Né en 1877, le peintre Kees van Dongen était une figure de proue de l’avant-garde. Il est surtout connu pour ses portraits de femmes intenses et sensuels, rendus dans des couleurs presque fluo. Parfois aligné sur le fauvisme, le mouvement français défendu par Henri Matisse, Van Dongen a néanmoins développé son propre langage, ancré dans sa mythologie personnelle.
Van Dongen a grandi à Rotterdam dans une famille bourgeoise. À 16 ans, il s’est inscrit à temps plein à l’Akademie voor Beeldende Kunsten de la ville, où il a été formé au style naturaliste prôné par l’Académie. C’est durant cette période que Van Dongen a commencé à peindre les prostituées de Rotterdam vivant dans le quartier rouge, un sujet auquel il reviendra tout au long de sa carrière.
Après avoir terminé ses études, Van Dongen s’installa à Paris, plus précisément à Montmartre, alors centre de l’avant-garde. Ses peintures de cette période témoignent de l’intensité de ses expérimentations, et Van Dongen explora les styles impressionniste, fauviste et expressionniste.
C’est son association avec le fauvisme qui eut l’impact le plus profond sur la pratique naissante de Van Dongen. Au lieu d’une palette neutre, il a commencé à utiliser des tonalités vives et audacieuses, des jaunes électriques, des rouges criards et des verts absinthe. Ces juxtapositions exagérées, employées dans ses représentations de prostituées, ont valu à l’artiste sa renommée. Il s’est lancé dans une série de voyages, d’abord en Europe, puis plus tard au Maroc et en Égypte. Ces voyages en Afrique du Nord ont profondément influencé son vocabulaire visuel, inspirant l’artiste à intégrer davantage de rouges et à adopter une imagerie plus orientaliste.
Au cours des années 1920, Van Dongen a commencé à fréquenter le beau monde parisien et s’est plongé corps et âme dans son univers décadent. Il a noué des liens d’amitié avec les grands couturiers de l’époque, notamment Paul Poiret, qui est devenu à la fois son ami et son mécène. Soucieux de s’imposer au sein de ce monde, Van Dongen organisait de somptueuses réceptions chez lui et s’adonnait aux divertissements de l’élite fortunée parisienne : vacances sur la Côte d’Azur, bals à Venise et week-ends passés dans les stations balnéaires en vogue de Normandie.
Parallèlement à ses portraits d’aristocrates, d’actrices et d’élégantes dames de la haute société, Van Dongen peignait les casinos, les plages et les hôtels qui enchantaient tant la classe supérieure. Tout au long de sa carrière, sa palette de couleurs est restée dramatique et audacieuse, ce que le poète Guillaume Apollinaire qualifiait d’« ivresse, d’éblouissement », et il est resté fidèle à son sujet de prédilection : la femme.
Après la Seconde Guerre mondiale, Van Dongen s’installa à Monaco. Il mourut en 1968 à son domicile de Monte-Carlo.
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
La Quiétude
Kees van Dongen (1877-1968)
La gitane
Kees Van Dongen (1877-1968)
L'Ouled Naïl
Kees van Dongen (1877-1968)
Anita en almée
Kees van Dongen (1877-1968)
L'actrice Lili Damita
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
Le Moulin de la Galette
Kees van Dongen (1877-1968)
La cuirasse d'or
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
La femme au collier
Kees van Dongen (1877-1968)
Les escarpins mauves
Kees Van Dongen (1877-1968)
Venise no. II, le manteau de cygne
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
Nuages, ou Guus Van Dongen et sa Fille Dolly portées aux Nues
Kees van Dongen (1877-1968)
Trois femmes
Kees van Dongen (1877-1968)
Thé dans mon atelier
Kees van Dongen (1877-1968)
La femme au collier vert
Kees van Dongen (1877-1968)
Grand nu (Zita)
Kees van Dongen (1877-1968)
Femme en bleu au collier rouge
Kees Van Dongen (1877-1968)
Femme au chapeau fleuri
Kees van Dongen (1887-1968)
Le lévrier bleu (Loyse Dumarest)
Kees van Dongen (1877-1968)
La Bottine jaune
Kees van Dongen (1877-1968)
La danse de Carpeaux (Le bal masqué à l'Opéra)
Kees van Dongen (1877-1968)
Fillette au bois, Le petit cheval rose
Kees van Dongen (1877-1968)
Femme aux deux colliers
Kees van Dongen (1877-1968)
Les deux Parisiennes (Le sentier de la vertu)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
Trinidad Fernandez
Kees Van Dongen (1877-1968)
Anita aux fleurs
Kees Van Dongen (1877-1968)
Portrait de femme
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
Moi et la femme
Kees van Dongen (1877-1968)
La gitane
Kees van Dongen (1877-1968)
La femme au collant vert
Kees van Dongen (1877-1968)
Egyptienne au collier de perles
Kees van Dongen (1877-1968)
La blouse noire
Kees van Dongen (1877-1968)
Les Salons du Casino de Deauville, Le Privé
Kees Van Dongen (1877-1968)
Les bras vides
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
Portrait de femme
Kees Van Dongen (1877-1968)
Portrait de Mme Jasmy
Kees van Dongen (1877-1968)
Adam et Eve
Kees van Dongen (1877-1968)
Promenade à cheval
Kees van Dongen (1877-1968)
La plage de Deauville
Kees van Dongen (1877-1968)
La Femme aux colonnes ou Nu aux colonnes ou Nu à la rose
Kees van Dongen (1877-1968)
Portrait de Mademoiselle Erna Carise
Kees van Dongen (1877-1968)
Espagnole à la mantille
Kees van Dongen (1877-1968)
Cannes, la femme au chien
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
Nu à la mantille dit aussi Le divan au modèle
Kees van Dongen (1877-1968)
La garçonne
Kees van Dongen (1877-1968)
L'élégante au chapeau
Kees van Dongen (1877-1968)
Femme à la blouse blanche
Kees van Dongen (1877-1968)
Le Sentier de la vertu
Kees van Dongen (1877-1968)
La baie d'Antibes