Descrizione dettagliata lotto
True masterpieces of ébénisterie (cabinet-making), these low bookcases are signed 'Hédouin' within a marquetry cartouche (fig. 1) and are distinguished by the elegant use of diamond-point parquetry veneer, which creates a striking sense of relief across their surfaces. This subtle play of depth is complemented by the richly chased and gilt-bronze mounts. The shaped upper structures (doucines) are ornamented with projecting bursting-seed motifs, while the doors are framed by pierced gilt-bronze galleries with alternating floral ornaments. Together, these features make the pair a remarkable demonstration of technical virtuosity. They were almost certainly executed as a special commission, as suggested by the imposing shaped tops surmounting each bookcase, evidently conceived to display a collection of bronzes or porcelain.
JEAN-BAPTISTE I HÉDOUIN, THE ELDER
Paradoxically, relatively little is known about this cabinet-maker. Two ébénistes bearing the name Jean-Baptiste Hédouin, an uncle and his nephew, were established in the rue Traversière in the Faubourg Saint-Antoine. While the nephew is described simply as an ébéniste in his marriage contract of 1750, the elder Hédouin, who appears there as a witness, is designated maître ébéniste. The date of 1738 traditionally given by the historian François de Salverte as the year of his maîtrise therefore applies to Jean-Baptiste I Hédouin.
The Hédouin family belonged to a distinguished circle of Parisian cabinet-makers. Mathieu Criaerd (1689-1776), for example, was among the witnesses at the marriage of Jean-Baptiste II Hédouin's daughter in 1758. Hédouin also appears among the subcontractors employed by Pierre IV Migeon (1696-1758), being recorded in the latter's Livre des Ouvriers in 1746, and later worked for the marchand-ébéniste Genty, whose bankruptcy proceedings of 1762 likewise mention him. The stylistic dating of these low bookcases to circa 1730-35, together with the presence of a marquetry signature rather than a stamped maker's mark (estampille), supports their attribution to Jean-Baptiste I Hédouin, executed before he obtained his maîtrise in 1738.
We are grateful to M. Alexandre Pradère for his contribution to the preparation of this catalogue entry.
Véritables morceaux de bravoure, signés ‘Hédouin’ dans un cartouche marqueté (fig. 1), ces bibliothèques basses se distinguent par l’emploi d’une élégante marqueterie en pointes de diamant conférant du relief à la surface. Ce jeu de profondeur dialogue subtilement avec les riches bronzes ciselés et dorés. Alors que les doucines sont ornées d’une graine éclatée en saillie, les portes sont ceintes d’une galerie ajourée présentant une alternance de fleurettes. Ces caractéristiques font de cette paire de bibliothèques une remarquable démonstration de virtuosité technique. Il s’agit vraisemblablement d’une commande spéciale, comme le suggère l’imposante doucine qui couronne chacune des bibliothèques, conçue pour accueillir une collection de bronzes ou de porcelaines.
JEAN-BAPTISTE I HÉDOUIN, L’AÎNÉ
Paradoxalement, nous disposons de relativement peu d’informations sur cet ébéniste. Deux ébénistes homonymes répondent au nom de Jean-Baptiste Hédouin : il s’agit d’un oncle et de son neveu, tous deux installés dans le faubourg Saint-Antoine, rue Traversière. Si le neveu est simplement désigné comme « ébéniste » dans son acte de mariage de 1750, l’Aîné, qui y figure comme témoin, porte quant à lui le titre de « maître ébéniste ». La date de maîtrise de 1738, telle que rapportée par l’historien François de Salverte, se rapporte donc à Jean-Baptiste I Hédouin.
La famille Hédouin s’inscrit dans un cercle privilégié d’artisans ébénistes de renom. En effet, Mathieu Criaerd (1689-1776) figure parmi les témoins lors du mariage de la fille de Jean-Baptiste II Hédouin en 1758. Par ailleurs, Hédouin fait partie des nombreux sous-traitants de Pierre IV Migeon (1696-1758), mentionné dans son Livre des Ouvriers en 1746, et du marchand-ébéniste Genty, mentionné lors de la faillite de ce dernier en 1762.
