Paris)
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Portrait de femme (Médaillon pour la décoration du salon de la Maison de la rue d'Amboise, Paris)
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Tête de femme
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
Yvette Guilbert
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
La Passagère du 54 - Promenade en Yacht (D. 366; Adr. 137; W. Posters 20)
HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901)
La Danse au Moulin Rouge