La datation stylistique de ces bibliothèques basses vers 1730-1735, ainsi que la présence d’une signature exécutée en marqueterie plutôt que d’une estampille, permettent d’attribuer ces meubles à Jean-Baptiste I Hédouin, avant l’obtention de sa maîtrise en 1738.
Nous remercions M. Alexandre Pradère pour sa contribution à la rédaction de cette notice.
JEAN-BAPTISTE I HÉDOUIN, THE ELDER
Paradoxically, relatively little is known about this cabinet-maker. Two ébénistes bearing the name Jean-Baptiste Hédouin, an uncle and his nephew, were established in the rue Traversière in the Faubourg Saint-Antoine. While the nephew is described simply as an ébéniste in his marriage contract of 1750, the elder Hédouin, who appears there as a witness, is designated maître ébéniste. The date of 1738 traditionally given by the historian François de Salverte as the year of his maîtrise therefore applies to Jean-Baptiste I Hédouin.
The Hédouin family belonged to a distinguished circle of Parisian cabinet-makers. Mathieu Criaerd (1689-1776), for example, was among the witnesses at the marriage of Jean-Baptiste II Hédouin's daughter in 1758. Hédouin also appears among the subcontractors employed by Pierre IV Migeon (1696-1758), being recorded in the latter's Livre des Ouvriers in 1746, and later worked for the marchand-ébéniste Genty, whose bankruptcy proceedings of 1762 likewise mention him. The stylistic dating of these low bookcases to circa 1730-35, together with the presence of a marquetry signature rather than a stamped maker's mark (estampille), supports their attribution to Jean-Baptiste I Hédouin, executed before he obtained his maîtrise in 1738.
We are grateful to M. Alexandre Pradère for his contribution to the preparation of this catalogue entry.
Véritables morceaux de bravoure, signés ‘Hédouin’ dans un cartouche marqueté (fig. 1), ces bibliothèques basses se distinguent par l’emploi d’une élégante marqueterie en pointes de diamant conférant du relief à la surface. Ce jeu de profondeur dialogue subtilement avec les riches bronzes ciselés et dorés. Alors que les doucines sont ornées d’une graine éclatée en saillie, les portes sont ceintes d’une galerie ajourée présentant une alternance de fleurettes. Ces caractéristiques font de cette paire de bibliothèques une remarquable démonstration de virtuosité technique. Il s’agit vraisemblablement d’une commande spéciale, comme le suggère l’imposante doucine qui couronne chacune des bibliothèques, conçue pour accueillir une collection de bronzes ou de porcelaines.
JEAN-BAPTISTE I HÉDOUIN, L’AÎNÉ
Paradoxalement, nous disposons de relativement peu d’informations sur cet ébéniste. Deux ébénistes homonymes répondent au nom de Jean-Baptiste Hédouin : il s’agit d’un oncle et de son neveu, tous deux installés dans le faubourg Saint-Antoine, rue Traversière. Si le neveu est simplement désigné comme « ébéniste » dans son acte de mariage de 1750, l’Aîné, qui y figure comme témoin, porte quant à lui le titre de « maître ébéniste ». La date de maîtrise de 1738, telle que rapportée par l’historien François de Salverte, se rapporte donc à Jean-Baptiste I Hédouin.
La famille Hédouin s’inscrit dans un cercle privilégié d’artisans ébénistes de renom. En effet, Mathieu Criaerd (1689-1776) figure parmi les témoins lors du mariage de la fille de Jean-Baptiste II Hédouin en 1758. Par ailleurs, Hédouin fait partie des nombreux sous-traitants de Pierre IV Migeon (1696-1758), mentionné dans son Livre des Ouvriers en 1746, et du marchand-ébéniste Genty, mentionné lors de la faillite de ce dernier en 1762.
La datation stylistique de ces bibliothèques basses vers 1730-1735, ainsi que la présence d’une signature exécutée en marqueterie plutôt que d’une estampille, permettent d’attribuer ces meubles à Jean-Baptiste I Hédouin, avant l’obtention de sa maîtrise en 1738.
Nous remercions M. Alexandre Pradère pour sa contribution à la rédaction de cette notice.
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